Détester Israël est devenu une “vertu”

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En Europe, plus particulièrement en France, détester Israël est devenu une « vertu ». C’est, en somme, le monde à l’envers, le vice étant devenu une vertu. On nomme aussi cela « diaboline », c’est à dire l’inversion du bien et du mal. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les déclarations des leaders palestiniens formulées en langue arabe, déclarations dont on trouve facilement des traductions en langue anglaise sur Internet. Car en effet, dans leurs déclarations en langue arabe, les leaders palestiniens ne parlent pas d’un Etat palestinien démocratique en Judée Samarie (terme géographique et historique), dite « Cisjordanie » (ancien terme colonial britannique). Dans leurs déclarations en langue arabe, les leaders palestiniens parlent d’anéantir l’Etat d’Israël et de conquérir toute la ville de Jérusalem. Rien à voir, donc, avec un Etat palestinien démocratique en Judée Samarie (terme géographique et historique), dite « Cisjordanie » (ancien terme colonial britannique). A cet égard, il est, hélas, bien vrai qu’en France, personne ou presque, n’ose aborder ces questions avec des arguments concrets et fondés. L’un des rares à traiter le sujet avec une argumentation solide est Guy Millière, auteur entre autre de « La septième dimension » (Editons Cheminements, collection L’à part de l’esprit) et de « Houdna » (Editons Underbahn).

Michel Garroté



Ainsi, le professeur et écrivain Guy Millière, sur Metula News Agency, mercredi 3 mars 2010, avec un article intitulé « Dans le grondement sourd de la détestation insidieuse d’Israël » écrit notamment (extraits) : « Rentrant des Etats-Unis où je me suis déconnecté des media français, je n’en ai que davantage l’impression de me trouver, en France, plongé en plein délire quel que soit le sujet traité. Il en va ainsi pour ce qui concerne l’administration Obama et la situation intérieure américaine : je sais que la plupart des journalistes français, lorsqu’ils se rendent outre-Atlantique, sortent peu de Manhattan à New York, du quartier des lobbies bien pensants à Washington, DC, et du centre de San Francisco, où foisonnent bobos, gauchistes et autres dérangés, mais tout de même ! Rien à dire sur la chute libre d’Obama dans les sondages et sur l’atmosphère de fin de règne qui hante le parti Démocrate ?

Ce qui vaut pour les Etats-Unis vaut aussi en ce qui concerne l’Europe, où la crise financière est due, disent quasiment tous les journaux, à de méchants spéculateurs et à l’absence d’un gouvernement européen, mais strictement à rien d’autre. Et surtout pas à ce qui a conduit Vladimir Boukovsky à comparer la construction de l’Union Européenne à la construction de l’Union Soviétique, ou à ce qui a mené Milton Friedman à souligner d’emblée que l’euro était promis à un funeste sort : qui, en France, oserait citer Boukovsky ou Friedman ?

Ce qui vaut pour l’Europe ou la crise financière européenne vaut aussi pour la Chine, face à laquelle il semble que l’attitude à adopter doive être celle de la fascination extatique : pour ce qui concerne la situation chinoise, les journalistes français, de manière presque unanime, parviennent à être plus optimistes que les commentateurs chinois eux-mêmes !

Le pire et le plus inquiétant, cela dit, reste la façon dont sont traitées les questions qui se rapportent à l’islam, au monde musulman et au Proche-Orient. Aux Etats-Unis, on donne la parole à Wafa Sultan, Nonie Darwish, Daniel Pipes, même si c’est de manière insuffisante. Pas en France ! Où le discours le plus critique que l’on puisse entendre sur l’islam est celui d’une Caroline Fourest, qui prend toujours ses précautions pour dire qu’elle s’en prend à tous les extrémismes religieux, donc aussi, aux effroyables « Juifs intégristes » et aux non moins abominables chrétiens fidèles au discours du Pape.

Revenu, en France et en Europe, l’appel au boycott de produits fabriqués par des Juifs, sans réaction appropriée de l’autorité politique. Le nazislamisme et la détestation d’Israël tiennent le haut du pavé. Le courage de les dénoncer relève de l’exception.

Aux Etats-Unis, on peut parler de l’arriération culturelle, politique et économique du monde musulman : pas en France, apparemment, où cela tomberait, peut être, sous le coup des innombrables lois censées imposer une façon unique de penser comme on le faisait et on le fait encore dans des pays ouvertement dictatoriaux.

Aux Etats-Unis, on peut parler de la réalité du Proche-Orient : vraiment pas en France. Lorsque j’étais à Los Angeles, la façon dont une conférence de l’ambassadeur d’Israël à l’université d’Irvine avait été interrompue par des islamistes très bien organisés faisait scandale.

Or je serais enclin à penser, qu’en France, c’est l’idée même d’inviter l’ambassadeur d’Israël à parler dans une enceinte universitaire qui semblerait inimaginable, tant une détestation insidieuse d’Israël s’est infiltrée dans les mœurs et semble devenue normale, presque légitime. J’ai, puisque j’aborde le sujet, vu qu’en quelques jours, les propos et écrits concernant Israël se sont multipliés à Paris, et il ne m’a pas échappé qu’ils relevaient tous, à des degrés divers, de cette détestation, même si certains de leurs auteurs tentaient d’y mettre les formes.

Un terroriste, tueur professionnel, membre haut placé du Hamas, est éliminé à Dubaï ? On n’attend pas de disposer de preuves précises, on se fie immédiatement aux rapports de la police de Dubaï, on parle d’ « assassinat », comme si le principal concerné était une victime innocente. Et, bien sûr, on accuse Israël, en chantant en chœur ou en sourdine avec des gens qui sont, eux, de véritables assassins. On oublie au passage que l’élimination ciblée d’individus aussi pourris et dangereux que Mahmoud al-Mabhouh par les armées américaine, anglaise et française s’opère chaque semaine en Afghanistan. On ne se demande pas ce que cherche Dubaï en diffusant des informations pas très vérifiables. On ne demande pas que les caméras de surveillance, si perfectionnées et si omniprésentes de Dubaï, nous montrent les images de ceux avec qui Mahmoud al-Mabhouh et ses semblables travaillaient. On ne parle pas du rôle de Dubaï en tant que plaque tournante du financement du terrorisme islamique et en tant qu’interface entre l’Iran d’Ahmadinejad et une cohorte indéterminée de criminels en tous genres.

Le gouvernement israélien décide d’inscrire le Caveau des Patriarches et le Tombeau de Rachel au patrimoine de l’Etat d’Israël ? On laisse de côté que ce sont des lieux saints et des lieux de mémoire pour le peuple juif, qui n’ont cessé d’être menacés par les barbares islamiques. On passe sous silence qu’Israël n’a jamais exclu quiconque de quelque lieu saint que ce soit et que, en revanche, les ennemis d’Israël, lorsqu’ils ont conquis par la force un lieu saint juif se sont empressés d’en interdire l’accès à tous les Juifs. On incrimine Israël, qui serait coupable de « jouer avec le feu » ou de procéder à des « provocations », ce qui équivaut à sous-entendre que, si certains recourent à la violence contre des Juifs israéliens, ce sera, comme toujours, la faute des Juifs israéliens.

On semble, par ailleurs, très pressé, vraiment très pressé, de voir se créer un Etat palestinien. On tresse des louanges à Mahmoud Abbas et à Salam Fayyad. On parle de progrès « considérables » en Cisjordanie. L’expression « idiots utiles » me semblant très en dessous de la réalité, devrais-je parler de crétinisme généralisé, d’aveuglement plus que volontaire, d’amnésie, de lâcheté, de pratiques cauteleuses, inspirées par la peur et la servilité, et désigner par ces mots la quasi intégralité du personnel médiatique français ? Ceux qui lisent, ce qu’on ne fait semble-t-il plus guère dans les salles de rédaction en France, savent ce que déclarent abondamment Mahmoud Abbas et Salam Fayyad lorsqu’ils s’expriment en arabe, et savent donc qu’ils ne sont pas plus modérés que Bernard Kouchner n’est une bonne sœur.

Les mêmes savent aussi que ce qui est « considérable » dans les territoires régis par l’Autorité Palestinienne, c’est, surtout, la corruption qu’alimentent copieusement les pays occidentaux par des dons et financements divers, qui ne tombent pas dans n’importe quelles poches. Les mêmes savent enfin que les « dirigeants palestiniens », quels qu’ils soient, ne veulent pas un seul instant d’un Etat palestinien à côté d’Israël.

De qui se moque-t-on ? Je répondrais : du peuple d’Israël d’abord, qu’on traite de plus en plus, en Europe, avec le mépris qu’on réservait aux Juifs d’Europe dans les années 1930. J’ajouterais : des populations arabes, qu’on laisse aux mains de corrompus propagandistes qu’on se charge de subventionner. Et de la population française, bien sûr, qu’on désinforme et à qui on transmet des réflexes conditionnés anti-israéliens tout en prétendant lutter contre l’antisémitisme. Je dirais enfin : de l’histoire et des faits. J’ai, dans ma bibliothèque, un rayonnage entier de livres très précis et très documentés sur l’histoire de la région, sur celle du mouvement « palestinien ».


Ces livres sont disponibles et très faciles à acheter sur Internet. Je ne puis croire une seule seconde que ceux qui ne lisent pas ignorent tout de ce qu’ils pourraient découvrir en lisant. Je dois penser qu’ils choisissent sciemment de mentir. Je n’ai, en ce qui me concerne, jamais accepté de manger de ce pain là. Si je voulais me prostituer, je le ferais sans hypocrisie, et je fréquenterais le bois de Boulogne. Si, lassé de lutter contre les vents nauséabonds d’une propagande qui prétend décrire la réalité mais relève, en fait, de la fiction, je voulais passer à la fiction, j’écrirais des romans, et je dirais que ce sont des romans. Je n’aurais pas la malhonnêteté de prétendre que je décris la réalité.

Je me suis déconnecté quelques jours des media français, notai-je. Ce genre de déconnexion est de plus en plus indispensable à ma santé mentale. Il m’arrive de me demander pourquoi je me replonge dans le délire. La seule réponse que je puisse m’apporter est : parce que je ne puis me résigner à l’hégémonie du délire.

Parce que, aussi, lorsque j’ai pris le chemin ardu de la connaissance et de ce que Karl Popper appelait la « quête inachevée », je me suis imprégné de l’idée qu’il y avait une éthique inhérente à la connaissance.

Savoir libère. La négation ou la falsification du savoir ouvre la porte à l’asservissement, à la destruction, et, parfois, au carnage. Je veux pouvoir me dire que je ne serai jamais du côté de l’asservissement, de la destruction et du carnage. Je n’oublie pas ce qui s’est passé en Europe il y a soixante cinq ans. Je n’oublie pas que les disciples des génocidaires européens d’il y a soixante cinq ans injectent leur venin dans les têtes à Ramallah autant qu’à Gaza, à Beyrouth ou à Téhéran. Je suis agnostique, mais je discerne ce que nous devons, tous, au judaïsme, sans lequel ce qu’il y a de plus fécond dans la civilisation occidentale, pour l’essentiel, n’existerait pas » (Fin des extraits de l’article de Guy Millière publié sur Metula News Agency).

http://monde-info.blogspot.com/2010/03/detester-israel-est-devenu-une-vertu.html

10 COMMENTS

  1. Vraiment une approche pertinente dans votre discours. J’adorerais arriver à être me faire comprendre aussi clairement. Regine du site sur [les robots trading->http://www.robot-trading.org]

  2. Et bien, belle justesse dans vos affirmations, je recommande à tout passionné par ce thème. Katy du site internet [de robots option binaire->http://www.robotoptionsbinaire.info]

  3. Merci Ariane…Cela me touche beaucoup et le peuple juif sait et n’oubliera jamais ce qu’on fait les cheminots de France pendant la 2eme guerre mondiale..

  4. Ce texte correspond exactement à ce que je pense.
    Hélas, sommes-nous en majorité ? … Je ne le crois pas.
    Etre antisémite est devenue tendance en France, et peu de gens s’en émeuvent.
    J’ai mis en copié/collé cet article sur mon Blog http://www.stellavidal.com afin d’élargir le champ des lecteurs.
    Si vous ne souhaitez pas que je le laisse, merci de me le faire savoir, je l’enlèverai aussitôt.
    Bonne continuation et merci pour vos écrits.

  5. Merci mille fois…je suis francais comme vous , et juif . une partie de ma famille vit en Israel. et cela me fait du bien de lire des choses comme celles que vous venez d’écrire . donc merci encore.

  6. Je suis suisse, et cela fait un moment que je tire la sonnette d’alarme quant à un anti-sémitisme insidieux et rampant.
    Pourtant, je suis athée et agnostique. Je me fie aux actes et non aux croyances.
    Je suis, avec une amie, créatrice d’un site et nous l’avons créer en nous désabonnant d’un autre. Le pourquoi en est simple. La multiplicité des sites ésotériques se multiplient et, sous des airs de bouddhistes ou autres naturopathes énergétiques couvent un certain mouvement anti-sémitisme nommé la “théorie du complot”, théorie archaïque si il en est, mais qui marche fort bien encore actuellement.
    Le pire, je crois, c’est que les membres de ces divers sites ne se rendent même pas compte qu’ils sont anti-sémites. Ils ne creusent pas plus loin sur les liens qu’ils donnent. Et cela ne se passe pas qu’en France.
    La “théorie du complot” est un besoin “humain”, selon un sociologue interviewé, pour trouver une explication en temps de crises et un bouc émissaire doit être “sacrifié” afin de calmer la terreur des gens.
    Je suis la première navrée de ce qui se passe en ce moment et je crois qu’une bonne information doit être inculquée dès les premières classes d’écoles, car nous sommes, avec nos enfants, des générations sacrifiées et peu sont prêts à écouter, maintenant.
    Nous avons ouvert le monde de l’information avec Internet, mais rien n’est plus obscur actuellement, avec ce flot d’infos et de désinformations.
    Il est vrai aussi que c’est assez mal vu que de dire : je m’en vais deux semaines en Israël que deux semaines en Tunisie. Sic!

  7. Bravo pour cet article ! L’on voit en France s’installer un climat nauséeux, avec un antisionisme frénétique dans tous les milieux bobos et gauchistes, qui cache de plus en plus mal le bon vieil antisémitisme dont on sait qu’il n’a jamais été dans notre pays l’apanage de la droite mais également d’une certaine gauche depuis le XIX° siècle. Il n’y avait qu’à voir les manifestations des dernières années contre Israël à Paris, où l’on pouvait voir nos braves gauchistes français défiler aux côtés de barbus, de voilées, de porteurs de drapeaux du Hamas et du Hezbollah. Et que dire du pitoyable NPA du postier de Neuilly, qui présente une voilée sur ses listes aux prochaines élections, et qui se trouve aux côtés des représentants du terrorisme palestinien dans ses manifestations ” antisionistes ” ? Ces gens-là n’ont rien à faire de la justice ! On ne les a pas vu lever le petit doigt pour défendre les iraniens en lutte contre le pouvoir nazislamiste de Téhéran, pour dénoncer le massacre d’une partie de sa population par le pouvoir islamiste soudanais ! Mais vous prononcez le mot ” Palestine ” et voilà tous ces chiens de Pavlov qui se mettent à saliver et descendre dans la rue pour clamer leur haine d’Israël ! Je précise que je ne suis pas juif, mais je viens d’une famille de déportés et que je me sens une profonde solidarité avec le peuple d’Israël.

  8. .
    Oui, même dans les facs littéraire, il y a un certain anti-sionisme, qui n`est pas direct;
    mais on le sent quand même.
    La France est pro-arabe, ce qui est d`ailleurs assez paradoxal quand on voit les dégâts divers
    qu`ils font à ce pays, les français seraient ils aveugles ou peureux? peut être les deux…

    patt

    .

  9. bonjour je suis française je travaille à la sncf etje voulai svous dire que je soutiens à 100 pourcent Israel,tous les jours dans les gares de trappes ,mantes la jolie,Bondy nous subissons des religieux musulmans,nous nous fesons menacer ,insulter cracher dessus .J’ai toujours aimé Israel et je n oublie pas non plus la délation qu’a subit le peuple juif en france,mais sachez aussi que de nombreux cheminots de la sncf ont tout fait pour les protéger .Je soutiens votre peuple pour son courage,son intelligence et sa loyauté,il y a plein de francais qui vous soutiennent

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