Les bombes incendiaires contiennent habituellement du phosphore, ce qui peut produire des brûlures semblables au napalm. Elles mettent le feu et produisent des températures allant jusqu’à 10 fois le point d’ébullition de l’eau. Ces armes causent des brûlures intensément douloureuses, allant souvent jusqu’à l’os, et peuvent également endommager les systèmes respiratoires des victimes. Le traitement des brûlures est difficile et peut être atroce.

Leur utilisation a augmenté en Syrie, selon des militants et des groupes de défense des droits de l’homme, avec une légère hausse notable depuis que la Russie a officiellement commencé les opérations.

La Russie aurait aussi utilisé des bombes incendiaires en Syrie, selon l’ONG Human Rights Watch, des accusations basées sur des images de la télévision russe d’Etat.

Ces armes ne sont pas interdites, mais la Russie est parmi les 113 nations signataires d’un accord qui interdit leur utilisation dans les zones à forte concentration de civils.

Human Rights Watch a déclaré que les armes incendiaires ont été utilisées au moins 18 fois au cours des neuf dernières semaines, en notant que ces 18 fois étaient les seules qui ont pu être prouvées sur les 40  attaques ayant eu lieu.

L’ONG a cité une émission du Juin 18 qui montre un avion russe en Syrie armé de bombes incendiaires, comme preuve que la Russie contrevenait au Protocole III de la Convention sur les armes classiques.

D’autres signataires, y compris les États-Unis, ont été accusés dans le passé d’utiliser de telles armes, souligne le New York Times  – mais les militaires demandent à ce qu’elles ne soient utilisées que sur des cibles militaires légitimes.

Human Rights Watch a rendu compte en 2012 et 2013 que le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad avait utilisé des bombes incendiaires dans des dizaines d’attaques, dont une sur une école qui a tué des dizaines d’enfants.

Le nouveau rapport est venu quelques jours seulement après qu’un hôpital ait été attaqué au gaz de chlore à Alep.

Les deux parties en conflit ont été accusées d’utiliser des armes chimiques, ce que le régime et les rebelles nient.

En vertu d’un accord de 2013 entre la Russie et les Etats-Unis suite à une attaque au gaz sarin mortelle à Ghouta, la Syrie a rejoint la Convention des Nations Unies contre les armes chimiques et a promis de remettre toutes ces armes à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour qu’elles soient détruites.

New York Times

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