Netanyahou, interface entre Hamas et Olp pour sauver Gaza

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Netanyahou, interface entre Hamas et Olp pour sauver les gazaouis

 

Le 9 octobre 2018, l’Etat d’Israël a autorisé la livraison du fuel financé par le Qatar dans la bande de Gaza, afin de faire fonctionner la centrale électrique. Le premier Ministre israélien Netanyahou en a donné l’autorisation, en dépit de l’opposition formulée par le Président palestinien, Mahmoud Abbas qui contrôle les zone A et B de Cisjordanie. La situation apparait dès lors comme parfaitement ubuesque en ce qu’Israël intervient pour sauver la population palestinienne de la bande de Gaza, en dépit des dissensions interminables entre Hamas et Olp qui cherchent à ternir l’image en le rendant responsables des déboires palestiniens de la bande côtière.

Depuis des mois, les gazaouis vivent avec 4 heures d’électricité quotidien, en raison du refus par l’Autorité Palestinienne, de régler l’électricité fournie par Israël dans la bande de Gaza. Les gazaouis ont donc été soulagés par l’arrivée au point de passage de Kerem Shalom (entre Israël et la zone côtière), des 6 camions transportant 450 000 litres de combustible. Sur le plan pratique, le Qatar, paie le combustible livré via Israël, sous supervision onusienne. Bien évidemment, Mahmoud Abbas redoute que la Communauté internationale finisse par reconnaître le Hamas (puisqu’il passe des contrats avec lui) alors qu’il s’estime seul, légitime, pour contracter au nom des palestiniens. Aussi a-t-il menacé les gazaouis de rétorsions si les livraisons continuent (sic).

Pour sa part, la communauté internationale n’a toujours pas compris que le Hamas et l’Olp, définitivement irréconciliables, étaient les deux seuls problèmes des palestiniens. Aussi, continue-t-elle d’exiger un retour de l’Olp dans la bande de Gaza (dont elle a été chassée en 2007) puisqu’elle la considère comme seule autorité légitime. La situation est donc la suivante : Israël doit sauver les palestiniens d’une part, du Hamas bien qu’il refuse de le reconnaître comme entité étatique, et, d’autre part, de l’Olp qui empêche l’entrée des marchandises sur le territoire côtier, compte tenu des pertes de rentrée en terme de TVA collectée.

Lors de sa conférence de presse tenue à Jérusalem le 9 octobre 2018, Benjamin Netanyahu a reproché à Mahmoud Abbas d’aggraver les souffrances des habitants de Gaza et d’alimenter leur animosité contre Israël : « Abou Mazen les étrangle économiquement pour qu’ils se déchaînent contre Israël ». Il a donc évoqué la nécessité de « trouver des solutions concrètes afin qu’il cesse cet étranglement » dans la mesure où « Nous ne voulons pas que cette situation – appelons-la combustion lente – se poursuive », avant de conclure « J’essaie de trouver une solution qui rétablisse le calme et la sécurité. Je ne suis pas intéressé par des guerres inutiles».

Plus précisément, «  Nous agissons régulièrement pour prévenir les pertes … grâce à nos actions, il y a une certaine prudence, dirais-je, du côté des Palestiniens – et je pense qu’ils comprennent aussi que si un conflit éclatait ici, le prix à payer serait très élevé ». Netanyahou a également ajouté : « De nombreux pays, aujourd’hui, je peux dire que même les pays donateurs condamnent Mahmoud Abbas pour cela, et à juste titre ».

Pour le chef d’état-major militaire Gadi Eisenkot, les risques d’affrontements sont également susceptibles de se produire de se produire en Cisjordanie, depuis la décision américaine de limiter le financement destiné aux palestiniens, de nature à «placer le Président palestinien dans une situation potentiellement dangereuse ». Ainsi, Mahmoud Abbas, en mauvaise santé, pourrait bien perdre le contrôle des territoires qu’il contrôle en l’absence de réconciliation avec le Hamas.

Pour Gadi Eisenkot, Mahmoud Abbas  se livre à un mauvais calcul : «Abbas a fait saboter les négociations indirectes israéliennes avec le Hamas pour mettre fin à la violence quotidienne à la frontière à Gaza ». Abbas cherche en fait à intensifier la crise humanitaire dans la bande de Gaza pour provoquer l’affrontement.

En refusant, d’une part, de transférer les salaires à 75 000 fonctionnaires de l’Autorité palestinienne dans la bande et, d’autre part, de financer davantage d’électricité aux civils, il cherche à provoquer un étouffement des habitants de Gaza afin de provoquer un nouveau conflit entre le Hamas et Israël, pour qu’Israël porte un coup définitif au mouvement terroriste. Il pourra alors reprendre le pouvoir.

En fait, la « guéguerre » que se mènent l’Olp et le Hamas s’inscrit dans un cadre idéologique, qui fait fi des intérêts des populations arabes palestiniennes. Ce qu’ils cherchent, c’est plonger leur population dans un mal absolu pour imputer aux juifs, les causes de leurs malheurs, et les inciter à poursuivre le combat contre l’Etat juif.

Il est d’ailleurs symptomatique de constater que la population gazaouie est dans un état de délabrement physique, psychique et intellectuel profond : elle ne voit plus ni avenir ni espoir d’amélioration. Aussi, le phénomène sociétal auquel on assiste dans la bande côtière depuis quelques années tient à l’augmentation dramatique de la consommation de produits stupéfiants et l’importance du nombre de suicides.

On ne compte plus les sites destinés à la culture de la marijuana et les plantations de cannabis. De même, les palestiniens de Gaza sont de plus en plus addicts au Tramadol (appelé encore « cocaïne du pauvre ») : il s’agit d’un antidouleur, véritable drogue de synthèse fabriquée à base d’opiacés, vendu en dehors de toute prescription médicale, à bas prix. Bien évidemment, les responsables palestiniens déplorent ce phénomène en rendant les juifs reponsables de la toxicomanie des gazaouis.

De même, le nombre de suicides chez les palestiniens augmente de façon considérable (le phénomène est tu compte tenu du tabou islamique). Une fois encore, c’est le désespoir volontairement entretenu par le Hamas et l’Olp au sein de la population gazaouie qui est à l’origine de la volonté pour les ressortissants de mettre fin à leur jour, et dont Israël est rendu responsable.

Ce double phénomène sociétal n’est pas inintéressant pour l’Olp et le Hamas. En effet, c’est le profit recherché chez les candidats aux attentats qui se suicident en portant des ceintures explosives. Lorsqu’ils ont perdu la tête et tout espoir d’un avenir meilleur, ils deviennent utiles en emportant le maximum de personnes dans leur acte meurtrier. D’ailleurs, s’ils ne sont convaincus de la nécessité de se suicider, il est toujours possible de les motiver en leur expliquant que les souffrances « ici bas », seront compensés dans une vie future, remplie de vierges qui les attendent.

En somme, la philosophie palestiniste est cynique mais elle fonctionne à merveille.

Le 12 octobre 2018, le Ministre de la défense, Avigdor Liberman, a été obligé d’annoncer l’arrêt des livraisons de fioul à destination de Gaza, en raisons des violences palestiniennes à la clôture de séparation entre Israël et la bande de Gaza. Cette décision permet ainsi aux responsables palestiniens de parvenir à leurs fins : créer une nouvelle frustration chez les palestiniens et focaliser leur esprit sur la supposée responsabilité israélienne, dans leur détresse. Les palestiniens pourront alors redoubler d’énergie dans leur combat avec les juifs.

La communauté internationale, dupée, pense également qu’Israël est responsable de ce scénario machiavélique. Peu importe. La vérité finit toujours par triompher.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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