Après les bombardiers, les S-400 russes pour la base iranienne de Poutine
Le dernier chaînon manquant au nouveau bloc russo-turco-iranien de Vladimir Poutine serait une visite à Téhéran de Recep Tayyip Erdogan pour y conclure un pacte militaire avec l’Iran. 

 

Des transporteurs aériens géants russes Antonov An-124 sont prêts à décoller, mercredi 17 août, transportant un étalage de missiles avancés de défense anti-aérienne S-400 et S-300 , chargés à destination de la nouvelle base aérienne russe, qui vient juste d’être achevée à Noji, à 50 kms de la ville d’Hamedan (la Shushan biblique d’Esther et Mordechaï) à l’Ouest de l’Iran.

C’est une exclusivité des sources des renseignements militaires de Debkafile.

Moscou s’apprête à expliquer aux Américains et Israéliens très préoccupés, que ces systèmes de missiles sophistiqués ne seront pas mis entre les mains des Iraniens, mais qu’ils serviront exclusivement à défendre la nouvelle base aérienne russe qui vient juste de s’établir à Noji, afin d’abriter les lourds bombardiers russes pour des frappes aériennes contre les terroristes islamistes en Syrie.

C’est la toute première fois depuis la Révolution Islamiste de 1979 que l’Iran autorise une force militaire étrangère à établir une base sur son sol. Jamais le Shah lui-même, tellement critiqué par les Ayatollahs, n’a jamais été aussi loin dans la dépendance extérieure.

Les médias occidentaux ont largement fait écho, mardi, aux première sorties des bombardiers russes TU-22M3 à longue portée et des bombardiers tactiques SU-34, depuis leur nouvelle base aérienne iranienne, pour ce que le Ministère russe de la Défense a désigné comme des “frappes aériennes concentrées” contre les dépôts de munitions et les centres dde commandement et de contrôle de l’Etat Islamique et du Front Al Nusra islamiste, dans les provinces d’Alep, de Deir Ez-Zor et Idlib.

Les médias ont moins joué sur l’échec des renseignements occidentaux à détecter la mise en place de cette nouvelle base russe, qui était en construction afin d’assurer la complémentarité avec l’installation de Khmeimim dans l’ouest de la Syrie. Nos sources exclusives ajoutent que Moscou prévoit un survol des forces Spetznaz (forces spéciales russes) envoyées afin de défendre cette nouvelle base.

Les travaux de construction sur la base aérienne de Noji ont commencé dès la seconde semaine de juillet. Des équipes conjointes des corps du Génie russes et iraniens ont élargi les pistes d’atterrissage existantes afin de pouvoir recevoir les bombardiers lourds Tupolev 22 M3 et les avions d’escorte et de combat Sukhoï-34. Ils ont aussi mis sur pied des ateliers de maintenance et des quartiers de vie pour les équipages aériens et terrestres russes.

Debkafile révèle également que l’accord concernant l’armée et l’aviation, passé entre Moscou et Téhéran couvre les clauses suivantes :

  • Carte blanche totale pour les avions russes de survoler n’importe quelle région de l’espace aérien iranien.
  • Liberté totale pour les Russes [d’Achashverosh(Ahasuerus] de faire voler des drones de longue portée à partir de la base de Noji.
  • Permission de lancer des missiles de croisière russes à travers n’importe quel point de l’espace aérien iranien.

Etant donnée l’étroite coopération stratégique entre la Russie et Téhéran, il ne reste plus qu’une dernière étape à franchir, pour Vladimir Poutine, pour mettre une touche finale à l’alliance Russo-Turco-Iranienne – et elle correspond à une visite du Président turc Tayyip Recep Erdogan à Téhéran, afin d’y conclure un pacte militaire entre la Turquie et l’Iran.

DEBKAfile  Reportage Exclusif 16 août 2016, 9:35 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski
71-atxl1

5 Commentaires

  1. Comment cette belle coopération des Russes avec l’Iran (par ailleurs très demandeur de technologies diverses à l’Allemagne, selon Dreuz,), se combine-t-elle avec les accords passés entre Israël et la Russie?

  2. Bravo à Obama d’avoir laissé cet axe Iran-Turquie-Russie apparaître! L’échec évident d’une politique étrangère “étriquée” et “naïve” et “frileuse” et “irréfléchie”.

  3. Une question : comment la Turquie peut elle être encore considérée comme faisant partie de l’OTAN ? Elle est, selon cet article susceptible de former un pacte de défense triangulaire RUSSIE-IRAN-TURQUIE. Le nouveau sultan turc est décidément versatile et imprévisible. On ne peut plus compter sur lui, la Turquie ne présente aujourd’hui aucune fiabilité.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.