A. Finkielkraut chassé de Sciences Po par des “antiracistes”

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L'académicien Alain Finkielkraut est taxé de "racisme", de "xénophobie" et de "sexisme" par le le groupe "SciencesPo en lutte – Institut Clément Méric" qui refuse sa venue pour une conférence à Sciences Po.

L’académicien Alain Finkielkraut est taxé de “racisme”, de “xénophobie” et de “sexisme” par le le groupe “SciencesPo en lutte – Institut Clément Méric” qui refuse sa venue pour une conférence à Sciences Po. – MAXPPP

Alain Finkielkraut chassé de Sciences Po par un groupe “antiraciste”

L’intervention d’Alain Finkielkraut à Sciences Po ce mardi 23 avril, dans le cadre d’une conférence organisée par l’association Critique de la raison européenne, a subi les pressions d’un groupe “antiraciste”.

Après Eschyle et les fresques de l’Assemblée nationale, voici le tour d’Alain Finkielkraut. L’intellectuel était invité à Sciences Po Paris pour une conférence intitulée “Modernité, héritage et progrès” ce mardi 23 avril. Mais la venue de l’académicien, convié par Critique de la raison européenne, l’association souverainiste de Sciences Po, a provoqué l’ire d’un groupe de militants se réclamant de l'”antiracisme politique”, “Sciences Po en lutte – Institut Clément Méric”, qui a appelé lundi soir à un “rassemblement général” de protestation devant l’école. Annulée puis délocalisée dans une école de commerce voisine, la conférence a finalement été reprogrammée rue de l’Université sous haute protection policière.

“ORIPEAUX DE LA TOLÉRANCE”

Dans un texte publié sur Facebook, l’auteur de L’Identité malheureuse est accusé de porter un discours “aussi dangereux qu’intolérable” : “Le présentant comme un intellectuel de renom, les organisateurs masquent bien mal le choix qu’ils font : celui d’un invité au discours xénophobe, qui ne manquera pas de récidiver dans ce nouvel événement.” Au fil du texte, Alain Finkielkraut est également taxé de “racisme” et de “sexisme“. Le groupe intersectionnel met en cause Sciences Po, qui fait selon lui “la part belle aux voix qui nourrissent l’extrême droite et mettent en danger nos existences“. “Les propos ne sont pas à séparer des actes, et nous refusons que des ‘débats’ de ‘polémistes’ se fassent sur des cadavres“, écrivent les auteurs de l’appel au rassemblement.

Un extrait du texte publié sur Facebook par SciencesPo en lutte – Institut Clément Méric. – Capture Facebook

 

Ce mardi après-midi, les organisateurs ont annoncé avoir dû annuler l’événement. “La sécurité de notre intervenant est notre priorité et face aux menaces il est préférable de ne prendre aucun risque”, expliquaient-ils sur Facebook, déplorant que “quelques censeurs se drapent dans les oripeaux de la tolérance et de la diversité pour mieux défendre des positions sectaires et étrangères à tout pluralisme“. Selon nos informations, la rencontre a finalement été maintenue mais, dans un premier temps, hors des murs de Sciences Po, dans l’amphithéâtre de l’IPAG, une école de commerce située boulevard Saint-Germain. La police est arrivée en nombre pour sécuriser la rencontre.

Enfin, dans un jeu du chat et de la souris, la conférence a de nouveau été déplacée, pour revenir dans le giron de Sciences Po, au 13 rue de l’université. Alain Finkielkraut a pu entrer. “Les fascistes ce sont eux, ils sont exactement ce qu’ils dénoncent“, a-t-il réagi auprès de Marianne. Ces “antiracistes” mènent selon lui “un combat dévoyé“.

Par Louis Nadau

9 COMMENTS

  1. Monsieur Finkelkraut je suis tellement bouleversée par ce comportement odieux à votre égard vous qui nous honorez par votre culture et votre comportement si courageux
    Honte à ces soi-disant « antiracistes »bien-pensants
    Je suis trop âgée pour quitter ce pays qui a accueilli mes Parents dans les années 30 et pour lequel ils se sont battus et pour lequel ils avaient une telle reconnaissance
    Merci Monsieur de continuer à vous exprimer courageusement

  2. Ce que vous oubliez de préciser, c’est que ces groupuscules font la pluie et le beau temps sous le regard perdu de la démocratie française.
    Ils préfèrent Céline à Finkielkraut !
    Par contre ce qu’ils ignorent ou alors sont-ils complices, c’est que la France perd de sa grandeur et c’est bien dommage !

  3. J’admire Votre courage et votre détermination monsieur Finkielkraut.Le reste n’est que poltrons et cie qui font le lit de l’intolérance et de la dictature de la pensée unique, dévoyée par des usurpateurs de la liberté.

  4. Vue sur Harissa.com

    Lettre d’un jeune homme de 20 ans à nos autorités adressée il y a plus de dix ans et toujours d’actualité .

    ” Aujourd’hui, j’ai décidé de quitter la France ” .

    Monsieur Jacques Chirac, Président de la République française,

    Monsieur Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre,

    Monsieur Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur,
    Messieurs,

    Il n’y a pas si longtemps, j’aimais encore la France.

    J’aimais la France parce qu’elle a accueilli mes parents venus d’Afrique du Nord.

    J’aimais la France parce qu’elle avait su reconnaître sa responsabilité dans les déportations et que je me disais que plus rien ne pourrait arriver aux juifs dans ce pays.

    J’aimais la France pour sa culture, pour Paris et ses petites rues, pour ses fromages, pour ses vins et bien d’autres choses encore.

    Jamais, je n’aurais pensé quitter la France parce que j’aimais toutes ces choses mais aussi parce que je voulais rester avec ma famille, mes amis et ne pas être déraciné comme mes parents l’ont été.

    Mais à présent, messieurs, je ne me sens plus à ma place parce que quand je discute à la fac, je n’ose plus aborder certains sujets de peur de devoir exprimer mes opinions. Mes coreligionnaires sont insultés ou frappés pour moins que ça dans les collèges, les lycées et les manifestations pacifiques. Ils le sont tout simplement parce qu’ils sont juifs et donc pris pour cible car, pour leurs agresseurs, ils représentent la politique de Sharon ou celle de Bush. Quand bien même ils étaient en faveur de ces politiques, il ne serait pour autant pas acceptable qu’ils soient frappés ou insultés.

    Où est la liberté ?

    A présent, messieurs, je ne me sens plus à ma place dans ce pays parce qu’il me semble que lorsque des jugements sont prononcés dans des affaires où les juifs sont victimes de manières directe (synagogues brûlées, agressions) ou indirecte (Boycott des produits israéliens), le jugement semble, le plus souvent et de manière inexplicable, en notre défaveur même dans les cas où la loi est avec nous.

    Où est l’égalité ?

    A présent, messieurs, je ne me sens plus à ma place dans ce pays que vous gouvernez à la fois parce que je sens que mes problèmes ne sont pas entendus comme ils le devraient mais aussi parce que mes concitoyens sont indifférents à ces mêmes problèmes (les actes antisémites représentent 62% des violences xénophobes en 2002 et seulement 5% des français pensent que les juifs sont les plus touchés par ces violences).

    Où est la fraternité?

    Que voulez-vous faire ? Nous exclure de la République en nous retirant le droit de jouir de ses valeurs. Vous avez réussi avec l’un d’entre nous car maintenant, je ne suis plus à ma place en France. Je ne suis pas le premier et je ne serai pas le dernier dans ce cas si les insultes, agressions et tabassages continuent et sûrement bien pire si vous ne réagissez pas au plus vite.

    En faisant décroître le nombre de juifs dans vos lignes de statistiques (car ils partent de plus en plus nombreux chaque année), vous faites disparaître votre République.

    Maintenant, je ne veux plus me poser les mêmes questions chaque jour : Ai-je un avenir en France ? Est-ce que je peux continuer à porter mon étoile de David sans avoir peur d’être agressé ? Est-ce que ma sœur va être traitée de « sale juive » aujourd’hui au collège ? Suis-je encore fier d’être français ?

    Ces questions, que j’en ai marre de me poser et qui font qu’aujourd’hui j’ai décidé de quitter la France le plus tôt possible, je ne me les pose pas parce que je suis juif français mais parce que je suis français mais juif, ce qui fait toute la différence.

    Je vous prie d’agréer, messieurs, l’expression de mes sentiments déçus mais malgré tout distingués.

    Raphaël Chemla, 20 ans, étudiant.

    • Cher jeune Ami coreligionnaire, j’ai 4 fois ton âge et je ne l’avais pas encore quand j’ai vite compris ce que tu connais aujourd’hui, et j’en ai eu souvent confirmation comme aussi en tant que soldat de son armée. Et 60 ans depuis, de ce point de vue, rien n’a changé. Je te félicite pour ta décision; mais surtout, si j’ai un conseil à te donner, ne t’en départis pour quelque raison que ce soit. KOL AKAVOD Vé KOUL TOV. BONNE FETE DE PESSAH.

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