Béréchit : ce mot, à propos duquel les sages ont affirmé, qu’il contient toute la Torah, nous allons en découvrir une facette. Pour cela, il nous faut le lire, lettre après lettre …

Beit – Reich – Aleph – Chin – Yod – Tav.

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Ainsi, la Torah commence par la lettre Beit, qui symbolise Bayit, la maison. Et nos sages de nous signaler (Baal hatourim) que cette lettre débute le mot bénédiction, bérakha. La Bérakha est liée à une profusion, une abondance de bienfaits. Cette abondance de bien que nous recevons du Créateur n’est pas à garder égoïstement, il faut la partager.
C’est pour cela que la lettre Beit est ouverte sur le côté. De même, notre maison doit être ouverte à l’autre, à tout celui, à toute celle qui a besoin de nous. De plus, les 6 lettres du mot Béréchit forment l’expression « Beit roch », lu « la maison de la tête ». Cela signifie que notre tête, notre esprit, doit lui aussi être ouvert à l’autre. C’est de cette manière que l’homme s’enrichit : qui est sage disent les Pirké Avot ? Celui qui apprend de tout homme ! Cela signifie que cette personne laisse de la place dans son esprit, afin d’être réceptive au message que veut lui transmettre son prochain.

Et cette lettre Beit se tourne vers la lettre Reich, la seconde lettre du mot Beréchit. Le sens de cette lettre est lié à deux notions : celle de pauvreté, rach, et celle d’être à la tête, roch. La véritable bénédiction Beit est celle qui se tourne vers celui qui n’a pas. Il y a deux sortes de pauvreté : celle qui se traduit par un manque d’argent. Mais il y a aussi celle qui correspond à une pauvreté spirituelle. Celui qui a reçu la bénédiction Beit s’adresse à ceux et celles qui sont pauvres, afin de les relever de leur misère (rach) pour les élever à la tête (roch).

On arrive à cela grâce à la conscience de l’Unité, symbolisée par la lettre Aleph, la troisième lettre du mot Béréchit. En effet, malgré notre vécu, malgré nos avis et nos opinions différentes, nous sommes une seule et même néchama, comme le dit David hamélekh alav hachalom dans le dernier verset des Psaumes : col hanéchama téhalel Y-ah, halélouya : « Que toute l’âme loue D., Halélouya ! ». Nos maîtres nous enseignent que H, la Torah et Israël sont Un. Israël s’attache à la Torah, ce qui lui permet de s’attacher au Créateur. Ils ne forment alors qu’une seule Unité. C’est avec (bé) « réchit », la Torah qui est appelée « commencement » que H créa le monde. Ainsi, les trois parties de la lettre Aleph participent de cette unité : la partie supérieure de la lettre représente le Créateur, la partie inférieure, c’est l’âme de l’homme, alors que la barre centrale qui les relie représente la Torah.

A partir du moment où l’homme comprend qu’il est Un avec son frère, quel qu’il soit, c’est alors que se produit une transformation, car il devient possible de produire un message qui sera entendu et touchera le cœur de l’interlocuteur. Il s’agit de la lettre Chin, quatrième lettre du mot Béréchit. Cette lettre est liée au chinouï, le changement, la transformation. Mais elle est aussi reliée à l’arc, la barre verticale centrale de la lettre représentant la flèche, positionnée entre les extrémités de l’arc (les deux autres branches de la lettre). Dans un premier temps, une connaissance est transmise, puis elle est « mastiquée » avant d’être intégrée : le sens primaire de la lettre Chin, c’est chen, la dent.

La connaissance est telle une graine que l’on plante dans le jardin du cœur … Tel est le sens de la lettre Yod, la cinquième lettre du mot Béréchit. Yod représente, la graine, la semence de vie. Elle est la plus petite des lettres de l’alphabet, elle paraît insignifiante, mais pourtant, elle poursuit son chemin, jusqu’à imprimer un signe, une marque, une empreinte dans le cœur de celui qui reçoit l’enseignement. Cette marque, c’est la lettre Tav, qui finit le mot Béréchit. Elle représente l’achèvement, la finalité, l’aboutissement.

En résumé :

1 L’homme reçoit la bénédiction d’en haut / lettre Beit.

Mais cette bénédiction, pour être effective, doit être dirigée vers l’autre.

2 En particulier, elle doit être orientée vers le pauvre, à celui et à celle qui sont en manque (argent, connaissances, …) / lettre Reich.

3 Le travail consiste à montrer que nous sommes Un : cela passe par la connaissance de la Torah qui nous enseigne cette unité : l’âme d’Israël s’unit au Créateur par le mérite de la Torah. / lettre Aleph

4 Puis cette connaissance est analysée par notre interlocuteur et le transforme peu à peu / lettre Chin

5 Nous sommes parvenus à planter des graines de lumière dans son esprit / lettre Yod

6 Cette graine poursuit son chemin et finit par laisser un impact, une marque, dans la conscience de l’autre / lettre Tav.

Bonne poursuite de la semaine !

Shmouel DARMON

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