Istanbul : soutien à BDS et désunion populaire

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Conférence palestinienne à Istanbul, symbole de désunion populaire

Une Conférence internationale sur la Palestine s’est tenue à Istanbul du 27 au 29 avril 2019 sur le thème : « la question de Palestine: l’examen de l’histoire, la géo-politique et les perspectives d’avenir ». Organisée par le Centre pour l’Islam et les affaires mondiales (CIGA) de l’Université Sabahattin zaim d’Istanbul, elle n’a pas permis l’expression pluraliste qui sied à la démocratie mais est restée enfermée dans des convictions ressassées, interdisant toute évolution du phénomène palestiniste. Si les conclusions des débats se situent aux antipodes de la pensée démocratique, le fait marquant reste l’incapacité pour les palestiniens à s’unir autour d’un projet sociétal.

Le seul consensus trouvé entre les orateurs, les universitaires et les nombreux étudiants qui y participaient s’est focalisé autour du soutien au mouvement BDS, du combat contre l’accord du siècle du Président américain Donal Trump et le rejet de toute normalisation avec Israël (sic). Ce positionnement idéologique illustre bien évidemment le rejet palestinien de trouver une solution négociée avec Israël bien qu’il soit dans son intérêt. C’est bien regrettable mais il s’agit d’une constante palestinienne : le combat contre toute initiative diplomatique qui aboutirait à organiser une relation harmonieuse entre juifs et palestiniens.

Le soutien au mouvement BDS, combattu voire illégal dans de nombreux pays démocratiques, est parfaitement absurde. Les palestiniens tentent d’assimiler l’Etat juif à l’Afrique du sud, au moment de l’apartheid bien que les situations ne soient en rien comparables. Le Mouvement BDS est juste devenu le moyen d’exprimer l’antisionisme et l’anti israélisme viscéral de ses partisans, déguisé sous l’apparat d’une supposée expression démocratique.

En effet, le Mouvement de Boycott des produits israéliens s’est organisé, à l’origine, dans un triple objectif insensé : tout d’abord, l’organisation demande « l’arrêt de l’occupation et de la colonisation des terres arabes » (alors qu’aucune terre n’est occupée et que les prérogatives israéliennes en Cisjordanie résultent uniquement des accords de paix israélo palestinien d’Oslo). Ensuite, le mouvement BDS réclame l’égalité complète des citoyens arabo-palestiniens d’Israël (ce qui est bien déjà le cas puisque la population arabe, en Israël, jouit des mêmes droits que tous les citoyens du pays). Enfin, BDS exige le retour de millions de palestiniens disséminés dans le monde en Israël, bien qu’ils n’y aient jamais mis les pieds et qu’ils ne supportent pas les juifs.

En outre, il est surprenant que la conférence en Turquie appelle au rejet du plan de Trump alors que, tout d’abord, personne n’en connaît le contenu et que, de surcroît, il a au moins le mérite de chercher une solution qui améliorerait la situation des palestiniens (qui ne cessent de déplorer leurs conditions de vie).

Enfin, comment rejeter la normalisation avec l’Etat juif alors qu’il s’agit du seul moyen, pour les palestiniens, de sortir de leur comportement guerrier et terroriste, dont plus personne ne veut entendre parler dans le monde démocratique et dans une grande partie du monde arabo musulman…

Or, au lieu d’avancer sur les idées progressistes qui militent pour une réconciliation des frères (supposés) ennemis, les palestiniens sont restés accrochés à leurs  standards absurdes qu’ils se répètent en boucle :

La conférence a d’abord rappelé les jérémiades ininterrompues des palestiniens: « des décennies de déplacement, de souffrance, de détention et de destruction, alors que les palestiniens aspirent à la réalisation leurs droits politiques et humains fondamentaux, en l’occurrence justice et Etat» (sic). (En fait, justice et Etat palestinien consistent dans l’annihilation du droit des juifs et de leur Etat).

Ensuite, la Conférence s’est intéressée sur le moyen de combattre Israël avec le thème « la géopolitique du conflit et l’essence même de la lutte, à savoir la terre et le peuple, dans toutes les zones géographiques ». (Bref, la poursuite du combat)

Enfin, il est dommage que le débat sur « les défis les plus pertinents liés à la cause palestinienne, notamment les problèmes de Jérusalem, le droit au retour, la construction et l’expansion des implantations juives en Cisjordanie, le siège de Gaza, et …le déni des Palestiniens » n’ait pas été construite avec des israéliens.

En tout état de cause, ce qui a marqué la conférence, c’est l’absence de capacité, pour les palestiniens, de s’unir autour d’un projet commun et constructif. Les palestiniens rejettent, pour l’heure, la création de deux Etats palestiniens (en Cisjordanie et à gaza)  sans pour autant être favorable à la création d’un Etat palestinien unique, et démocratique. Nombreux orateurs ont toutefois martelé que le premier objectif devait être la création d’un Etat venant d’une direction palestinienne qui reflèterait les aspirations des palestiniens. Pour autant ils ont été incapables de montrer cette unité.

Même le petit fils de Nelson Mandela, Zwelivlile Mandela est venu à leur secours en rappelant que son grand père n’était que le visage du mouvement qui englobait des millions d’hommes et de femmes du peuple dont les luttes et les sacrifices ont vaincu l’apartheid. Poutre autant, il n’a pas réussi à convaincre les orateurs qui imploraient les palestiniens à s’unir autour d’un discours national.

Ce qui est ressorti, c’est que les palestiniens ne supportent pas la guerre que se mènent le Fatah et le Hamas depuis 2006, à l’origine de la scission entre les entité de Cisjordanie et de Gaza en 2007. Voire, Ils se sentent trahis par leurs dirigeants. Ainsi, en 2006, au lieu d’engager toutes les factions dans un dialogue national, le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a donné aux factions rivales un ultimatum pour accepter ou rejeter son projet. Abbas et les factions belligérantes ont donc trahi l’esprit insufflé et, finalement, le Fatah et le Hamas se sont lancés leur confrontation tragique à Gaza l’année suivante. Ainsi, les palestiniens se sont entretués en 2007, alors que les dirigeants répétaient sans cesse que « le sang palestinien devait être respecté ».

Depuis, les Palestiniens restent désunis et incapables de s’organiser : Hamas et Djihad Islamique et les autre mouvances terroristes restent attachés au principe de l’éradication d’Israël alors que le Fatah est favorable à la discussion avec l’Etat juif, (ce qui a d’ailleurs conduit le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, à considérer qu’Israël « n’avait pas de partenaire pour la paix »).

En somme, les manifestations hebdomadaires palestiniennes à la frontière de la bande de Gaza qu’ils appellent « Marches du retour » ne sont qu’une tentative désespérée pour les palestiniens, non de marquer leur envie de vivre en Israël, mais simplement de se libérer de leur enfermement idéologique dans lequel le Hamas les confine.

A leur décharge, le texte Coranique, dans sa rédaction contemporaine, peut laisser entendre aux palestiniens qu’ils doivent combattre l’entité sioniste jusqu’à la fin des temps. La Conférence n’a, hélas pas, abordé la question de la réforme et de l’adaptation du Coran aux réalités contemporaines, problème véritablement central.

5 COMMENTS

  1. Les dits “palestiniens” , un peuple qui n’a jamais été un peuple vu que le seul peuple existant lorsque cette TERRE a été dénommée PALESTINE par les ROMAINS en 132 était les juifs ( le peuple Hébreu ) . les arabo-musulmans sont les véritables usurpateurs de cette TERRE d’ISRAERL !! ET le JOUR où les ” neurones ” de l’ ONU finiront par comprendre , une réelle solution pourra être entreprise !!!

  2. Allez encore un petit effort pour que le monde se rende compte que le peuple palestinien n’est ni un peuple ni palestinien. Bref qu’il a dépensé son temps et son argent en vain.

  3. Des gens moyenâgeux qui vivent au XXI iéme siècle .

    Ils n’ont rien compris et ils ne comprendront jamais rien : DES BRELS .

    Poursuivons la route que D. nous a tracée depuis 48 .

  4. Pauvres palestiniens, ils sont tellement dans un esprit de guerre, qu’ils la vivent déjà au quotidien entre eux. Et comme tout organisme skyzofrène, quand on imagine qu’ils peuvent avoir changé, en fait ce n’est à chaque fois qu’une alternative pendulaire, et plus ça change, plus c’est la même chose. Ce peuple a besoin d’une maman qui le câline et lui change ses couches-cultes afin qu’il puisse construire pour une fois les bases de ses origines inexistantes❣️ Sans quoi, il restera dangereux, tout d’abord pour lui-même ❗❗❗

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