Un centre israélo-palestinien militant pour la paix a annoncé la diffusion gratuite à ses adhérents d’une traduction en hébreu du roman égyptien « L’immeuble Yacoubian » malgré l’opposition de l’auteur, qui a violemment dénoncé jeudi cette initiative.
Dans un courrier électronique à ses adhérents, le Centre de recherche Israël/Palestine pour la recherche et l’information (IPCRI) « offre à ses lecteurs hébraïsants le rare privilège de lire le roman égyptien à succès L’immeuble Yacoubian par Alaa al-Aswany ».
« M. Aswany a refusé la traduction du livre en hébreu en Israël », rappelle le message, qui comporte en pièce jointe une traduction en hébreu de l’ouvrage, réalisée à titre gracieux, précise l’IPCRI qui explique sa démarche par son désir « d’étendre la sensibilisation et la compréhension culturelles dans la région ». Le document en pièce jointe comporte un avertissement interdisant toute reproduction, photographie, impression ou usage commercial de cette traduction.
Sollicité par l’AFP, le codirecteur israélien de l’IPCRI Gershon Baskin a répondu par courrier électronique ne pas souhaiter s’exprimer sur le sujet. Interrogé par l’AFP au Caire sur cette initiative, Alaa al-Aswany a répondu: « Ce qu’ont fait ce centre et le traducteur, c’est du piratage et du vol et je vais porter plainte auprès de l’Union internationale des éditeurs ». « Ma position ne change pas quant à la normalisation avec Israël: je la refuse complètement », a-t-il ajouté.
L’Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu la paix avec Israël, en 1979, mais l’ensemble des milieux intellectuels et culturels égyptiens affiche son refus de la « normalisation » avec l’Etat hébreu, sans nécessairement aller jusqu’à remettre en question la signature du traité de paix.
L’IPCRI, qui organise notamment des rencontres et des colloques sur le processus de paix, est codirigé par un Israélien et un Palestinien.
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