Raphaël Nisand – La liberté a un nom : Le vaccin

Le Président de la République avait donné le ton lorsqu’au début de la crise sanitaire, lors d’une de ses premières allocutions télévisées, consacrée à la pandémie, il avait déclaré que nous sommes en guerre.

Un an après, avec les millions de morts provoqués par le virus au niveau mondial et des dégâts incommensurables pour les économies et les individus, le propos semble incontestable.

A l’époque, il avait été brocardé et cette comparaison avec la guerre semblait exagérée. La guerre a été menée à tous les niveaux. Les banques centrales ont fait en sorte que la dette n’étouffe pas les économies nationales, les pays développés ont fermé plusieurs secteurs de l’économie et ont essayé de mettre un grand nombre d’entreprises sous perfusion afin d’éviter qu’elles disparaissent.

La recherche scientifique et les laboratoires pharmaceutiques ont reçu des crédits considérables pour inventer médicaments et vaccins dans un délai incroyablement court. Pour la quasi-totalité des gouvernements du monde, quelle que soit leur orientation politique, ce défi est apparu comme une urgence absolue sous peine de mort.

Les médicaments n’ont pas encore été véritablement trouvés mais les vaccins oui et ces découvertes mises en application par plusieurs grands laboratoires changent tout. Les vaccins n’ont rien d’un bien commun, ils sont la trouvaille des chercheurs.

Dans les pays où la vaccination a commencé massivement dès la fin décembre 2020 ,le nombre de morts et de cas graves est en chute libre.
La Grande Bretagne prévoit un déconfinement total pour le mois de juin et en Israël ce déconfinement total devrait intervenir dès avril.

Aux Etats-Unis ce sont chaque jour 1,7 millions d’Américains qui sont vaccinés alors que nous en sommes poussivement à 3 millions en France.
Dans la course à la vaccination l’Europe est incontestablement très mal classée car elle manque de vaccins.

Il est évident qu’il est absolument nécessaire de vacciner au plus vite pour que l’économie reprenne , que toutes les libertés soient rétablies et pour éviter l’arrivée de nouveaux variants auxquels il ne faut pas laisser la place, mais en Europe il est malheureusement impossible de vacciner rapidement les gens qui en ont besoin ou qui le souhaitent.

Au surplus, comme des enfants gâtés , nombreux sont ceux qui attendent que l’immunité collective soit acquise par les piqûres faites aux autres, ou encore parce-que le vaccin c’est trop beau pour être vrai, ou pire encore parce-qu’on leur propose tel vaccin et qu’ils en voudraient tel autre alors pourtant qu’il est scientifiquement acquis que les vaccins s’équivalent.

La vie en société n’a rien à voir avec l’anarchie ou l’individualisme.
Quand on entre dans une voiture on doit s’attacher sinon on est puni et à l’heure actuelle on est obligé de mettre le masque sous peine de contravention et ce ne sont là que 2 exemples parmi les milliers d’injonctions qui nous sont faites et que nous respectons pour pouvoir vivre en société.

Lorsque les vaccins seront là pour tout le monde, l’injection deviendra une injonction.

La responsabilité des gouvernements c’est de fournir ces vaccins au plus vite et celle des citoyens ce sera de se vacciner.

C’est le seul moyen de gagner une bataille décisive contre le virus et de retrouver nos libertés chéries.

Raphaël Nissand
Chroniqueur sur Radio Judaïca

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