Barkat l’emporte sur Lion et conserve la mairie de Jérusalem

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Les maires titulaires sortants l’emportent à Tel Aviv, Haïfa, Beit Shemesh et à peu près partout ailleurs ; Likoud-Beïtenou ne gagne qu’un siège au Conseil municipal de Jérusalem.

Le maire de Jerusalem Nir Barkat fête sa victoire avec ses partisans, après avoir remporté une course à la réélection très disputée, mercredi (photo credit: Yonatan Sindel/Flash90)

Après une âpre campagne et un faible taux de participation, l’électorat israélien a reconduit les maires des trois plus grandes villes, aux côtés d’un florilège de déjà titulaires, aux postes brigués lors de ces élections municipales qui se sont déroulées dans tout le pays, ce mardi. Les premiers résultats ne tiennent pas encore compte du suffrage des soldats de Tsahal.

La lutte la plus haletante et incertaine avait lieu à Jérusalem, où le camp du Maire Nir Barkat semblait profondément préoccupé par le risque que le faible taux de participation (35.9% comparés aux 43% de 2008) ne profite à son rival, Moshe Lion, mais alors que le décompte des votes avait lieu dans la nuit, Barkat prenait la tête et a fini par l’emporter.

Lion, qui bénéficiait de l’appui de l’ancien Ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman et de celui d’Aryeh Deri, du Shass n’a pas, non plus, réussi à s’imposer en tant que chef de la liste de parti du Likoud-Beiteinou, pour le Conseil de la ville, ne recueillant, à cette heure, qu’un seul siège. La course à la mairie de Jérusalem était perçue, par beaucoup, comme une lutte pour le caractère futur de la ville, Barkat représentant la communauté laïque et orthodoxe moderniste déclinante. Quand on a opéré le décompte, le maire en titre l’emportait avec 51% des suffrages contre 45% à son concurrent.

Remportant quatre sièges chacun au Conseil, on trouve le parti des Yérosolomitains, mené par le maire, la coalition Meretz- Parti Travailliste, le Parti de Jérusalem réunifiée et de l’Eveil, du militant de droite Aryeh King. Shass est le dernier parti à rajouter le siège encore manquant, totalisant les cinq de la ville, mardi.

La population arabe de Jérusalem a très largement boycotté le scrutin, tout comme elle l’a fait par le passé, pour protester contre l’annexion des quartiers Est de la ville.

Lion a reconnu sa défaite vers 2h 30 du matin, en remerciant ses partisans et Lieberman, en particulier, “qui a produit un effort authentique et bien réel pour le bien des habitants de Jérusalem ».


Moshe Lion parle à ses partisans, mardi, après avoir entendu les résultats de l’élection (photo credit: Flash90)

Barkat, s’exprimant une heure plus tard, a déclaré que cela avait été une bataille très dure, “mais ce soir les habitants de Jérusalem nous ont offert un mandat clair pour diriger cette ville, avec la même vision, en suivant le même chemin, pour un deuxième cycle de cinq ans ».

A Tel Aviv, un autre titulaire, Ron Huldaï est sorti vainqueur, après une rude confrontation avec le Député du Meretz, Nitzan Horowitz. Horowitz, ouvertement homosexuel Article original, menait largement campagne autour d’un agenda visant à aider les jeunes Tel Aviviens à réaliser certaines des aspirations du mouvement pour la Justice sociale de 2011. Le challenger a rassemblé contre Huldaï, en affirmant qu’il cherchait à encourager uniquement un environnement qui ne peut satisfaire que le riches, et qui mettrait les jeunes et personnes à revenus moyens à la porte de la Ville Blanche.


Ron Huldaï dépose son bulletin dans l’urne, mardi.

Le décompte final a offert 53, 1% des suffrages à Huldaï et 38, 2% à Horowitz. Le taux de participation s’est maintenu à seulement 31, 5% à Tel Aviv, contre 35% en 2008.

Huldaï a déclaré à ses partisans qu’il serait le maire de tout le monde, y compris de ceux qui n’avaient pas voté pour lui. « Quiconque est résident de Tel Aviv-Jaffa, peu importe qu’il soit riche ou pauvre, jaune ou rouge, peu importe sa religion, ou ce qu’il fait. Nous sommes la ville de tous et nous continuerons à être cette ville libre qui respecte tout un chacun qui choisit de vivre ici ».

Aux quartiers-généraux de sa campagne, près du Square Rabin, Horowitz a commenté positivement les résultats, en faisant remarquer qu’il avait emporté près de 40% des suffrages, pour le poste de maire et que le parti Meretz avait doublé sa représentation au conseil de la ville. Il a déclaré qu’Huldaï « ne pouvait pas ignorer ces résultats, c’est un appel au réveil pour des prix du logement plus abordables, un enseignement public de qualité et prendre soin de nos quartiers ».

A Beit Shemesh, une ville qui est devenue un point chaud de la lutte entre les résidents ultra-orthodoxes, d’un côté, et leurs voisins orthodoxes modernistes Article original et laïcs, le maire en place, Moshe Abutbul a navigué vers une victoire relativement facile, contre le candidat pluraliste Eli Cohen, à 52/46%.

Dans la troisième grande ville d’Israël, Haïfa, Yona Yahav a fait croisière vers une solide victoire, au détriment de Ya’acov Borovsky ( qu’il avait aussi rencontré en 2008), en remportant un troisième mandat consécutif. Remportant également un troisième mandat, on trouve le maire d’Eilat, Meïr Yitzhak Halevi et le maire de Bat Yam, Shlomo Lahiani – malgré son implication dans le scandale de 2009 sur son financement de campagne.

Le maire de Ramle, Yoël Lavi a remporté un cinquième mandat, avec 65% de suffrage et Miriam Feirberg a remporté un quatrième terme, à Netanyah, avec pas moins de 72%.

Le maire de Beersheva, Ruvik Danilovich, est réélu pour un second mandat, par un raz de marée de 92% des suffrages. Le maire d’Ashdod, Yehiel Lasri est, également réélu, ainsi que Dov Zur de Rishon Letzion.

Les résidents d’Herzliyah devront voter pour un second tour, personne n’étant en mesure d’emporter les 25% minimum nécessaires. Zvika Hadar et Moshe Padlon restent en compétition pour le poste le plus levé de la ville, contre le titulaire Yonathan Yasour, qui s’en sort de peu, mardi. Petah Tikva devra également revoter et départager entre Uri Ahadet on concurrent Yitzhak Braverman. D’autres seconds tours se dérouleront aussi à Kiritat Shmona et Migdal.

A Nazareth, la plus grande ville arabe israélienne du pays, le maire Ramiz Jaraisy, en poste depuis longtemps, a été réélu avec 43, 4% des suffrages. La députée antisioniste Hanin Zoabi ne vient qu’en troisième position, avec juste un peu moins de 4.000 suffrages.

L’une des rares victoires contre un maire sortant est celle du Général de Brigade Zvika Gendelman, qui a battu Haïm Avitan, à Hadera, avec juste 40, 4% des suffrages. Dans la périphérie de Tel Aviv, à Givatayim, le challenger Ron Konik a détrôné le maire Reuven Ben Shahar, avec un résultat final de 50, 6% contre 39, 8%.

L’une des victoires les plus retentissantes contre un titulaire est survenue dans la ville de Sderot, au sud d’Israël, qui subit, depuis des années les tirs de roquettes de la Bande de Gaza. Le Maire David Buskila a perdu une compétition serrée, contre un candidat religieux, Alon Davidi.

Lors d’une autre victoire contre un maire sortant, dans le sud, Itamar Shimoni bat Benny Vaknin à Ashkelon, par 52, 61% des votes.


Le maire sortant, mais battu, à Sderot, David Buskila

A Ra’anana, l’ancien maire Zeev Bielski, a reconquis la ville après un mandat en tant que Député de Kadima. Il a perdu son siège à la Knesset, lors des élections législatives nationales de janvier.

PAR YOEL GOLDMAN 23 octobre 2013, 7:47 am 1

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski

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