Les 4 secrets du contrôle de l’escalade par l’Iran

4
3384

Les secrets iraniens pour mener des attaques sournoises :

Surprise, rigueur, gestion de l’escalade, armes précises, dont un nouveau missile de croisière

Quatre atouts secrets expliquent le succès de l’Iran dans la demi -douzaine d’attaques contre les alliés des États-Unis au cours du mois dernier, avec un pic récent dans le sabotage de deux pétroliers dans le golfe d’Oman le jeudi 13 Juin. Ces atouts-maîtres sont répertoriés par des sources militaires de DEBKAfile

L’Élément de surprise : avant que le sabotage des quatre pétroliers, les 12 et 14 mai, devant le port de Fujairah (Émirats arabes unis), aucune agence de renseignement, américaine, du Golfe ou israélienne, n’a soupçonné l’attaque. Les services de renseignements ont révélé que l’Iran avait activé des milices chiites pour attaquer des bases militaires américaines proches de la frontière syro-irakienne, alors que quatre des six attentats ciblés ont visé, jusqu’à présent les installations pétrolières du Golfe et aucun -jusqu’au 15 juin – ne visait les objectifs militaires américains. Ce jour, en effet, 3 obus de mortier ont frappé le sol de la base irakienne de Balad, où logent des troupes américaines.

Téhéran a réussi à cacher ses plans aux yeux des agences d’espionnage hostiles et à les surprendre.

Normes d’exploitation professionnelles rigoureuses : les unités de la marine iranienne et des forces spéciales affectées à ces attaques se sont montrées extrêmement compétentes. Attacher des mines de patelles aux coques de quatre pétroliers (en mai) et les faire exploser dans un ordre précis, sans être détectés par les forces américaines ou autres présentes dans la région, a nécessité des compétences militaires de haut niveau. La même chose s’appliquait aux roquettes, qui avaient précisément pour but d’exploser à proximité de l’ambassade des États-Unis à Bagdad sans endommager le bâtiment, ou la Katyusha tirée dans la Zone Verte le 15 juin, et le même jour les 3 obus de mortier contre la base de Balad. Ces attaques ont atteint leur objectif exact, qui était d’éviter de causer des dommages tout en prévenant les Américains que d’autres problèmes étaient à venir. Les roquettes visant les positions de l’armée israélienne sur le Mont Hermon ont également été programmées pour être inoffensives.

Les étapes d’escalade : Les attaques initiales n’ont fait aucune victime ni aucun dommage irréversible sur les quatre pétroliers situés en face du port de Fujairah. Les frappes suivantes contre les stations de pompage d’oléoducs saoudiennes ont retardé l’écoulement de l’hydrocarbure dans l’oléoduc est-ouest, mais les dégâts ont été rapidement réparés. Cependant, l’attaque du 13 juin contre les deux supertankers, dont un a pris feu dans le golfe d’Oman, était une escalade dangereuse. Alors que les soldats iraniens ont été filmés en train d’enlever une mine de patelle non explosée sur la coque du navire Japonais Kokuka Courageux, les témoins à bord du pétrolier ont nié que l’explosion avait été causée par des mines et prétendu qu’elle avait été causée par «des objets volants».

Cet incident fait l’objet d’une enquête. Les experts militaires soutiennent que l’explosif, qu’il soit causé par des mines magnétiques ou par une torpille, doit avoir été implanté par des saboteurs sur des bateaux rapides ou des mini-sous-marins, qui ont pénétré jusqu’aux pétroliers sans être détectés par les navires de guerre américains, britanniques ou français qui patrouillaient sur cette important voie navigable internationale. –

Armes précises : toutes les armes que les Iraniens ont utilisées jusqu’à présent ont fonctionné sans défaut, aucune n’ayant manqué d’imprimer sa marque. Selon des sources militaires, jusqu’à présent, personne ne s’était rendu compte que l’Iran était en possession d’un système d’arme capable de frapper une cible avec une marge d’erreur de seulement 1,5 mètre. C’est ce qui a été découvert, pour la première fois, le mercredi 12 juin, lorsque les rebelles yéménites houthis ont tiré le nouveau missile de croisière Soumar iranien sur l’aéroport d’Abha, dans le sud-ouest saoudien, frappant et détruisant directement la tour de contrôle. Cet incident a révélé que l’Iran avait livré ce missile de croisière aux rebelles du Yémen, ou envoyé des composants pour les assembler, franchissant ainsi une nouvelle ligne rouge. Aux États-Unis et en Israël, l’inquiétude se focalise, maintenant, sur l’éventualité que Téhéran décide maintenant d’armer son séide libanais, le Hezbollah, avec le missile de croisière Soumar, qui transporte une demi-tonne d’explosifs et peut atteindre jusqu’à 2 500 kilomètres de distance.

   et les 

Adaptation : Marc Brzustowski

Iran’s secrets for pulling off sneak attacks: Surprise, precise weapons, a new cruise missile

4 COMMENTS

  1. Ici en Israël , nous savons que ces missiles de croisière iraniens finiront pulvérisés avant même qu’ils puissent causer dommage !

  2. Bravo Hussein et l’Europe et sa vendue de représentente qui feront dégénérer cette situation en guerre totale.
    Tous des munichois

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.