Israël et les Etats-Unis ont repris leurs discussions sur une future coopération en matière de défense que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait suspendues pour protester contre l’accord sur le programme nucléaire iranien, a indiqué l’ambassadeur israélien à Washington, dimanche.
Les discussions portent sur un programme d’aide de dix ans qui viendra prolonger l’actuel plan de soutien fourni par les Américains estimé à trois milliards de dollars par an et qui arrive à expiration en 2017.
« L’accord nucléaire étant approuvé, Israël a décidé de passer à autre chose, avec l’espoir de forger une politique commune avec les Etats-Unis pour faire face à la menace constante posée par l’Iran », a dit l’ambassadeur Ron Dermer.
« Les discussions sur un nouveau Mémorandum d’Entente entre Israël et les Etats-Unis, qui avaient été suspendues pendant quelques temps, ont repris cette semaine à Washington », a-t-il précisé sur sa page Facebook.
Avant l’interruption des négociations, les deux camps étaient près de parvenir à un accord portant sur une assistance annuelle de 3,6 à 3,7 milliards de dollars, précisaient des responsables américains et israéliens.
Les Israéliens font valoir que ce montant devrait être revu à la hausse pour compenser l’assouplissement des sanctions contre l’Iran qui va permettre de dégager des financements en faveur des groupes armés anti-israéliens.
Le général Joseph Dunford est arrivé samedi en Israël pour une visite au menu de laquelle sont inscrites des discussions sur l’assistance militaire, a dit Ron Dermer.
Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon se rendra à Washington d’ici la fin du mois pour poursuivre ces pourparlers tandis que Benjamin Netanyahu rencontrera Barack Obama à la Maison blanche le 9 novembre.
« Israël espère que ces discussions dans lesquelles nous sommes désormais engagés aboutissent à un accord sur le long terme permettant d’améliorer de façon spectaculaire la capacité d’Israël à se défendre contre toute menace et lui permette de faire face aux gigantesques défis qui se posent aujourd’hui dans la région », ajoute le diplomate.
Reuters
(Dan Williams; Pierre Sérisier pour le service français)
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