A therapist is seen writing down notes on her clipboard and in the background, her patient can be seen seated across her and wearing a face mask during the coronavirus pandemic.

Coronavirus : un ancien patient sur trois souffre de problèmes psychiatriques ou neurologiques selon une étude

Une personne sur trois qui a surmonté le Covid-19 a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l’infection selon une nouvelle étude, la plus importante réalisée à ce jour sur le sujet, parue ce mercredi dans la revue The Lancet Psychiatry.

Service de réanimation de l'hôpital Central du CHRU de Nancy, le 6 avril 2021.
Service de réanimation de l’hôpital Central du CHRU de Nancy, le 6 avril 2021. © Maxppp – PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

Les conséquences à long terme du Covid au centre d’une nouvelle étude publiée ce mercredi dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry. Elle révèle qu’un ancien patient sur trois (34%) souffre de problèmes psychiatriques ou neurologiques six mois après être tombé malade. 13% de ces personnes n’avaient jamais présenté de troubles de ce type auparavant précisent les chercheurs, qui ont analysé les dossiers de santé électroniques de 236.379 patients atteints de Covid. Il s’agit de la plus importante étude sur le sujet à ce jour.

Anxiété chronique

Parmi les diagnostics les plus fréquents, figurent l’anxiété (17%) et les troubles de l’humeur (14%). L’incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6%), les accidents vasculaires cérébraux (2,1%) et la démence (0,7%) est globalement plus faible.

Si le risque au niveau individuel de la plupart de ces troubles neurologiques et psychiatriques est faible, l’effet peut être « considérable » pour les systèmes de santé en raison de l’ampleur de la pandémie, relève le professeur Paul Harrison (Université d’Oxford, Royaume-Uni), auteur principal de l’étude. D’autant que beaucoup de ces troubles sont « chroniques », argue-t-il, plaidant pour doter les systèmes de santé de ressources « pour faire face aux besoins ».

Risque accru pour les Covid-19 sévère

Le risque de développer des troubles à long terme est accru chez les patients hospitalisés pour Covid-19 sévère, qui ont été gravement malades. Ainsi, les troubles neurologiques ou psychiatriques six mois après l’infection concernent 46% des patients admis en réanimation retenus pour l’étude. Près de 7% de ces patients ont fait un AVC ultérieur, 2,7% une hémorragie cérébrale et près de 2% ont développé une démence, contre respectivement 1,3%, 0,3% et 0,4% de ceux non hospitalisés.

Les chercheurs ont également examiné les données de plus de 100.000 patients ayant eu un diagnostic de grippe et celles de plus de 236.000 patients avec un diagnostic d’infections respiratoires. Le risque de diagnostics neurologiques ou psychiatriques était dans l’ensemble de 44% plus élevé après le Covid qu’après la grippe, et de 16% plus élevé qu’après une infection des voies respiratoires. « Malheureusement, bon nombre des troubles identifiés dans cette étude ont tendance à être chroniques ou récurrents, nous pouvons donc anticiper que l’impact du Covid-19 pourrait perdurer pendant de nombreuses années », écrit le Dr Jonathan Rogers de l’Université de Londres (UCL) dans un commentaire publié dans le journal.

Les personnes étudiées ont probablement été plus gravement touchées que dans la population générale, notent toutefois les auteurs en évoquant celles, nombreuses, qui ne vont pas consulter pour des symptômes légers ou inexistants.

–  Par France Bleu

1 COMMENTAIRE

  1. Dans le même cadre que le placebo, la propension à dramatiser la vaccination, et/ou les séquelles procède très gravement de séquelles psychologiques bien réelles, qui font le lit des séquelles physiologiques, bien réelles elles-aussi !
    N’y a-t-il pas de séquelles pour TOUTES les affections, quelles qu’elles soient, voire même un chagrin d’espoir déçu ou d’amour ?
    Jadis, on attribuait comme joli mot souffrir de « melancolie », maladie à juste titre…et on en mourait !
    Le meilleur antidote ?
    La Joie !
    Dans le service divin, avec, comme adjuvant la confiance absolue que tout ce que fait le Ciel est bon.
    Tout. Même ce qu’on appelle le mal.
    Et Shalom al Ysraël !

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