Talmud et Torah pour gérer la cité : un programme ambitieux

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Le 15 septembre 2015, Frédéric Chaouat a publié un ouvrage intitulé « la sagesse politique du Talmud et de la Torah » (collection Tatamis) dans lequel il illustre en quoi les principes de la Torah sont à même de fonder l’organisation de la société. L’ouvrage compile, de façon synthétique, les analyses des différents rédacteurs et commentateurs du Talmud et de la Torah, au regard des problématiques du fonctionnement social. L’auteur (qui entend poser les bases d’un parti politique qui s’inspirerait des principes du Talmud) souligne en quoi la sagesse du Talmud est à même d’offrir les réponses aux multiples interrogations que pose le fonctionnement politique de la société. Plus généralement, les commentaires proposent un cadre sage des rapports humains basé sur l’équité et le rétablissement des équilibres lorsque les situations sont inéquitables, tant sur le plan étatique que sur le plan qu’international.
Le premier chapitre traite de l’environnement social et des relations de l’homme avec son prochain. Y est souligné la nécessité de prendre son prochain en considération et l’obligation pour chaque homme de se comporter honnêtement et honorablement dans ses relations avec autrui. Dans le Talmud, la liberté individuelle a pour corollaire l’épanouissement de la dimension morale et spirituelle de chaque individu. Il en résulte une obligation d’aider les personnes nécessiteuses et ainsi ne jamais se dérober au devoir de justice et d’équité. Pour sa part, le titulaire d’un patrimoine doit éviter que sa richesse ne fasse de lui un égoïste, un avar, un cupide et plus généralement une personne animée de vices.
Parmi les points évoqués, citons la nécessité de transmettre le savoir aux jeunes générations pour éviter que l’enfant reste ignorant toute sa vie. En effet, selon le Talmud, le monde ne progresse que par l’étude des enfants. L’enseignement doit donc s’inscrire dans un mode éducatif spécifique pour le développement de la personnalité de l’enfant, de sorte qu’il ne sombre pas dans l’ennui, la délinquance, la violence.
Le second chapitre traite de la justice et pose le principe selon lequel il n’y a pas de liberté sans la loi. Le pays lui-même ne peut progresser qu’avec la justice et la crainte qu’elle inspire aux hommes, pour éviter l’anarchie. La règle s’applique plus généralement à l’ensemble de l’humanité qui ne peut durer que si elle repose sur la Loi, la liberté et la paix. Or, sans la justice, à la fois sévère et clémente, la civilisation disparaît car l’injustice sème le malheur. 
S’agissant de la manifestation de la vérité, l’ouvrage reprend le thème du Talmud sur les faux témoignages, qui sont proscrits. De même, l’ouvrage reprend les principe talmudiques sur la responsabilité individuelle, qu’il s’agisse de faute volontaire, ou de simple négligence : les hommes doivent fonder leurs rapports sociaux sur une justice stricte et rigoureuse. C’est alors que sont listées les différentes infractions que sont les délits (vol, recel, violences, dégradation des biens d’autrui, vandalisme) et les crimes (l’enlèvement, le meurtre, le viol, l’incendie volontaire).
Bien évidemment, le Talmud n’a pas oublié de traiter ce fléau qu’est la corruption et dont analyse est tout à fait transposable aux situations contemporaines. Le Talmud proscrit le cadeau corrupteur car la corruption « aveugle les clairvoyants et fausse la parole des justes ». L’ouvrage rappelle alors l’analyse des commentateurs sur le phénomène, et préconise des mesures tout à fait intéressantes pour les responsables politiques indélicats.
Le chapitre suivant traite de l’activité professionnelle et des formes particulières de partage du travail pour donner la dignité à ceux qui en sont privés. L’auteur rappelle pour autant qu’il convient de ne pas cautionner ceux qui profiteraient d’un système social généreux incitant à la fainéantise et à l’oisiveté, mère de tous les vices. L’activité professionnelle a alors, pour prolongement nécessaire, la richesse induite, et la nécessité de payer l’impôt, pour faire fonctionner la collectivité.
Les chapitres suivants livrent la position du talmud sur le plan économique avec les lois du commerce. Une fois encore, ce sont les règles éthiques qui doivent présider aux relations entre les entreprises, aux relations de travail au sein de l’entreprise, au fonctionnement des prêts pour financer l’exploitation professionnelle (ce qui correspond aujourd’hui aux concours bancaires), et finalement, au rôle d’arbitre du pouvoir politique. L’ouvrage aborde alors les positions du Talmud au niveau de l’écologique (avec le respect de la nature, de l’environnement, des animaux, en n’oubliant pas le rôle de la pluie et du soleil), de la santé (avec l’obligation pour chacun de prendre soin de sa propre santé), mais aussi le thème de l’immigration, avec le rappel selon lequel  « il ne faut pas chasser l’étranger parce que tu as été étranger dans ton propre pays ». L’auteur livre alors sa conception de la place de la France sur un plan interne et dans le monde monde.
Ses propositions quant au mode de règlement des différentes problématiques lui sont personnelles et n’engagent que lui. Pour autant, l’ouvrage offre un regard tout à fait intéressant sur l’utilisation des principes sages du talmud pour appréhender les problèmes politiques contemporains, sur le plan national comme international, et ainsi, pour rétablir les équilibres dans les situations bancales. L’individu a une mission dans la perfectibilité du monde, grâce aux vertus morales, généreuse, et spirituelles. Maimonide est également cité, car pour lui les décrets humains doivent être adoptés à la majorité, comme si finalement les règles spirituelles devaient conduire les hommes à figer les principes qu’ils admettent tous, de façon démocratique. 
Bien évidemment, les principes issus de la sagesse du talmud présentent un caractère universel et conduisent à s’interroger sur leur application dans les territoires sous contrôle palestiniens. La société palestinienne est en effet, l’exemple type d’un microcosme dénué des règles de fonctionnement humain, qui repose sur la haine et la mort des juifs. Les dirigeants palestiniens, Fatah ou Hamas, l’encouragent faute d’interdiction institutionnelle du meurtre. Bien évidemment, les attaques contemporaines de juifs à l’arme blanche traduisent la détresse des palestiniens, intuitivement conscients de leur disparition prochaine.
D’aucuns prétendent qu’il s’agirait d’une 3ème Intifada naissante. Le Hamas le soutient pour donner un semblant de légitimité à ses actions meurtrières, tout comme le Fatah de Mahmoud Abbas, pour transférer sur Israël, la responsabilité du comportement barbare des palestiniens. Bien évidemment, il n’en est rien. Le désespoir des palestiniens est une manifestation de la conscience du mensonge dont ils sont nourris depuis 1967 : ils ne constituent pas un peuple, ils sont incapables de s’autodéterminer et n’ont adopté aucune règle humaine pour organiser leur fonctionnement social. Les palestiniens ne sont qu’un instrument pour éradiquer Israël, projet qui est en train d’échouer. Si les palestiniens avaient reçu l’enseignement du Talmud, ils auraient vite compris la parfaite stérilité de leur idéologie meurtrière, qui, si elle est nuisible aux juifs, l’est avant tout pour eux-mêmes. Le mal qu’ils font va bientôt se retourner contre eux. Si les palestiniens refusent la paix avec Israël, la bande de Gaza, inhabitable, va prochainement se vider de sa population. Ils pourront alors solliciter un statut de réfugié en Europe.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

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