Des centaines de chevaux de laboratoire auraient été écoulés dans des boucheries

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Selon le Figaro, au moins une trentaine d’animaux auraient transité d’un laboratoire à la chaîne alimentaire. Des centaines d’autres auraient pu connaître le même sort.Un an d’enquête a été nécessaire aux gendarmes de la section de recherches de Montpellier pour mettre au jour un nouveau scandale alimentaire portant sur un ahurissant trafic de viande de cheval de laboratoire réintroduit dans la chaîne alimentaire. Selon nos informations, l’affaire a débuté fin 2012 par une lettre anonyme adressée à la Direction départementale de la protection de la population de la préfecture de l’Aude.

Ce mystérieux correspondant met en cause la SARL Narbonnaise des viandes, gérée par Patrick Rochette, marchand de chevaux, propriétaire de deux boucheries et de commerce de viande en gros.

Selon cette lettre, «le trafic porterait sur au moins une trentaine de chevaux ayant servi au laboratoire Sanofi à produire du sérum après administration médicamenteuse», a confié au Figaro une source proche de l’enquête, mais des centaines d’autres animaux pourraient être concernés.

Les animaux vivants, exclus de la consommation humaine, auraient dû être considérés comme chevaux de selle et donc mourir de leur belle mort dans un pré.

Mais, dans des circonstances que les enquêteurs vont devoir définir, la SARL Narbonnaise aurait racheté les chevaux auprès d’un intermédiaire, Equidaniel, une société spécialisée dans la revente basée dans le Gard et qui aurait acheté les lots suspects à Sanofi.

La viande suspecte aurait pu être écoulée dans les deux boucheries que possède Patrick Rochette, ainsi que vers des abattoirs en France et Espagne.

Une vingtaine de suspects, dont Patrick Rochette, des responsables d’Équidaniel, ont été placés en garde à vue par les militaires de la Section de recherche de Montpellier, appuyé par le Groupement d’intervention régional et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Christophe Cornevin/ Le Figaro.fr Article original

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