Bienvenue chez les facho-racistes de la bien-pensance.

Retour de la ségrégation raciale made in USA, organisation de réunions non mixtes par l’Unef en France. Le tout au nom de la discrimination !

Joe Biden est fatigué. Non parce que, saisi de vertiges (thèse plausible) ou à cause du vent (thèse officielle), il a trébuché trois fois en montant dans un avion mais parce qu’il a traité Vladimir Poutine de « tueur ». Ce n’est pas faux, soit dit en passant, même si le mot n’est pas très diplomatique. « C’est celui qui le dit qui l’est », a répondu le président russe dans le même langage de cour d’école. La formule s’applique à beaucoup de monde, ces temps-ci.

FOG - Bienvenue chez les facho-racistes de la bien-pensance

Les fascistes et les racistes ne sont plus ceux que l’on croit, par exemple. Pensez ! La très vénérable université Columbia de New York a décidé de rejoindre le mouvement lancé par d’autres universités, comme celle de Georgetown à Washington. Elle va instituer, en complément des événements traditionnels, sans doute appelés à disparaître, plusieurs cérémonies séparées de remise de diplômes selon la race, l’ethnie, les préférences sexuelles, les niveaux de revenu.

Rosa Parks et Martin Luther King n’ont plus qu’à se retourner dans leur tombe. Voici le grand retour de la ségrégation raciale, au nom de la bien-pensance. « Le Ku Klux Klan en rêvait et Columbia l’a fait ! » observe l’historien Éric Anceau. « Quelle cérémonie devront suivre les biraciaux ? » ricane la célèbre éditorialiste noire (et trumpiste) Candace Owens. C’est ainsi qu’en poussant au bout la logique du communautarisme, une grande partie de la gauche américaine est en train de réinventer une nouvelle forme d’apartheid. 

À quand les toilettes ou les places de bus selon l’origine ethnique ou identitaire ? Les abjections du Sud raciste d’antan sont de retour sous les atours du politiquement correct. Chacun chez soi, il ne faut pas mélanger les « races ». Toutes les ganacheries et billevesées made in USA finissant toujours par traverser l’Atlantique et par proliférer en France, c’est bien cette pente que nous allons descendre dans les prochaines années si nous ne réagissons pas.

Grâce soit encore rendue à Jean-Michel Blanquer d’avoir prononcé le mot qui convient – fascisme – à propos des pratiques « non mixtes » du même genre qui ont déjà cours chez nous, à l’Unef. Il est temps d’appeler un chat un chat. Notre pays ne saurait accepter, au nom des bons sentiments, des mœurs dignes du IIIe Reich ou de l’Afrique du Sud d’avant Mandela. Si la France veut rester la France, elle ne peut laisser un syndicat étudiant organiser des réunions interdites aux Blancs, sous couvert de lutte contre les discriminations, sous le prétexte de « permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent »

Si les mots « fascisme » ou « racisme » sont adaptés, on ne voit pas par quel miracle l’Unef, ex-paradis des harceleurs sexuels, pourrait échapper à une dissolution, comme celles qui viennent de frapper Génération identitaire ou le Collectif contre l’islamophobie en France. Mais nous sommes en France, la mère patrie de la politique du chien crevé au fil de l’eau. Gageons que ce « pouvoir » – les guillemets sont, hélas, de rigueur – fermera encore les yeux, ou ce qu’il en reste, sur cette nouvelle manifestation du tribalisme à la française. 

« Les bêtes sont au bon Dieu, mais la bêtise est à l’homme », écrivait Victor Hugo. C’est le commentaire qu’inspire la racialisation du débat public quand, partout en Occident, des têtes prétendues pensantes de la gauche reprennent à l’envers les fadaises d’Arthur de Gobineau dans son célèbre livre, Essai sur l’inégalité des races. Comme les petites frappes du syndicalisme étudiant, le comte était accablé par le métissage qui, selon lui, transformait les peuples en « buffles ruminants dans les flaques stagnantes des marais Pontins », « engourdis dans leur nullité ». 

Il n’y a pas si longtemps, la conjuration des imbéciles heureux nous expliquait que la théorie du « choc des civilisations », échafaudée par l’universitaire Samuel Huntington, était une affabulation et qu’au contraire, comme l’illustrait l’actualité internationale, ne riez pas, tout baignait entre elles. Désormais, ce « choc des civilisations » est là, jusque devant nos perrons ou nos porches. Il suffit d’ouvrir la porte !

Autant dire que ces délires et ces déviances antiuniversalistes sont, comme l’hallucinante cérémonie des César, autant de semences pour Marine Le Pen, qui se retrouve, toutes proportions gardées, dans la même position que François Mitterrand en 1981 : tout vient à elle et tout lui fait ventre, si j’ose dire. C’est à peine si elle a besoin de parler. Quand le « pouvoir » et la classe politique se réveilleront-ils ? Ils devraient songer à se dépêcher. Dans un an, la campagne présidentielle sera sur le point de se terminer§ 

Franz-Olivier Giesbert- Lepoint

3 Commentaires

  1. Depuis un demi siecle, la lachete des gouvernements successifs, y compris l’actuel, a fait son oeuvre diabolique
    Qu’en penseraient nos grands hommes, nos heros nos soldats et nos resistants, ceux dont le sang a coule pour notre France dont certain minable a nie sa culture, son patrimoine , et meme son Histoire. Allant jusqu’a la traiter de « genocidaire » ! (Algerie). Attention, le minable actuel est nocif et tres dangereux pour la FRance et les francais.

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