Assad aurait conservé des armes chimiques

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Les Etats-Unis continuent de vérifier l’exactitude de l’inventaire des armes chimiques transmis par la Syrie à la communauté internationale ainsi que son programme de destruction de cet arsenal, a expliqué mardi Samantha Power, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies.Selon des sources de renseignements américains, le régime de Assad aurait conservé des armes chimiques. “Il y a des suspicions selon lesquelles les Syriens auraient l’intention de conserver certains de leurs armes en reserve”, a indiqué une source du renseignement qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat.

La communauté internationale doit reste vigilante mais “ce n’est pas inquiétant et cela ne fait pas pour le moment dérailler le processus diplomatique”, a ajouté cette source. La CIA et le Pentagone ont refusé de commenter.

De son coté Samantha Power après une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux armes chimiques syriennes a souligné qu’il “reste encore du travail pour s’assurer que la liste des sites officiels transmise par le gouvernement syrien est exhaustive et que le processus est en bonne voie, en particulier la phase de destruction, qui semble très compliquée».

Ces suspicions sur l’armement chimique interviennent après l’annonce du report de la conférence de la paix sur la Syrie. Les discussions entre l’émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi ainsi que des représentants russes et américains ont à nouveau échoué à fixer une date pour une conférence Genève-2 afin de trouver une issue politique au conflit syrien.

M. Brahimi a évité d’énumérer les points de divergences qui n’ont pas permis un accord mais a souligné que “l’opposition syrienne est divisée et n’est pas prête”.

“L’opposition est l’un des problèmes”, a-t-il déclaré. “Il doit y avoir deux délégations pour la Syrie à Genève-2, le gouvernement et l’opposition”, a répété le vétéran de la diplomatie algérienne et onusienne.

Il a exprimé “l’espoir” qu’une date puisse être fixée “pour avant la fin de l’année” et a annoncé une nouvelle réunion tripartite à Genève le 25 novembre. “Un travail intensif a été accompli et nous espérons la conférence d’ici à la fin de l’année”, a-t-il dit.

Il a souligné avoir demandé à l’opposition syrienne “de venir avec une délégation crédible”. “Les différentes composantes de l’opposition syrienne sont en contact les unes avec les autres, c’est une des choses qu’ils doivent décider”, a-t-il dit.

Un haut responsable américain, se déclarant “pas du tout déçu” a affirmé avoir “l’espoir que la conférence ait lieu avant la fin de l’année”. “C’est un processus long et compliqué, si la coalition de l’opposition a besoin de quelques semaines de plus pour se préparer (…) nous voulons les soutenir”, a-t-il dit sous couvert d’anonymat.

La conférence doit avoir lieu sans condition préalable”, a encore souligné M. Brahimi. Cependant de nombreux acteurs du conflit estiment que le gouvernement de transition, qui devrait sortir de la Conférence, ne devrait pas permettre le maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.

En référence aux discussions de Genève, plusieurs acteurs majeurs du conflit ont réaffirmé des positions diamétralement opposées sur l’avenir du président al-Assad.

Lundi, le ministre syrien de l’Information avait averti que le régime d’al-Assad ne comptait pas participer à cette conférence “pour remettre le pouvoir”, comme le réclament ses adversaires.

“Nous n’irons pas à Genève pour remettre le pouvoir comme le souhaitent (Saoud) Al-Fayçal (chef de la diplomatie saoudienne) et certains opposants à l’étranger”, a affirmé le ministre Omrane al-Zohbi.

A l’inverse, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, dont le pays soutient le soulèvement, a estimé mardi qu’on ne pouvait pas imposer au peuple syrien des négociations “sans conditions” et “sans calendrier précis”, comme le demande Moscou.

M. Brahimi s’est concerté avec les vice-ministres russes des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov et Guennady Gatilov et la secrétaire d’Etat adjointe américaine en charge des affaires politiques, Wendy Sherman.

120.000 morts, 6.000 nouveaux réfugiés chaque jour

M. Brahimi a rappelé que ce conflit, qui dure depuis mars 2011, provoque actuellement le départ de Syrie de “6.000 personnes chaque jour”.

Depuis mars 2011, le conflit syrien a fait plus de 120.000 morts, selon un bilan établi par une ONG.

La conférence “Genève I”,le 30 juin 2012, avait approuvé un plan pour une transition politique. Il n’a jamais été exécuté.

Autre point de divergence entre Russes et Américains: la participation de l’Iran, avec la demande répétée par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, mardi à Moscou d’une invitation de l’Iran.

Sur ce point “les discussions ne sont pas terminées”, a relevé M. Brahimi.

L’opposition doit se réunir le 9 novembre à Istanbul pour décider de sa participation. Le Conseil national syrien (CNS), le groupe le plus important de la Coalition de l’opposition, a d’ores et déjà annoncé qu’il n’irait pas à Genève et menacé de faire scission si la Coalition y assistait.

“Il n’y a pas de solution militaire. Le gouvernement ne va pas gagner, pas plus que l’opposition, sur le terrain”, a estimé M. Brahimi. “Combien de temps va-t-on fournir trois, quatre, cinq milliards de dollars tous les six mois pour la Syrie? Ce n’est pas possible”, a averti M. Brahimi.

Les représentants russes ont, par ailleurs, annoncé qu’ils allaient s’entretenir mercredi à Genève avec des membres de l’opposition syrienne, sans préciser lesquels.

06-11-2013/ I 24 NEWS Article original

1 COMMENT

  1. au sujet des armes chimiques Assad est un menteur .Si le hizballa recoit ces armes tout le nord d Israel est en danger de mort

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