Hommage aux victimes de Mohamed Merah, à la Halle aux grains de Toulouse, le 19 mars 2014. — F. Lancelot / SIpa

Albert Chennouf-Meyer, père d’Abel Chennouf-Meyer, a exprimé sur les réseaux sociaux son ressenti à l’issue du procès d’Abdelkader Merah, frère de Mohammed Merah, le terroriste islamiste qui a tué sept personnes, à Toulouse et Montauban, au mois de mars 2012.

Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan Sandler, Gabriel et Arieh Sandler et Myriam Monsonégo.

Le 2 novembre 2017, la Cour d’assisses spéciale a rendu son verdict, et, si elle a condamné Abdelkader Merah à 20 ans pour le crime d’association de malfaiteurs, a refusé de retenir l’accusation de complicité pour les crimes commis par son frère.

Voici, sans autre commentaire, la déclaration d’Albert Chennouf-Meyer.

« Le procès Merah s’est achevé le jeudi 02 novembre 2017 à 19h00, dans un tohu bohu total, ce que je redoutais et que j’avais prédis, ce que j’avais appelé le grabuge. J’ai eu le nez creux, de toute façon, il fallait s’y attendre.

Ce procès a été marqué par la dignité des parents de victimes, contrairement à ce qu’affirme une « icône », toutes les parties se sont exprimées, la Cour nous a entendu sur notre vie d’après mars 2012 et ce, sans nous interrompre.

Les avocats des parties civiles ont été à la hauteur, ils ont tout fait pour tenter d’élever le niveau de ce procès historique, mais hélas, quelques uns d’entre eux ont failli à cette mission. L’occasion de se faire connaître, l’appât du gain de certains qui ont flairé la bonne affaire financière et la médiatisation de cette tragédie terroriste étaient propices, certains étaient à côté de leur sujet (notamment un avocat politique), d’autres réglaient des comptes avec leurs confrères …

Les avocats de la défense étaient cinq. Leur action, contrairement à ce qu’il a été dit, ne nous posait aucun problème. Ma famille et moi, sommes des démocrates, nous acceptons que les pires criminels soient défendus. On l’a bien fait pour Klaus Barbie, responsable d’un génocide dans les années sombres de la France, alors pourquoi pas les Merah …

En revanche, une personnalité, nommée Éric Dupond-Moretti, ce soit disant ténor du barreau parisien, a pourri ce procès du 02 octobre au 02 novembre 2017.

Il ne se passait pas une matinée ou une après midi sans que cet avocat alpague ses confrères, provoque les parties civiles, interrompe les séances, gesticule quand un élément mettant mal à l’aise son client ou dérange la « STAR », en se payant le luxe d’une altercation avec un journaliste qui lui a objecté s’il dormait bien avec le 50000 € sentant le sang des victimes collectés aux Izards …

Il a tout fait pour occuper l’espace dans tous les sens du terme. Votre serviteur n’a pas échappé à la règle. Il a été odieux et je défie quiconque de rapporter les propos exacts qu’on s’est échangé, lui et moi.

Jamais je ne lui ai manqué de respect, je l’ai vouvoyé en l’appelant Maître. Je défie la presse de publier notre échange.

Maître Dupond-Moretti, a osé dire qu’il a trouvé le procès de Nuremberg plus digne que celui des Merah. Il A RAISON ! Mais Ce qu’il oublie de préciser, c’est celui qui se plaint, en l’occurrence lui, qui l’a rendu indigne !

Affirmer qu’il « avait l’honneur de défendre les Merah », c’est l’abjection de trop qu’il a apporté aux familles de victimes. Monsieur Dupond-Moretti me rappelle une crapule dans un film ancien dont le titre m’échappe, et dont le tueur assistait aux obsèques de ses victimes, et ce, aux premières loges.

Je voudrais ajouter que la couverture des médias n’a pas variée, il n’y a que pour la femme voilée, nous le déplorons tous, et pas que la famille Chennouf-Meyer, Monet et Mendoza. Tous. Sauf que nous, on l’affirme sans ambigüités.

Cette femme que les médias encense, en mars 2012, elle a osé demandé et obtenu de la part du chef de corps du 17ème RGP de Montauban, d’enlever le cercueil d’Abel qui était entreposé dans la chapelle ardente avec ses camarades Imad et Mohamed, car mon fils n’est pas musulman, donc « impur » pour elle, selon l’islam a-t-elle affirmé à l’époque !

Le paradoxe, c’est que les militaires (leurs chefs) qui ne sont que des frères d’arme, ont accepté cette dégradation morale. Le cercueil d’Abel s’est retrouvé dans le couloir, ceux des deux soldats musulmans, eux, sont restés dans la chapelle ardente.

Comme l’a écrit ce matin sur sa page Facebook, une internaute franco-marocaine, l’intellectuelle, Madame Marie Ibn Arabi, « Pardon, toutes mes excuses, mais je ne vois pas en cette femme une humaniste attachée à la République » !

Je demande aux médias de diversifier leur travail car ils ont perdu toute crédibilité.

Beaucoup de gens disent, « on croirait qu’il n’y a que Madame Ziaten qui a perdu un fils ».

Personnellement, je n’en veux pas aux journalistes, le respect entre nous est mutuel, je sais que leur rédaction les censure mais eux, ils font leur travail.

Le verdict a été une affaire politique, un jugement politique, je regrette que les juges n’aient pas suivi les réquisitions de l’avocate générale Madame Naïma Rudloff, mais à titre personnel, il y a eu condamnation, contrairement à ce qu’affirme « acquitator »,!

La justice a fait le travail que les politiques par aveuglement et incompétence ont refusé de faire.

Si Squarcini avait écouté les fonctionnaires de Toulouse, on aurait échappé au bal des faux culs et le défilé des deux fausses « STARS », Maître Dupond-Moretti et Madame Ziaten ! »


La réaction de Monsieur Albert Chennouf-Meyer est un ressenti. L’armée, pour sa part, nie absolument ce type de discriminations entre victimes militaires du terrorisme.  ‌

3 Commentaires

  1. Je suis désolée que M. Chennouf ait eu, en plus de sa douleur, à supporter les exigences de L. Ibn Zlaten.
    Mais pas étonnée.
    Avec un membre de ma famille, l’an dernier, nous nous sommes rendus à une commémoration, sur l’invitation
    d’une association.
    Mme Ibn Zlaten paradait, envoilée islamiquement, ce qui nous interpella, vu que son fils était français,
    mort por la France — et non pour l’islam.
    Les chefs de l’Armée française ONT EU TORT d’accepter de faire le tri entre les morts, à Montauban.
    J’en ai honte.

  2. Je suis surprise que l’on ait déposé les corps de ces musulmans dans « une chapelle ardente » au nom de qui ou de quoi ? sont-ils chrétiens ?
    Quant à Latifa Ibn Ziaten, je ne vois en quoi elle vous dérange si elle fait le tour des collèges pour transmettre la bonne parole.
    Fichez-lui la paix, son coeur est en souffrance et pour la vie entière !
    Par contre , qui a réglé les honoraires de Dupont-Moretti ?

  3. A présent, je comprends la rancoeur d’Albert Chennouf-Meyer vis à vis de Latifah Ben Ziaten qui a eu un comportement des plus odieux à propos du corps de son fils Abel qui aurait gêné la religiosité du repos de l’âme de son fils. Les musulmans s’inventent leur propre religion >:o
    C’est une femme inculte, ça c’est pas difficile a déceler. Contre salaire, elle fut manipulé par le gouvernement Hollande pour faire la tournée des collèges de racailles afin de leur dire que la violence c’est pas bien et qu’il faut de l’amour entre les hommes et d’autres balivernes de ce niveau.

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