L’esprit malfaisant de BDS ne fait pas que menacer Israël ; il fait des ravages aux Etats-Unis et au royaume-Uni, menaçant le monde libre, encourageant le terrorisme et le rejectionnisme palestinien et il ne fait qu’augmenter un peu plus l’hostilité et la haine entre Juifs et Arabes. 

 

La décision rendue par l’Union Nationale des Etudiants (NUS) britannique de se joindre au Mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël a été essentiellement perçue comme un non-événement, un incident sans importance. 

Et, après tout, qui sont-ils? De tels organismes, disent les gens d’ici, prennent toujours des décisions insignifiantes. Dans le même temps, la déclaration du PDG d’Orange est survenue pour démontrer clairement que quelque chose est bien en cours. 

L’histoire prouve aussi que nous devrions justement nous en préoccuper. Une telle décision aussi « insignifiante » soit-elle a déjà été arrêtée il y a 82 ans. Et même à cette époque, y avait-il des responsables, menés par Winston Churchill, qui réalisaient qu’il s’agissait de décisions dangereuses de portée historique.  

A la fin janvier 1933, Adolf Hitler s’est emparé du pouvoir. Les vents de la guerre ont commencé à souffler. Il était déjà évident qu’il était complètement fou et prêt à tout. Dix jours après la nomination d’Hitler comme chancelier, l’Oxford Union Society a convoqué un débat pour discuter des craintes de guerre. Ce fut un débat houleux. La motion votée était incroyable : « Cette Maison, en aucun cas, ne combattra pour son Roi et son Pays ». Elle fut votée à 257 votes pour et 153 contre. 

 

BDS demonstration in Melbourne, Australia in 2010. 'Some of Netanyahu's statements and Israel's policy are worthy of profound criticism, but Israel is a democracy' (Photo: Reuters)
BDS demonstration in Melbourne, Australia in 2010. ‘Some of Netanyahu’s statements and Israel’s policy are worthy of profound criticism, but Israel is a democracy’ (Photo: Reuters)
 

Est-ce qu’une décision prise par un organisme étudiant n’est qu’un problème mineur? Churchill, l’homme qui voulait stopper l’Hitlérisme, a livré un discours féroce, huit jours après la résolution d’Oxford : 

« Je pense à l’Allemagne, avec sa spendide jeunesse aux yeux clairs défilant à travers les rues et routes du Reich en chantant leurs chansons antiques, exigeant la conscription au sein d’une armée ; cherchant avidement les plus terribles armes de guerre ; brûlant de souffrir et de mourir pour leur patrie. Je pense à l’Italie, avec ses ardents Fascisti, leur chef renommé et leur sens sévère du devoir national. Je pense à la France, anxieuse, à spon amour dévorant de la paix, le pacifisme au coeur, mais armée jusqu’aux dents et déterminée à survivre comme une grande nation dans le monde. On ne peut que ressentir une moue de mépris sur les lèvres d’humanité de tous ces peuples, en lisant ce message envoyé par l’Université d’Oxford au nom de la jeune Angleterre. Quel aveu abject, sordide, éhonté… C’est un aveu très inquiétant et écoeurant. »

Mais l’esprit d’Oxford s’est propagé à d’autres université identiques, et autant à l’étranger. 

Alfred Zimmern, professeur en relations internationales à Oxford, a écrit à l’ancien président de l’Union, responsable de ce débat, six mois plus tard. « Si on doit encore mettre K.O les Allemands une seconde fois, ce sera en partie de votre faute ».  

 Mais, le Professeur Zimmern avait-il raison ou tort? Est-ce vrai que les expression d’apaisement envers l’agresseur mènent tout droit à la guerre? Le 4 mai 1965, le Daily Telegraph a publié une lettre d’Erich von Richthofen, ancien officier de la Wehrmacht, qui a occupé un poste au sein de l’Etat-Major allemand, à l’époque de la Résolution d’Oxford : « Je peux vous assurer, et je le tiens d’une connaissance personnelle, qu’aucun autre facteur n’a plus influencé Hitler pour le décider à poursuivre sa voie que le « refus de combattre pour le Roi et le pays, provenant directement de ce qui était supposé être l’élite intellectuelle de votre pays », écrivait alors l’officier allemand. 

Les élites intellectuelles sont en train de retourner exactement au même endroit, ces temps-ci. Les organisations d’étudiants et de conférenciers, autant que le PDG d’Orange, servent de jalons sur cette voie du déshonneur. On peut dresser des argumentaires contre Israël. Certaines des déclarations du Premier Ministre Binyamin Netanyahu et certains points de la politique israélienne valent vraiment qu’on leur adresse une profonde mise en cause. Il existe un débat fondamental qui se déroule ici. La campagne anti-israélienne ne contribue pas à la réconciliation entre les Juifs et les Arabes. Elle ne fait qu’accentuer l’hostilité et la haine. 

 Le PDG d’Orange n’aurait pas exprimé son soutien au boycott, si ce n’était à cause de l’atmosphère créée par les mensonges de la propagande. C’est une atmosphère et une maladie qui ne fait pas que menacer la Grande-Bretagne, mais la totalité du monde libre. Une autre institution académique prestigieuse, la London School of Economics (LSE) a décidé de jumeler son syndicat avec l’Université Islamique de Gaza, à l’exception de toutes les autres universités, bien que certains dirigeants de cette université aient clairement affirmé que l’extermination des Juifs est un commandement qui doit être observé immédiatement. 

 

L’esprit malfaisant de BDS ne fait pas que menacer uniquement Israël. Il fait des ravages aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Il menace le monde libre.Il encourage la terruer et le rejectionnisme palestinien. Le PDG d’Orange est un nouveau jalon de ce grande parade du déshonneur. 

Churchill en prenait conscience, à cette époque et il était préoccupé du fait que ce déshonneur ne ferait que rendre la guerre plus proche et inévitable. 82 ans se sont écoulés et le monde libre refuse toujours de considérer que Churchill avait raison.

 Ben-Dror Yémini

 ynetnews.com

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