L’Autorité palestinienne perd la capacité de contrôler les affaires en dehors de la zone «A»

Mercredi 3 juin 2020 – 08h30
Les forces de sécurité palestiniennes exploitent un poste de contrôle de Bethléem le 10 mars 2020, alors que la ville est tombée sous confinement en raison d’un coronavirus. (AFP) Ramallah – Kifah Zboun

L’Autorité palestinienne a perdu sa capacité de suivre les affaires palestiniennes dans une grande partie de la zone classée «A», après la fin de la coordination de la sécurité avec Israël.

Israël a officiellement interdit à l’Autorité palestinienne d’opérer dans les zones B et C qui représentent plus des deux tiers de la Cisjordanie, en réponse à la décision du président palestinien Mahmoud Abbas de suspendre les accords face au plan d’annexion israélien.

Les accords entre l’Autorité palestinienne et Israël divisent la Cisjordanie en trois zones : la zone «A» est soumise au contrôle civil et sécuritaire palestinien; La zone «B» est sous contrôle civil palestinien et sécurité israélienne; et la zone «C» est soumise à la juridiction civile et de sécurité d’Israël.

L’Autorité opérait dans les zones B et C avec une coordination israélienne, permettant aux forces palestiniennes d’accomplir des tâches spécifiques qui sont principalement liées aux arrestations et à la clôture des différends. Mais comme la coordination de la sécurité a été interrompue, les forces et les responsables de l’AP ont été empêchés d’atteindre ces zones.

L’agence de radiodiffusion israélienne officielle, KAN, a confirmé qu’Israël avait informé l’Autorité palestinienne que sans la sécurité et la coordination civile, ses fonctionnaires et son personnel de sécurité ne seraient pas autorisés à sortir de la zone «A». Cela s’appliquerait également si l’Autorité était contrainte de déployer ses forces dans une ville ou un village palestinien, afin de contenir un conflit de clan ou tout autre problème.

La décision d’empêcher les responsables palestiniens et les forces de sécurité de se déplacer pourrait également inclure le président Abbas.

KAN a indiqué qu’Israël était encore confus quant à la manière d’agir, si Abbas décidait de quitter Ramallah à la tête d’un convoi et sans coordination avec Israël.

Il a ajouté qu’Israël ne voulait pas aggraver la situation jusqu’à présent et a décidé qu’il n’imposerait pas de sanctions à l’Autorité palestinienne en raison de sa décision de suspendre la coordination de la sécurité, tant que les services de sécurité n’empêcheraient pas l’entrée de l’armée israélienne. dans les villes et villages palestiniens, et aucun incident de sécurité n’a éclaté nécessitant une coordination de la sécurité.

aawsat.com

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