Des jihadistes et des armes entrent en Syrie par l’Irak.

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Des jihadistes sont entrés en Syrie et des armes sont acheminées à l’opposition à partir de l’Irak, a affirmé samedi à l’AFP le ministre adjoint de l’Intérieur Adnane al-Assadi.

« Nous avons des informations par nos services de renseignements qu’un certain nombre de jihadistes irakiens sont entrés en Syrie. En outre il y a une contrebande d’armes vers ce pays », a déclaré dans une interview exclusive celui qui est en charge du ministère en l’absence d’un ministre désigné. « Les armes sont transportées de Bagdad à la province de Ninive (nord) et leurs prix sont en nette augmentation car elles sont envoyées à l’opposition en Syrie. Ainsi le prix d’une kalachnikov qui variait entre 100 et 200 dollars est passé à 1.000 ou 1.500 dollars », a-t-il ajouté.

L’Irak regorge d’armes après trente ans de guerre et une violente insurrection sunnite après la chute de Saddam Hussein en 2003 renversé par une coalition conduite par les Etats-Unis. Les armes partent ensuite de Mossoul (capitale de la province de Ninive) en Syrie par le passage de Rabiya (nord-ouest de l’Irak) car ce sont les mêmes familles qui vivent des deux côtes de la frontière », a souligné M. Assadi.

Il a également évoqué une contrebande d’armes par la province d’Anbar vers la ville frontalière syrienne d’Abou Kamal, rendue toutefois plus difficile par des distances beaucoup plus longues. Selon lui, une partie des jihadistes des pays arabes sont rentrés chez eux pour participer à leur révolution.

« Dans le passé, des Syriens venaient combattre en Irak et maintenant ils sont retournés en Syrie, les Egyptiens sont rentrés en Egypte, les Yéménites au Yémen et les Libyens en Libye ».

L’ancien président égyptien « Hosni Moubarak avait envoyé et financé des jihadistes en Irak et (l’ex-dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi finançait plusieurs organisations qui combattaient en Irak », a-t-il assuré. Une révolte populaire sans précédent a éclaté mi-mars en Syrie, un pays à majorité sunnite mais gouvernée depuis 40 ans par le clan Assad issu de la minorité alaouite. La répression de la contestation a fait en onze mois plus de 6 000 morts.

BAGDAD, 11 fév 2012 (AFP)

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