Élisabeth Borne naît le  dans le 15e arrondissement de Paris du mariage de Joseph né Bornstein avec Marguerite Lecesne, une pharmacienne du Calvados. Son père est un juif d’origine polonaise d’une famille réfugiée en France en  ; résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il est déporté en  et sera naturalisé en . Joseph et Marguerite Borne ont dirigé un laboratoire pharmaceutique. Elle perd son père à l’âge de 11 ans et devient pupille de la Nation, ce qui lui permet d’obtenir une bourse d’étude.

Elisabeth Borne: nomination imminente ! Première ministre dès ce lundi ?

Ancienne présidente de la RATP, ancienne préfète, membre de plusieurs cabinets ministériels sous la gauche, Elisabeth Borne affiche une longue carrière derrière elle.(Ludovic MARIN/AFP)

Emmanuel Macron a nommé Élisabeth Borne au poste de Première ministre, en remplacement de Jean Castex et l’a chargée de former un nouveau gouvernement. « C’est le choix de la compétence au service de la France, d’une femme de conviction, d’action et de réalisation », a commenté l’Élysée auprès de l’AFP. « Elle a la culture de l’Etat, du territoire et de l’entreprise » et a démontré « sa capacité à mener des réformes ». « La transition écologique est au cœur de son engagement » et c’est « une femme de gauche avec un engagement social, notamment pour la jeunesse, avec l’apprentissage et le contrat d’engagement jeunesse ».

Agée de 61 ans, elle est la deuxième femme nommée à ce poste depuis Edith Cresson en 1991. Membre du gouvernement pendant toute la durée du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, elle a été chargée des Transports, ministre de la Transition écologique et solidaire et enfin ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion à compter de juillet 2020.

 

Le dernier week-end, marqué par les spéculations autour de Catherine Vautrin, une autre femme, aura finalement été bénéfique à Elisabeth Borne.

Elisabeth Borne était, dès vendredi, mise en avant dans plusieurs articles de presse comme la meilleure option pour Emmanuel Macron. Europe 1 ou encore la Dépêche du midi indiquaient de concert que son profil « techno », ses origines de gauche et son expérience en matière d’écologie lui permettraient, en plus d’être une femme, d’avoir la cote à l’Elysée dans ce contexte de renouveau et de rassemblement.

Elisabeth Borne, la « femme de consensus » recherchée ?

Ce lundi, c’est, Benjamin Sportouch, rédacteur en chef du service politique de RTL, qui indique sur Twitter qu’« une femme de consensus » serait nommée lundi à Matignon et qu’« au vu des réactions dans la majorité » au sujet de Catherine Vautrin, « le nom d’Elisabeth Borne revient en force ».

Elisabeth Borne est aussi la plus à même de prendre Matignon pour Paul Barcelonne, journaliste politique à RMC, qui indique sur le réseau social que l’hypothèse Vautrin « a fait beaucoup (trop ?) de remous » ce week-end et que Borne « jugée ‘techno’ mais ‘loyale, rigoureuse et… candidate aux législatives' » est désormais « sur toutes les lèvres dans la majorité ».

Si le chef de l’Etat a assuré il y a une semaine à Bruxelles que son choix pour Matignon était fait et s’il a indiqué, trois jours après sa réélection, qu’il voulait à ses côtés « quelqu’un de sensible sur les questions sociales, environnementales et productives », la recherche du Premier ministre idéal entre ces deux élections s’est révélée ardue. Le Monde a récemment résumé la difficulté à trouver une personnalité « incarnant à la fois le ‘renouvellement’ et en même temps ‘quelqu’un de solide, capable de faire un 20 heures devant quinze millions de téléspectateurs et de tenir dans le chaudron de l’Assemblée, lors des questions au gouvernement’, dixit l’entourage du chef de l’Etat. Avec une sensibilité écologiste affirmée car Emmanuel Macron a promis de nommer un ‘premier ministre chargé de la planification écologique' ».

Elisabeth Borne Première ministre et candidate aux législatives

Le nom d’Elisabeth Borne est arrivé particulièrement tôt dans le grand jeu des pronostics sur le remaniement, avant même la réélection d’Emmanuel Macron. Et à ce petit jeu justement, où des noms disparaissent aussi vite qu’ils étaient apparus, celle qui a été ministre sans discontinuer depuis 2017 aura été visiblement la plus endurante. Une évidence pour cette amatrice de… randonnée dans le désert.

Première ministre hier, Elisabeth Borne, a été investie pour les législatives dans le Calvados, devra entamer une nouvelle course : le Premier ministre est traditionnellement en charge de mener la majorité au niveau national lors de la bataille pour l’Assemblée. Une double-campagne, en quelque sorte, qu’il faudra mener de front, en plus de ses nouvelles attributions. Ce n’est pas une première, Michel Rocard en 1988 ou Jean-Marc Ayrault en 2012 auront relevé le même challenge.

Elisabeth Borne, elle, dispose de quelques atouts pour y parvenir : avoir longtemps travaillé au service de dirigeants de gauche, de Jack Lang et Lionel Jospin dans les années 1990, à Ségolène Royal dans les décennies suivantes, pourrait séduire une partie de la gauche modérée, dite « réformiste » ou « de gouvernement », pas convaincue par l’alliance du PS et des écologistes autour de Jean-Luc Mélenchon. Elle aurait aussi, selon bon nombre d’observateurs, montré à la fois sa connaissance des dossiers et sa capacité à faire avancer les chantiers en tant que ministre des Transports, de la Transition écologique et du Travail. Des postes où elle peut se vanter, malgré les critiques et les insuffisances pointées par les oppositions, d’avoir mené à leurs termes trois grands projets : la loi énergie-climat, la loi d’orientation des mobilités et la loi sur l’économie circulaire.

Elisabeth Borne affiche aussi quelques handicaps, à commencer par son profil très « techno », qui en ferait, selon ses contempteurs, un simple passe-plat des réformes, alors que le pouvoir resterait concentré à l’Elysée. Politiquement, la nomination de cette macroniste fidèle pourrait bien ne pas convaincre les électeurs de gauche qui avaient voté Macron au second tour de la présidentielle.

Qui est Elisabeth Borne ? Biographie Express

Diplômée de l’Ecole polytechnique (promotion 1981), elle a débuté sa vie professionnelle comme ingénieur des ponts, des eaux et des forêts. Elle dispose également d’une maîtrise en administration des affaires (Collège des ingénieurs). Mais elle s’approche finalement très jeune des coulisses de la politique, en travaillant dans des cabinets dès le milieu des années 1980, au ministère de l’Equipement, puis à la direction régionale de l’Équipement d’Ile-de-France.

Un nouveau pas est franchi au début des années 1990, quand Elisabeth Borne devient conseillère au ministère de l’Education nationale auprès de Lionel Jospin puis, à partir de 1992, de Jack Lang. Elle reviendra plusieurs fois à des postes stratégiques auprès d’élus ou de ministres de gauche : entre 2008 et 2013, elle travaille auprès de Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo en tant que directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris, puis quitte la capitale pour devenir préfète de la région Poitou-Charentes et de la Vienne, première femme à occuper ces postes.

C’est dans le cadre de ces fonctions qu’Elisabeth Borne noue des liens avec la présidente de région, une certaine Ségolène Royal. L’ancienne candidate à la présidentielle en fera d’ailleurs sa directrice de cabinet, une fois nommée ministre de la Transition écologique dans le gouvernement de François Hollande. Une étape de deux ans (2014-2015) fondamentale dans sa biographie.

Elisabeth Borne agrémente son CV de passages dans les directions de plusieurs groupes privé, publics ou semi-publics. Après un passage chez Sonacotra dans les années 1990, elle sera par exemple directrice de la stratégie de la SNCF au début des années 2000, directrice des concessions au sein du groupe Eiffage, puis, du printemps 2015 à sa nomination au gouvernement, présidente de la RATP.

Portrait d'Élisabeth Borne, nommée Première ministre le 16 mai 2022.

Quel est le parti politique d’Elisabeth Borne ?

Bien qu’ayant travaillé pour plusieurs figures du parti, il n’est jamais précisé qu’Elisabeth Borne ait un jour pris sa carte au PS. En 2017, elle adhère en revanche à La République en Marche. Depuis 2020, elle est membre de « Territoires de progrès », parti politique rassemblant la sensibilité de centre gauche de la Macronie autour de Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt notamment.

Car Elisabeth Borne a décidé de rejoindre Emmanuel Macron en 2016. Une fois élu, ce dernier cherche des experts pour son gouvernement et nomme la patronne de la RATP ministre des Transports auprès du ministre de la Transition, Nicolas Hulot, dès le mois de mai 2017. Elle y mènera notamment à bien la réforme de la SNCF, liée à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire et mettra la priorité sur les transports du quotidien avec une « loi mobilité » et un premier « plan national vélo ».

Après les turbulences de l’été 2019 et la démission de François de Rugy, Elisabeth Borne est propulsée ministre de la Transition écologique. Cette fois, elle hérite de la loi « énergie-climat », énorme morceau censé traduire les ambitions de la France dans la lutte contre le réchauffement (neutralité carbone à l’horizon 2050, baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030, réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique). Elle achève sa mission avec un nouveau plan dit « coup de pouce vélo » en marge de la crise du Covid.

Ministre du Travail depuis l’été 2020, Elisabeth Borne est montée au front sur de nouveaux sujets brûlants, souvent perturbés, quand ils n’ont pas été directement provoqués, par la crise sanitaire : la réforme des retraites stoppée au printemps 2020, celle de l’Assurance chômage (malgré tout adoptée par décret à la rentrée 2021 mais contestée), ou encore la mise en place du protocole sanitaire et du port du masque en entreprise.

Pourquoi Elisabeth Borne a été nommée comme Première ministre ?

Voici 5 raisons pour lesquelles son profil est très souvent jugé comme l’un des plus adaptés à ce contexte si particulier entre la présidentielle et les législatives :

Elisabeth Borne est une femme. Si Emmanuel Macron a plusieurs fois, notamment lors des précédents remaniements, émis le souhait de nommer une femme à Matignon, il n’a en réalité jamais concrétisé ce vœu. L’ouverture de cette « nouvelle ère » pourrait l’inciter à enfin franchir le pas. Seule une femme a eu l’occasion de diriger un gouvernement dans l’histoire du pays : Edith Cresson, Première ministre de François Mitterrand entre 1991 et 1992.
Un passé de gauche précieux. Pour tenter de donner des gages à l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (et des autres candidats de gauche) qui a voté pour lui le 24 avril et montrer que l’inflexion de sa campagne entre les deux tours n’était pas factice, Emmanuel Macron pourrait miser sur le passé d’Elisabeth Borne, qui aura collaboré avec plusieurs figures socialistes, de Jack Lang et Lionel Jospin, à Ségolène Royal, en passant par Bertrand Delanoë. « Je crois au dépassement, la couleur politique ne dit pas tout », a néanmoins estimé Emmanuel Macron en déplacement à Cergy le 27 avril. « Jean Castex venait de la droite. Il a mené une des politiques les plus sociales des dernières décennies », selon le chef de l’Etat.
Une ministre « écolo-compatible ». Auprès de Ségolène Royal puis dans les ministères depuis 2017, Elisabeth Borne a pu s’illustrer plusieurs fois sur les questions environnementales : outre la loi climat, elle a décrété « l’urgence écologique et climatique » en 2019, a concrétisé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et l’abandon du projet EuropaCity, a instauré une écotaxe sur les billets d’avion, s’est prononcée (en vain) pour la taxation de l’huile de palme ou pour un référendum sur les propositions de la Convention citoyenne pour le climat juste avant de quitter le ministère de la Transition écologique.

Un parcours riche et brillant, entre public et privé. « Mon premier job a été de préparer un plan d’urgence pour les transports en Ile-de-France », a expliqué Elisabeth Borne au Monde il y a quelques années. Elle a travaillé dans de grands cabinets à Paris, est familière des rouages des grands centres de décision et a aussi pu se frotter au terrain, avec ses expériences en préfecture. Un « tournant étonnant » dans une carrière selon ses biographes, mais surtout une « superexpérience » lui permettant de traiter avec le concret.

Une rigueur saluée à gauche comme à droite. On ne tarit pas d’éloge sur le professionnalisme, la maîtrise des dossiers et l’efficacité d’Elisabeth Borne dans les portrait publiés dans la presse depuis le milieu des années 2010. « Une fille extraordinaire, épatante, humaine, une bête de travail incroyable », s’extasiait Anne Hidalgo en 2015 dans Libé, alors que plus récemment, le journal L’Opinion, de tendance libérale, décrivait une personnalité « largement reconnue, dans ses rangs comme en dehors, comme une ministre qui maîtrise ses dossiers et sait les mener à terme ».

Un compagnon, un fils… Elisabeth Borne discrète sur sa famille

Elisabeth Borne a des origines normandes par sa mère et juives par son père, issu d’une famille russe réfugiée en France en 1939. Ce dernier sera déporté en 1942, fera partie des rescapés des camps de la mort, sera naturalisé en 1950 et travaillera dans le secteur pharmaceutique avec son épouse, avant de mourir en 1972, quand Elisabeth Borne était encore enfant.

En 2021, la ministre avait déclaré à  Radio J que « la communauté juive est la mienne ».

La ministre, qui a été reconnue « pupille de la Nation » à l’époque, a déjà pu s’exprimer sur son enfance dans l’émission Touche pas à mon poste de Cyril Hanouna sur C8. « Ça n’a pas toujours été simple. J’ai perdu mon père quand j’étais très jeune. Et donc on s’est retrouvé avec ma mère, qui avait deux filles et qui n’avait pas trop de revenus », confiait-elle alors, brisant l’armure comme rarement chez elle. Son statut lui permettra de faire des études et d’obtenir une certaine « autonomie financière » : « Je me suis accrochée et j’ai pu rentrer dans une école d’ingénieur où j’étais rémunérée par l’État et ça a été un vrai soulagement », a-t-elle aussi soufflé.

Dans un portrait plutôt bienveillant réalisé par Libération en 2015, quand elle s’apprêtait à prendre les rênes de la RATP, on apprenait par ailleurs qu’Elisabeth Borne « a été mariée (le Who’s Who mentionne Olivier Allix, ingénieur et universitaire – NDLR), a divorcé, vit avec quelqu’un, a eu un fils de sa première union ». Ce dernier se prénommerait Nathan.

Rien ne sera ajouté sur la famille ou le quotidien de la ministre. Tout juste glissait-elle à Libé « vivre et aimer le XIVe arrondissement » à l’époque et s’adonner à quelques hobbys : « se permettre ‘de voir des amis, la famille, d’aller au cinéma, au théâtre’ [ou encore] de lire ‘des romans parce qu’avec les essais, vous restez au bureau' »... On apprendra aussi via un portrait (moins tendre) du Monde, que ses auteurs préférés sont justement l’ancien journaliste Sorj Chalandon et le Finlandais Arto Paasilinna et qu’elle est adepte des longues randonnées en plein désert. De quoi lui offrir une endurance bien utile en politique.

Jforum avec www.francebleu.fr et  www.linternaute.com

11 Commentaires

  1. Bizarre on nomme toujours des français juifs pour des réformes difficiles
    Mendes France pour le problème de la décolonisation
    Stoleru et le regroupement familial
    Simone Veil et l’IVG
    Badinter et l’abolition de la peine de mort

    Quand on cherche le bilan de Édouard Philippe on ne trouve rien sinon le déclenchement des gilets jaunes et la mauvaise gestion du covid en mentant en permanence avec le gringalet Veran venant de la olé islamiste de Grenoble gère par le fou vert. Piolle qui fait fuir toute l’élite grenobloise qui ne reconnaisse plus leur ville
    Quand on cherche le bilan de Castex on ne trouve rien : du bla-bla bla à la manière gens du Sud Ouest : du vent à l’exception de décisions contradictoires du covid
    Les goyim sont ils. devenus nuls et peureux en gouvernant qu’on donne aux juifs les décisions difficiles en tant que futurs boucs émissaires ??et. dangereux quand ces goyim ont le pouvoir type Hidalgo ou Melenchon ( Belenchone deson vrai nom)ou Martinez tous bizarrement espagnolsd’origine?

  2. C’est un jeu dangereux du manipulateur Maqueron.
    Cette politicienne est surtout connue pour avoir bafoué les droits de l’homme en faisant de 15000 soignants qui ont refusé de servir de cobayes à une expérience clinique des gens sans droits, sans gagne-pain et sans dignité.
    C’est une manoeuvre connue des antisémites : ils cherchent à prouver que les Juifs ne sont pas mieux que les Goïm et que les Goïm auraient tort de se sentir coupables.

  3. Si elle réussi dans sa mission elle demeurera Madame Elisabeth Borne .
    Si elle échoue on lui rappellera qu’elle s’appelle Elisabeth Bornestein .

  4. Il me tarde de vérifier mes prochains virements de mes caisses de retraite .
    On verra si son CV impressionnant servira à quelque chose .

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