Saluons cette initiative qui rappelle ce que l’on oubli un peu vite, qu’il y a plus de jours de paix que des jours d’affrontement, en France comme en Israël. Même si cela ne fait pas disparaître les inquiétudes cela participe à une indispensable espérance.

Cette équipe de football israélienne composée de quatorze jeunes juifs et arabes issus de milieux défavorisés a disputé dimanche un tournoi contre des jeunes des quartiers de Sarcelles (Val-d’Oise), théâtre l’an dernier de manifestations pro-palestiniennes aux relents antisémites.

Manifestation pro-Palestinienne le 20 juillet 2014

 

«Ce sont des juifs éthiopiens de Jérusalem et des arabes musulmans d’Abou Gosh», un village arabe israélien situé à une dizaine de kilomètres de la ville sainte, explique Sacha Reingewirtz, président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), à l’initiative de cette manifestation, en partenariat avec SOS Racisme.

«Ils viennent tous de quartiers différents, qui s’entraînent ensemble depuis plusieurs mois pour former une équipe et parlent la même langue, la langue du sport», ajoute-t-il.

«C’est la première fois que je joue en équipe avec des jeunes arabes. On est une équipe spéciale, ca nous permet de mieux nous connaître. Et puis je suis content de découvrir la France», explique Asher, jeune juif éthiopien de 18 ans, sur le terrain malgré une main droite plâtrée.

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L’équipe de football composée de de quatorze jeunes juifs et arabes issus de milieux défavorisés lors d’un tournoi organisé à Sarcelles dans la banlieue de Paris, le 17 mai 2015 (Photo Lionel Bonaventure. AFP)

Sarcelles, ville populaire de 60.000 habitants où cohabitent 180 nationalités et une importante communauté juive – 15.000 -, est «un symbole particulier» pour cette rencontre, estime Dominique Sopo, président de SOS Racisme. «C’est la petite Jérusalem de la région parisienne, qui a souvent été prise en exemple pour faire vivre ensemble toutes les communautés», avant les affrontements de l’été dernier.

Dans cette ville de la banlieue nord de Paris, des violences aux relents antisémites s’étaient produites en juillet dernier en marge d’un rassemblement pro-Gaza. Plusieurs commerces avaient été mis à sac, dont une épicerie casher et une pharmacie, et de nombreux véhicules et du mobilier urbain avaient été incendiés.

S’il a conscience de «la modestie de cette action», M. Sopo affirme que c’est «par un travail de dentelle» que l’on «recréé du vivre ensemble».

«Ces jeunes qui jouent ensemble aujourd’hui éviteront peut-être plus tard de se retrouver dans des passages à l’acte violent», abonde Sacha Reingewirtz. «C’est une autre manière de déconstruire les stéréotypes.»

Arrivés de Jérusalem vendredi, les apprentis footballeurs, âgés de 15 à 18 ans, poursuivront jusqu’à mercredi leur tournée des cités populaires à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Grenoble (Isère).

A chaque étape, des «dîners du vivre ensemble» et des rencontres-débats sont organisées en lien avec les municipalités et les associations de quartiers.

1 COMMENTAIRE

  1. C’est bien mais face a la betise et au fanatisme que peut on faire ?
    La aprtie de foot terminee les malades mentaux resortiront de chez eux et tout est a recommencer .

    Souvenons nous de Barenboim dirigeant son orchestre avec des palestiniens.

    Malheureusement avec ces gens la la haine et le fanatisme prendront toujours le dessus tant qu’ils seront diriges par des criminels antisemites et  » anti sionistes  » faisant passer leurs propres interets avant celui de leur peuple .

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