Général iranien : Nous formons l’armée chiite pour éradiquer Israël, combattre en Irak, Syrie et au Yémen

Des Civils et membres des Forces armées portent l’étendard qui sert de linceul aux cercueils du Général Mohsen Ghajarian, devant et de cinq de ses miliciens des Gardiens de la Révolution Iranienne tués en Syrie. (File photo: AP). Par Salah Hamid, Al ArabiyaTuesday, 23 Août 2016
Le Général en retraite Mohammad Ali Falaki, qui est actuellement l’un des dirigeants des Forces iraniennes en Syrie, a récemment révélé que l’Iran a formé une « Armée Chiite de Libération » (sic. selon, ses termes), dirigée par le Commandes de la Force Al Qods,le Général Qassem Soleimani. 

Les Forces Qods, aussi appelées Pasdaran en Farsi (perse), sont une unité des forces spéciales du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI) responsable des opérations extra-territoriales de la République Islamique. 

« L’Armée Chiite de Libération combat actuellement sur trois fronts : l’Irak, la Syrie et le Yémen », a t-il déclaré à l’Agence de presse Mashregh, qui est proche des Gardiens de la Révolution , dans une interview publiée jeudi.

Le général à la retraite a déclaré : « Cette armée n’est pas uniquement composée d’Iraniens, mais recrute localement dans les régions qui sont les témoins des combats ».

Falaki, qui dirige une partie des combats des GRI en Syrie, afin de prêter assistance au régime du Président syrien Bachar Al Assad, donne son avis disant qu’il « n'(est pas prudent d’impliquer directement des forces iraniennes dans le conflit syrien ».

« Le rôle de notre personnel devrait se limiter à l’entraînement, à la préparation et à l’équipement des Syriens, qui devraient combattre dans leur propre zone de guerre », ajoute t-il.

Eradiquer Israël

Falaki a déclaré que le principal objectif, à l’origine de la formation du premier noyau dur de « l’Armée Chiite de Libération » consiste à « éradiquer Israël, en particulier parce que cela fait déjà 23 ans que ces bataillons se trouvent aux frontières d’Israël ».

Lez Général, qui est aussi un vétéran de la guerre Iran-Irak, a aussi critiquer Téhéran pour son incapacité à recruter des Afghans et pour n’avoir pas créé un groupe aussi fort avec un vrai leader parmi eux, dans la ligne du mouvement Hezbollah au Liban et du groupe milicien qui a à sa tête Hassan Nasrallah.

« Nous avons considéré les réfugiés Afghans comme de dangereux délinquants et des mercenaires, au cours des 30 dernières années », dit-il. « Nous n’avons pas suffisamment travaillé à produire des groupes afghans et des dirigeants afghans, comme on l’a fait au Liban, au Yémen et au Bahrain ».

L’ONU dit qu’ils y a environ 950.000 citoyens afghans enregistrés comme vivant en Iran, mais Téhéran situe le total de ce nombre autour des 3 millions d’individus.

Cependant, Falaki fait l’éloge des sacrifices consentis par les milices afghanes « Fatemiyoun », en Syrie. Il affirme que ses hommes ne reçoivent guère plus de 100 $ pour se porter volontaires pour y combattre, démentant ainsi qu’ils s’engageraient pour toucher des sommes d’argent importantes.

Il a déclaré que les milices afghanes en syrie « sacrifient leurs vies pour rien », en particulier depuis que leur gouvernement à Kaboul a décidé d’arrêter ceux qui combattent en Irak, par des peines de plus de 18 ans de prison;

Les Gardiens de la Révolution ont encore des « problèmes quand ils traitent avec les afghans, d’une manière amicale et fraternelle, parce qu’au regard des Iraniens, les Afghans sont perçus comme des êtres inférieurs ».

Il rappelle que les Pakistanais ont aussi leur groupe de miliciens, les « Zeynzabioun », que les Irakiens ont leurs « Heydaryioun », alors que les Libanais ont le Hezbollah.

Falaki déclare qu’il existe encore une autre division au sein du Hezbollah, regroupant à la fois des milices Irakiennes et des syriennes.

Tous ces regroupements de milices combattent sous le commandement du CGRI, tous portent « le même uniforme » sous le même drapeau.

Cet article a d’abord été publié sur le site en arabe pour la chaîne d’actualité Al Arabiya

Dernière mise à jour : mardi 23 Août 2016 KSA 22:10 – GMT 19:10

L’Afghanistan arrête un diplomate iranien recruteur de combattants-terroristes chiites.

 

Qurban Ghalambor est le représentant du Bureau du Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei à Kaboul.

Afghan security in Herat. (AFP/Aref Karimi)

BEYROUTH – L’Afghanistan a arrêté un Responsable Iranien important pour ses activités de recrutement de Chiites, pour le compte du régime syrien , selon les reportages des médias. 

 

Un organe de presse appartenant au mouvement réformiste du pays, a révélé dimanche que Qurban Ghalambor, le réprésetant du Bureau Du Guide Suprême d’Iran, l’Ayatollah Khamenei – est actuellement détenu pour avoir « recruté des combattants chiites afghans afin de les envoyer en Syrie ».

Les services de sécurité (et de renseignements) afghans ont transféré Ghalambor d’Herat jusqu’à la capitale Kaboul, où de plus amples investigations sont menées, selon une traduction en arabe d’un reportage de Saham News, préparé par le site d’actualités kurde Bas News.

Saham News— qui est lié au réseau politique réformiste iranien de Mehdi Karroubi – ajoute qu’une personnalité chiite afghane, Issa Hosseini Mazari – le chef de l’Agence de la Voix de l’Afghanistan – a appelé les autorités à relâcher Ghalambor. 

Al-Jazeera a aussi couvert l’incident, en rapportant dimanche que Ghalambor est le responsable officiel chargé d’expédier les combattants chiites afghans en Syrie. 

Le réseau d’actualité cité des sources du gouvernement afghan disant que l’Iranien a été détenu à l’extérieur de son domicile d’Herat, qui est situé à l’ouest de l’Afghanistan est tout près de la frontière de l’Iran.

Téhéran recrute des milliers de réfugiés Hazaras d’Afghanistan qui s’expriment en Farsi (perse) et qui vivent en Iran, afin de les envoyer au combat au sein de la brigade Fatemiyoun, formée à la fin 2014 par des officiers du corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI).

« L’Iran exhorte les Afghans à défendre les sites sacrés chiites et offrent des incitations financières et une résidence légale en Iran, afin de les encourager à rejoindre les milices pro-syriennes du régime », déclarait le rapport Human Rights Watch en janvier 2016, condamnant Téhéran pour son recrutement d’Hazaras afghans paupérisés.

Les Afghans ont été jetés dans les combats aux côtés des forces du régime à travers toute la Syrie, un grand nombre d’entre eux mourant dans les provinces d’Alep ou de Dera’a, à la frontière israélienne.

 

Le rédacteur en chef de NOW Albin Szakola (@AlbinSzakola) a écrit ce reportage. 

Publié le : 29/08/2016 01:08 PM

Adaptation : Marc Brzustowski

3 Commentaires

  1. Comme Daesh , nous les israéliens on les attend au tournant , ils se croient encore du temps des contes des mille et une nuits !
    Ephtaïm .

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