C’était là une des inconnues après les attentats du 22 mars : où se trouve le contenu explosif du sac à dos qu’Osama Krayem aurait dû faire détonner dans le métro avec Khalid El Bakraoui ?

Des images de caméras de surveillance, prises dans la station de métro Pétillon, peu avant qu’El Bakraoui ne monte dans la rame de métro, montrent deux hommes porteurs de sacs identiques. Le second sera identifié comme le Suédois Osama Krayem. Il a été arrêté le 8 avril, soit le même jour que Mohamed Abrini, qui lui aussi a renoncé à se faire exploser à l’aéroport.

L’enquête avait pu établir qu’Osama Krayem avait rejoint une planque située avenue des Casernes à Etterbeek. L’appartement a été perquisitionné au lendemain de l’arrestation d’Osama Krayem.

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Le sac à dos et son contenu restaient introuvables. Les policiers avaient exploité les images des caméras de surveillance installées dans la rue. Elles montraient que le locataire de l’appartement, Smaïl Farisi, avait vidé la planque avec l’aide de son frère Ibrahim.

On les voyait porter le sac à dos vide. Mais nulle trace de son contenu. Ce qui ne manquait pas de susciter des craintes car le TATP, l’explosif utilisé à Zaventem et Maelbeek et retrouvé en quantité dans l’appartement de la rue Max Roos, est hautement instable.

Osama Krayem s’est expliqué. Il a raconté aux enquêteurs qu’il avait dilué ce peroxyde d’acétone (TATP) dans de l’eau avant de s’en débarrasser dans les toilettes de l’appartement.

Cette explication est considérée comme crédible par les enquêteurs. Il est en effet tout à fait possible d’émietter le TATP, qui se présente sous la forme de petits cristaux, et de le faire disparaître dans l’eau.

Des armes dans la nature

Toutes les craintes ne sont pas dissipées pour autant. Il apparaît en effet que des armes n’ont toujours pas été retrouvées. On en avait retrouvé à Forest lors de la perquisition du 15 mars. Mais il y en a d’autres, comme le montrent des photos digitales saisies par les enquêteurs.

De l’enquête, il apparaît que des kamikazes, ce serait bien Khalid El Bakraoui qui était le plus décidé. Bien plus évidemment qu’Osama Krayem – qui s’était pourtant rendu en Syrie. Et bien plus que Mohamed Abrini.

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Pour rappel, ce dernier a renoncé à se faire exploser à Zaventem, contrairement aux deux kamikazes. Les trois hommes étaient entrés ensemble dans le hall, avec chacun un grand sac bourré d’explosifs, puis s’étaient séparés. Avant de se faire exploser, Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui avaient redressé leur sac qui était couché à l’horizontale sur le chariot.

Abrini n’a pas redressé son sac

Cette manœuvre n’était pas anodine : elle permettait une projection plus importante des vis et des clous et faire plus de victimes.

Les images des caméras montrent qu’une fois que le premier kamikaze s’est fait exploser, Mohamed Abrini, qui était au centre, n’a pas été projeté au sol. Il a quitté son chariot immédiatement. Il s’est caché dans un coin et, après la deuxième explosion, il s’est enfui, abandonnant son chariot et son sac qui contenait la plus forte charge.

Le dispositif de mise à feu a pu aussi être déterminé. Les kamikazes n’ont pas utilisé de téléphone. Le dispositif était basique. C’était, comme à Paris, un système actionné manuellement.

La Libre Belgique

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