Israël installe ses industries de pointe au cœur de New York.

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Le 19 décembre dernier, le maire de New York Michael Bloomberg a annoncé la création d’un nouveau campus de plus de 350 000 mètres carrés spécialisé dans l’ingénierie et les sciences appliquées au cœur de la ville de New York. La Cornell University basée à New York et le Technion, Institut israélien de Technologie, ont été sélectionnés pour superviser la nouvelle institution.

Le président de l’Université Cornell, David J. Skorton (centre) et le président du Technion-Israel Institute of Technology, Lavie Peretz (gauche) serrent la main du maire de New York, Michael Bloomberg, à la fin d’une conférence de presse (Photo : Reuters/Eduardo Munoz)

« Grâce à ce partenariat exceptionnel et à une proposition révolutionnaire de Cornell et du Technion, l’objectif de New York de devenir le leader mondial dans l’innovation technologique est désormais à portée de main », a proclamé Bloomberg. « Lorsque les gens regarderont derrière eux dans une centaine d’années, je crois qu’ils se souviendront de ce jour comme d’un moment-clé dans la transformation de l’économie de la ville, » a déclaré Robert K Steel, adjoint au maire.

Le partenariat Cornell-Technion se traduira par un campus flambant neuf sur la Roosevelt Island, une tranche inactive et longtemps négligée de terre entre les quartiers de Manhattan et du Queens. Une subvention de 350 millions de dollars venue du philanthrope Charles Feeney, complétée de 100 millions de dollars de fonds publics américains permettra de financer la construction du campus.

Le projet conjoint a été attribué après une compétition très médiatisée entre plusieurs universités de premier plan, et a été accueilli avec enthousiasme par le bureau du maire, ce qui lui a valu une couverture dans le New York Times.
Présenté comme une initiative de recherche et développement qui promet de produire des milliers d’emplois et des centaines d’entreprises « spin-off » issues de l’institution”>Article original de haute technologie, le campus de Cornell-Technion sera une aubaine pour le complexe militaro-industriel des États-Unis et d’Israël.

Pendant des décennies, le Technion a fourni les cerveaux nécessaires à la création des mécanismes complexes de contrôle au profit Israël, afin d’asseoir son sa supériorité technologique. Grâce à son partenariat avec l’industrie israélienne de l’armement en plein essor, les créations du Technion ont été intégrées dans des forces armées dans le monde entier. Selon la formule du chercheur israélien Shir Hever, le Technion « s’est complètement enrôlé dans l’armée ».

En 2008, le Technion a signé un accord de recherche avec Elbit Systems, le géant israélien pour la production d’armes et de systèmes de sécurité. Elbit est plus connu pour la fourniture du système de surveillance pour le mur de séparation israélien, une barrière de béton longue de 760 km.

La société produit également des drones militaires qui ont été achetés par le Brésil et les forces aériennes américaines. Les responsables d’Elbit organisent régulièrement des séminaires de recrutement pour les étudiants ambitieux du Technion.

Ces dernières années, le Technion s’est distingué dans le domaine de la robotique pour les systèmes d’armes, le développement de certains des plus récents drones aériens et véhicules de combat sans pilote, grâce à sa filiale « Arlene and Arnold Goldstein UAV & Satellite Center ».

Voici quelques créations de Technion destinées à renforcer la sécurité israélienne et à accroître la capacité des véhicules blindés et avions sans pilote dans les guerres américaines et israéliennes en cours :

1 – Le bulldozer D-9 « Black Thunder » sans conducteur

Le bulldozer blindé est une arme essentielle, qui a contribué au génie militaire. Mais grâce à l’esprit novateur du Technion, celui-ci peut se glorifier d’être le pionnier du bulldozer sans pilote, l’armée israélienne peut démolir des constructions servant à la production ou au stockage d’armes utilisées par les terroristes. Comme Yaakov Katz, correspondant au Jerusalem Post pour les affaires militaires l’a rapporté : « Le commandement des forces terrestres de Tsahal prévoit de doubler le nombre de bulldozers D9 blindés sans pilote dans l’arsenal de l’unité d’ingénierie après que le véhicule ait fourni des résultats exceptionnels lors de l’opération Plomb durci dans La Bande de Gaza en janvier 2009″>Article original ».

2 – Le drone « furtif UAV »

Selon le site Web de l’American Technion Society, en 2010 les étudiants du Technion ont conçu « un drone ’furtif» pour voler jusqu’à 2977 km sans ravitaillement. Il peut transporter deux bombes intelligentes’ de 499 kg chacune, et être équipé de différents capteurs (électro-optique, infrarouge et radar) pour permettre le fonctionnement dans l’obscurité et sous toutes conditions climatiques ». L’arme semble être une version sans pilote du B-2 américain « Spirit » connu aussi comme le bombardier furtif.

3 – Le mini-drone « Dragonfly UAV »

Des drones de taille réduite, contrôlables à distance et capables de voler par les fenêtres dans des maisons et des bâtiments pour des opérations délicates d’espionnage, sont la dernière invention de la technologie des drones. Les étudiants du Technion ont récemment conçu un drone de 9 pouces (23cm) de long et d’une envergure de 7,9 pouces (20cm), dans un design rappelant une libellule. « La vitesse de l’avion relativement faible lui permet d’entrer facilement dans les pièces même par de petites fenêtres et de renvoyer des images grâce à un appareil photo miniature, » déclare le site Web de l’American Technion Society.

Alors que l’industrie en Amérique est à l’agonie, les villes autrefois industrialisées veulent des projets high-tech en recherche et développement afin de stimuler leur économie à court de liquidités tout en remplissant des centres urbains à l’abandon avec une « knowledge class » jeune et en pleine ascension. Le campus de Cornell-Technion NYC, par ses liens directs avec le complexe militaro-industriel américain, est de nature à promouvoir ces projets.
Toute une génération d’étudiants ambitieux à la recherche de carrières dans les domaines de l’ingénierie et des sciences pourra trouver dans la technologie israélienne matière à faire progresser la haute technologie américaine.

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