Laisse tomber chéri, je te laisse ton barbecue

J’aime les hommes 2  par Sophie de Menthon

Laisse tomber chéri, je te laisse ton barbecue

Sophie de Menthon  Laisse tomber chéri, je te laisse ton barbecueSophie de Menthon Photo: D.R.

Quand les féministes veulent la peau des hommes!

Et des femmes par la même occasion ! Cette pseudo égalité des sexes finit par être un problème sociétal. Que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et les mêmes salaires, on est d’accord. Mais indéfiniment vouloir réduire les différences à des conséquences déplorables sur nos comportements et le bonheur des unes et des autres?

Certes, les femmes ont été dominées par les hommes depuis… que le monde existe ! Faut-il pour autant « venger sa race » comme le revendique notre prix Nobel de littérature Annie Ernaux ? Certes, il faut rétablir la situation, mais occupons-nous d’abord et surtout des dernières esclaves de l’humanité que l’on cache à nos yeux en les voilant dans des pays en guerre idéologique et religieuse. Iran, Pakistan…

Vers l’indifférenciation

Mais stop à ce féminisme qui relève plus d’une idéologie anti-masculine. Et arrêtons de penser que toutes les femmes sont battues, car cela nuit à celles qui le sont vraiment.

Pour soi-disant remédier une bonne fois pour toutes à ce qu’on appelle les “violences sexistes et sexuelles”, il faudrait désormais indistinctement considérer les femmes et les hommes en toute circonstance, ne plus les différencier. Le gout du nivellement n’est pas que professionnel, il est sociétal. Or, les hommes ont une force physique que n’auront jamais les femmes, ils n’aiment pas les mêmes choses, ils n’ont pas les mêmes instincts, pas la même forme d’amitié ou même parfois d’amour, et ils n’ont pas envie, ne vous en déplaise, de faire forcément les mêmes métiers etc. Et c’est tant mieux ! On sait bien tout ça, mais on est obligé de le redire, tant que cela sera nié par nos ultras féministes aux grands cœurs… haineux ! Laisse tomber chéri, je te laisse ton barbecue.

Sandrine Rousseau à Poitiers, 20 août 2021 © NOSSANT/HARSIN ISABELLE/SIPA

Je ne suis pas forcément d’accord sur le fait que les filles doivent absolument jouer au foot. Et si elles préfèrent les tutus ? Les hommes sont priés de se mettre à la couture, d’accoucher en même temps que leur femme : si certaines peuvent se satisfaire que les pères adoptent la couvade africaine, point trop n’en faut non plus. Laissons aux femmes le triomphe de la maternité. Les pères ne doivent pas être des mères comme les autres, et surtout avec toutes les mêmes attributions.

Cellezéceux

La mode suit et nos vêtements tendent vers une homogénéité dans le style cool, jeans et sweats taille unique, qui rendent les corps des jeunes filles informes. L’objectif : se ressembler toutes-et-tous. « Tous les garçons et les filles …» On aurait encore le droit d’écrire cette chanson ? « Ils » sont devenus une catégorie unisexe, nos djeun’s. Parlons-en encore de l’unisexe, car nier une certaine féminité a contribué à évincer l’élégance et le raffinement dans nos rues, la coquetterie a disparu du vocabulaire, et être crado semble désormais plus tendance. Même la haute couture ne sait plus à quel code se vouer…

Le cellezéceux qui a envahi les discours (un véritable échec oratoire !) ne reflète pas la réalité de ce qui est en train de se produire, car en fait on nous veut de plus en plus identiques ou interchangeables. Tout cela est assez malsain, le sous-jacent étant que l’homme est par définition coupable et qu’il faut le punir et le déviriliser, qu’il ne doit pas être dominant (moi, j’aime bien) et surtout ce n’est pas ainsi que l’on empêchera les femmes d’être maltraitées, voilées, ou violées. Simultanément, la sexualité elle-même est devenue… unisexe ! Attaquons-nous sérieusement à cette invasion terrible du porno, surtout celui qui est à la portée des jeunes et qui est une violence faite à la sexualité d’une toute jeune fille, éliminant tout romantisme lié au sexe, le respect des femmes, et rangeant la pudeur au rayon du ringard, détruisant les interdits psychologiques et moraux qui avaient du bon quoiqu’on en dise, empêchant de libérer les instincts les plus violents.

Confusion des genres

Confusion des genres ! Il faudrait que les hommes se féminisent, qu’ils luttent contre leur nature profonde qui serait de brimer et écraser les femmes. Gommer toutes les caractéristiques dites masculines dans la vie quotidienne, ah bon ?

J’aime bien que les hommes portent ma valise, ils sont plus forts quand même ! Mais je dois la tirer grâce aux roulettes c’est plus égalitaire. Je ne suis pas capable de changer de chaîne, de zapper correctement, je ne veux pas descendre la poubelle mais je ne veux pas non plus que mon homme repasse mon chemisier, je ne trouve pas ça sexy ! Et je veux bien lui repasser, sa chemise. Je n’ai pas un sens inouï de l’orientation et je suis tellement conditionnée que je pense que lui est meilleur pour ça, et ça me va… c’est bon d’être un peu conditionnée, qu’il m’ouvre la porte, qu’il s’efface devant moi, qu’il se lève quand j’arrive à la table du restaurant. Le plus terrible c’est que je suis certaine qu’il y en a qui ne voient même pas de quoi je parle. « Je suis une femme, et toi c’est quoi ton superpouvoir ? » !

Laissez-nous des gentlemen, des romantiques, des bricoleurs du dimanche, des soupirants, quelques machos au cœur tendre, des rugueux affectifs, des sigisbées… Pas des brutes ! J’aggrave mon cas: Laissez-nous nos « vrais » hommes. Là, je risque la garde à vue sur le thème : c’est qui les « faux » ?

Une femme est un être sans défense… Mais jusqu’à ce que son vernis soit sec !

Sophie de Menthon  www.causeur.fr
Chef d’entreprise, présidente du mouvement ETHIC.

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