Gaza a reçu plus du triple des besoins d’aide alimentaire de l’ONU pendant le cessez-le-feu, révèle le COGAT
Le coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a publié un rapport détaillant la situation humanitaire dans la bande de Gaza durant la période de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, de octobre 2025 à juin 2026. Selon ce rapport, les quantités de nourriture et d’autres fournitures humanitaires acheminées dans la région ont largement dépassé les besoins identifiés par les Nations unies. Plus précisément, environ 1,78 million de tonnes de nourriture ont été introduites, soit plus de trois fois les volumes estimés nécessaires par le Programme alimentaire mondial (PAM). Cette réalité remet en question certaines représentations sur la pénurie alimentaire dans la zone.
Le rapport souligne également une baisse significative des prix des denrées alimentaires à Gaza, avec une diminution de 72 % entre septembre 2025 et mai 2026. Cette chute est attribuée à l’abondance des approvisionnements. Toutefois, le document précise que les prix restent influencés par des taxes imposées par le Hamas et par les conditions économiques internes. En parallèle, le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) a bénéficié d’un approvisionnement quotidien dépassant 70 000 mètres cubes, un volume jugé suffisant selon les standards humanitaires internationaux. Par ailleurs, plus de 18 000 tonnes de médicaments et de matériel médical ont été acheminées, permettant une augmentation de la capacité hospitalière de plus de 55 %.
Le chef de COGAT, le général de division Yoram Halevy, a justifié la publication de ce rapport par les tentatives du Hamas et d’autres acteurs de « déformer la réalité humanitaire » à Gaza. Il a insisté sur la clarté des données présentées, affirmant que nier ces faits revient à relayer la propagande du Hamas, qui exploite la situation humanitaire à des fins militaires et politiques. Ce constat met en lumière les enjeux complexes autour de la gestion de l’aide humanitaire dans un contexte marqué par des tensions persistantes et des intérêts divergents.
Si ce rapport met en avant une amélioration notable des conditions matérielles à Gaza durant la période analysée, il soulève également des questions sur la transparence et l’utilisation réelle de cette aide. La situation reste fragile, avec des facteurs internes qui continuent d’influencer l’accès et la distribution des ressources. Par ailleurs, la dimension politique et sécuritaire demeure prégnante, avec une surveillance étroite des flux humanitaires pour éviter leur détournement. Ce document offre ainsi un éclairage important sur les dynamiques actuelles dans la bande de Gaza, tout en soulignant la nécessité d’un suivi rigoureux et impartial des conditions de vie des populations concernées.
Le rapport de COGAT présente des données qui contredisent certaines perceptions sur la crise humanitaire à Gaza, en mettant en avant un afflux de ressources largement supérieur aux besoins définis par les organismes internationaux. Cette analyse invite à une lecture nuancée de la situation, où les enjeux sécuritaires et politiques s’entremêlent avec les impératifs humanitaires. La vigilance reste de mise pour garantir que l’aide parvienne effectivement aux populations dans le besoin, sans être instrumentalisée par des groupes armés.
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