Shoah: Asco, le village corse qui a dit non

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La plaque a été posée ce matin / © Christian Giugliano

En 1943, à Asco, 86 personnes vécurent dans ce camp d’internement installé par les Italiens.

Les conditions de vie n’avaient fort heureusement rien à voir avec celles du reste de l’Europe…Et c’est en partie grâce à l’aide des villageois. Certains habitants s’en souviennent encore…

En 1940, alors que l’Europe s’embrase, la Corse compte environ 600 juifs. 
L’île n’a pas une tradition antisémite telle qu’on la retrouve à l’époque sur le continent.
Et le refus des insulaires de dénoncer leurs voisins ou leurs connaissances juifs a été longuement documenté.

Les habitants d'Asco réunis ce matin pour se souvenir, devant l'endroit où a été posée la plaque. / © Jean-André Marchiani
Les habitants d’Asco réunis ce matin pour se souvenir, devant l’endroit où a été posée la plaque. / © Jean-André Marchiani

Mais en 1941, sur ordre de la préfecture, les autorité doivent recenser les juifs et ils sont contraints d’afficher la mention “juifs” sur leur carte d’identité.
Les italiens et leur général, Magli, demande à leur arrivée en 1943 s’il existe un camp de concentration sur l’île.

Document des services généraux, daté du 3 juillet 1963, qui atteste de l'existence du camp d'Asco
Document des services généraux, daté du 3 juillet 1963, qui atteste de l’existence du camp d’Asco

A ce moment il n’en existe pas. Magli fait arrêter, principalement à Bastia, les juifs âgés de 18 à 60 ans qu’il parvient à identifier, et les transfère à Asco.

Dans ce qui fera office de camp d’internement en Corse.
Les habitants du village leur apporteront leur soutien, envers et contre tout et tous.
Certains étaient enfants à l’époque, et se souviennent encore de cette période:

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