Israël aurait pris pour cible les commandants iraniens, dont le nouveau chef d’Al Quds, dans une base syrienne près de Homs, selon des médias allemands et arabes

Jeudi 2 avril 2020 – 06:45
Des tirs de missiles sont vus de Damas, en Syrie (photo d’archives: Reuters)
Beyrouth, Damas, Tel Aviv – Asharq Al-Awsat

Israël a tiré des missiles sur la base aérienne de Shayrat à Homs, dans le centre de la Syrie, visant une réunion de haut niveau tenue entre des responsables militaires syriens et iraniens, selon des sources de l’opposition syrienne.

Des avions de combat israéliens ont utilisé l’espace aérien libanais pour viser des avions de transport militaire iraniens et une réunion du Corps des gardiens de la révolution iranien (CGRI) et des commandants libanais du Hezbollah, ainsi que du chef de la force al-Quds, Esmail Ghaani, ont indiqué les sources à l’Agence de presse allemande (DPA : Deutsche Presse-Agentur (de son nom complet Deutsche Presse-Agentur GmbH).

Des habitants du gouvernorat de Homs ont indiqué que l’armée syrienne avait lancé des missiles antiaériens et qu’on apercevait des explosions dans le ciel de la région.

L’agence de presse arabe syrienne (SANA) appartenant à l’État a annoncé que «les avions de combat israéliens ont lancé un certain nombre de missiles depuis le Liban en direction de l’est de Homs… immédiatement, les défenses aériennes de l’armée ont intercepté les missiles hostiles et en ont abattu un certain nombre».

Pour sa part, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR) a signalé des bombardements israéliens depuis l’espace aérien libanais, visant la base aérienne de Shayrat à Homs avec plus de huit missiles.

« Une explosion aurait été provoquée par des défenses antiaériennes lors de l’interception d’une de ces frappes. »

Selon les premiers rapports, Ghaani et le chef du Centre d’études stratégiques de l’armée iranienne, le général de brigade Ahmad Reza Pourdastan auraient été tués dans l’attaque, ce qui a été démenti par le bureau des médias de la force al-Quds.

Général de brigade Ahmad Reza Pourdastan

Plus tôt en mars, des avions israéliens ont lancé des raids sur deux sites des forces syriennes à Homs et a-Quneitra, tuant un soldat et blessant 3 autres.

La DPA a cité, à l’époque, des sources proches des forces gouvernementales disant qu’un soldat avait été tué et trois autres blessés dans un bombardement israélien sur Shayrat, ajoutant que les défenses aériennes syriennes avaient tiré cinq missiles, tandis que trois (israéliens) avaient atteint la base aérienne.

Les autorités officielles israéliennes n’ont ni nié ni confirmé le bombardement de la base aérienne, cependant, des sources de sécurité ont considéré le bombardement comme un message d’avertissement à Téhéran, affirmant que la propagation du coronavirus ne signifie pas qu’Israël fermera les yeux sur les activités iraniennes en Syrie.

Les sources ont indiqué que Téhéran essayait constamment de renforcer sa présence en Syrie et de mettre en œuvre son plan visant à établir un couloir terrestre direct entre l’Iran et la mer Méditerranée à travers l’Irak, la Syrie et le Liban.

Parallèlement, l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) a publié deux études menées par des chercheurs de l’Institut, avec la participation d’un certain nombre de généraux de l’armée israélienne, mettant en garde contre les activités iraniennes.

L’une de ces études a indiqué que les dirigeants iraniens prévoyaient de profiter de la préoccupation israélienne et internationale face à la pandémie de coronavirus pour mener à une escalade de ses activités militaires, en particulier après que les dirigeants n’avaient pas résolu le problème chez eux.

L’armée israélienne prédit que l’Iran réduirait son aide au Hezbollah et modifierait ses plans en Syrie, après qu’un certain nombre de commandants iraniens y sont morts du coronavirus, selon Yedioth Ahronoth.

Cependant, l’armée israélienne surveille l’activité iranienne avec « une grande vigilance » et envoie des messages à Téhéran lui interdisant de mettre en œuvre ses projets.

L’INSS a noté que le Hezbollah et l’Iran pourraient arriver à la conclusion que la pression accrue sur l’établissement de sécurité d’Israël et la dilution de la main-d’œuvre offrent la possibilité de faire progresser les chaînes de production protégées en Syrie et au Liban pour une mise à jour globale des missiles de précision.

L’Iran peut réussir à positionner sa puissance de feu en Syrie et / ou en Irak, et à tirer vers Israël. De cette façon, l’Iran pourrait essayer de faire payer à Israël le prix de la campagne entre les guerres, similaire à l’escalade de l’activité des milices pro-iraniennes contre les forces américaines en Irak, selon l’institut de sécurité.

Adaptation : Marc Brzustowski

aawsat.com

(Journal saoudien basé à Londres).

5 Commentaires

  1. marc , vous n’avez pas remis mon post et pourtant y avait rien de méchant !!
    si vous ne voulez plus de moi signalez-le avec « repondre » et j’irai voir ailleurs .
    merci !!

    • Votre post est tout à fait présent sous le mien : « israel n’arrive plus à atteindre ses cibles ? c’est grave !! l’OSDH n’a annoncé aucun mort coté terroriste !! »

      « Ca n’a rien de méchant » : au fil de vos posts on lit clairement que vous aimeriez distiller un esprit de démoralisation, en tenant des allégations qui ne tiennent pas debout : tout le monde (entier) sait qu’Israël perfectionne ses armes et que les angles de frappes sont parfaitrement calculées. Que, pzr contre vos amis du Hezbollah attendent toujours leurs missiles de précision. Ainsi lit-on clairment vos intentions consistant à inverser les rôles. Nasrallah du Sénégal.

      Vos positions sont systématiquement anti-israéliennes, vous soutenez l’Iran, vous avez parfaitement le droit d’aller en Iran voir si l’herbe est plus verte. On y annonce d’ailleurs une forte explosion du Corona. Pour vous ça doit être une grande victoire qui échappe aux Israéliens « qui ratent toujours leurs cibles » : faites attention de ne jamais en faire partie, ça pourrait en dissuader plus d’un de vos copains les Ayatollahs

    • Le pro-Hezbollah sénégalais Jérémiades a encore frappé! Mais tu mets à côté, puisque l’agence allemande, elle, évoque la mort possible du grand manitou iranien après Soleimani et de son bras droit, Général du centre stratégique : d’autres commentaires cde presse évoque un possible avertissement avant élimination. Dans l’alternative on restera circonspect et on attendra des nouvelles des uns et des autres!

      Voilà par exemple, ce qu’on s’est abstenu de mettre en ligne, en attente de confirmation (ou d’infirmation) : L’image contient peut-être : 1 personne, barbe et gros plan
      Souhail Ftouh
      1 avril, 01:31
      Ismail Qaani, le nouveau chef de la Force Al-Qods unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique, est tué ce mardi soir lors de frappes aériennes en Syrie.

      Nommé le mois dernier comme chef de la Force Al-Qods, par le guide suprême iranien après la mort du général Qassem Soleimani, Qaani est décrit comme plus mystérieux et moins disert que son prédécesseur.

      On le décrit volontiers comme une ombre, comme un homme secret. L’Iranien Ismael Qaani a effectivement longtemps officié dans l’obscurité, préférant les pseudonymes et les zones d’ombre aux projecteurs plébiscités par son prédécesseur, le général Qassem Soleimani. Ce dernier ayant été tué le 3 janvier 2020 par une frappe aérienne américaine.

      Comme de nombreux cadres des Gardiens, Qaani s’engage dans le corps d’élite paramilitaire au moment des premiers balbutiements de la révolution iranienne, entre 1979 et 1980. Il fait partie de ces milliers de jeunes iraniens fascinés par l’imam Khomeini et hostiles au régime du shah.

      Comme d’autres cadres historiques des Gardiens (Hossein Salami, Mohammad Ali Jafari ou Mohsen Rezaï), il est alors dépêché dans le sud-ouest du pays dans la région du Khouzistan et la ville de Mehran, frontalière avec l’Irak.

      Attaques chimiques, horreur des tranchées, offensives meurtrières: Ismael Qaani fait l’expérience d’une guerre qui fera environ 680.000 victimes (480.000 Iranien·nes, 150.000 Irakien·nes et 50.000 Kurdes)

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