(FILES) In this file photo taken on August 23, 2012, a Syrian man shows marks of torture on his back, after he was released by regime forces, in the Bustan Pasha neighbourhood of Syria's northern city of Aleppo. (Photo by JAMES LAWLER DUGGAN / AFP)

Crucifixion et viol: le régime de terreur en Syrie a été dévoilé

Un rapport détaillé d’une commission d’enquête spéciale de l’ONU a révélé que des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants avaient été torturés, assassinés et disparus dans le système d’incarcération du régime d’Assad en Syrie.

Neta Bar Mis à jour à: 

Le dos d'un homme qui a survécu à l'emprisonnement en Syrie // Photo: AFP Le dos d’un homme qui a survécu à l’emprisonnement en Syrie // Photo: AFP
Un rapport sans précédent sur sa gravité a été publié aujourd’hui (mardi) par une commission d’enquête spéciale des Nations Unies sur les violations des droits de l’homme dans divers centres de détention en Syrie.
Le rapport de trente pages est le résultat de 2500 entretiens menés par des membres du comité avec des réfugiés, des combattants et des hauts responsables du régime et des forces rebelles et est le document le plus complet du genre rédigé à ce jour sur la question du système pénitentiaire en Syrie.
Selon le rapport, des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été arrêtés sans preuves et torturés arbitrairement dans les prisons du régime. Des milliers d’entre eux ont été exécutés et leur lieu de sépulture est inconnu.
« Parmi les méthodes de torture utilisées par le régime figurent l’électrocution, le brûlage de parties du corps, l’ablation des ongles et des dents, les exécutions imaginaires, le pliage des prisonniers dans des pneus de voiture, la crucifixion ou la pendaison d’un prisonnier à l’un des membres pendant une période prolongée, le tout combiné avec coups brutaux et incessants », indique le rapport.

Des dizaines de milliers de personnes disparues, prison de Sadanya en Syrie // Photo: AFP

Des dizaines de milliers de personnes disparues, prison de Sadanya en Syrie // Photo: AFP
Le plus effrayant est le passage du rapport traitant des enfants: «Le régime syrien détenait régulièrement des garçons âgés de 12 ans ou moins lorsque ses habitants les battaient, les affamaient et les privaient d’accès à l’eau potable et aux soins médicaux dans les centres de détention de masse. Des garçons et des filles ont été violés et abusés sexuellement afin de les humilier et d’intimider les communautés dont ils sont issus. « Les milices affiliées au régime ont utilisé les enfants comme monnaie d’échange dans des accords captifs avec les rebelles. »
Le rapport a constaté que le régime syrien, non seulement n’a pas agi pour empêcher les violations des droits de l’homme ou les atteintes aux droits de l’homme, a agi vigoureusement pour dissimuler les preuves de tels actes, encourageant ainsi les agresseurs à continuer. , mais aussi des groupes D’autres, dont les rebelles, l’Etat islamique et Jabhat al-Nusra, mais aussi les rebelles kurdes, portent la responsabilité des violations des droits de l’homme.

« Souffrir au-delà de l’imagination »

Hani Magali, membre de la Commission des Nations Unies sur la Syrie, a déclaré lors de la publication du rapport: La maladie et sans aucune chance de recevoir un traitement médical. « 
Le président du comité, Paolo Pinahario, a évoqué la cause des dizaines de milliers de personnes disparues dans les prisons du régime et a déclaré: « Des centaines de milliers de familles des personnes disparues ont le droit de connaître la vérité sur le sort de leurs proches. Ils sont dans un état de souffrance terrible au-delà de toute imagination. « 

Des membres de l'Etat islamique détenus en Syrie // Photo: AFP

Des membres de l’Etat islamique détenus en Syrie // Photo: AFP
Contrairement aux rapports précédents, dans lesquels l’organisation craignait de pointer du doigt la faute sur le régime de Damas, les auteurs du présent rapport considèrent le régime comme responsable non seulement des atrocités mais aussi de leur dissimulation.
La Kuning Abuseid Foundation, membre du comité, a écrit lors de la publication du rapport: «Malgré la richesse effroyable des preuves, presque toutes les parties aux combats n’ont pas enquêté sur la conduite de leurs forces. « Avec le régime, il semble que l’attention se concentre sur la dissimulation des atrocités commises dans les centres de détention, et non sur leur enquête. »

5 Commentaires

  1. On reste effarés devant la férocité du pouvoir syrien. Mais on n’est pas vraiment surpris. Quand on a accueilli à bras ouverts nazis et communistes, on ne s’étonne pas que leurs méthodes de meurtres de masse aient fait école. Le fascisme, c’est la gangrène, de Berlin, Moscou à Damas et ailleurs.

  2. La Syrie aujourd’hui, c’est la Pologne en 1943 : tout le monde tue tout le monde et principalement les civils. Cette violence qu’ils réservaient à Israel et aux Israeliens s’est retournée contre eux. Ils dansaient dans les rues en apprenant les attentats suicides à Jérusalem et, maintenant, c’est eux qui subissent cette férocité. la main d’Achem, indéniablement.

  3. Alors les droits de l’Homme, la CPI de Fatou Bensouda, quand allez vous enfin condamner les crimes commis en Syrie.
    A quand également un rapport de l’ONU sur ce qu’il se passe au Yémen. Au lieu de vous en prendre au seul pays du M.O. ISRAËL.
    J’attends la signature des 442 députés et sénateurs qui se sont empressés de condamner Israël
    ROSA

    • C’est vrai que les atrocités syriennes (rappelons que, selon les observateurs, les cadavres finissent dans des fours crématoires), le zèle de la CPI fait sourire (amèrement).

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