Patrick Pelloux a livré un témoignage poignant sur France Inter et ITELE ce jeudi 8 janvier. Le médecin urgentiste, et collaborateur régulier du journal satirique, a été l’un des premiers à arriver sur les lieux de l’attaque de Charlie Hebdo qui a ôté la vie aux “siens”.

Au lendemain du massacre, le patron de l’Association des médecins urgentistes de France a d’abord pris la parole, en larmes, sur France Inter “parce qu’ils vous écoutaient tous les matins”, dit-il à Patrick Cohen. Un échange à découvrir ci-dessous.

“Hier matin je devais être à la conférence de rédaction, a expliqué Patrick Pelloux qui a finalement raté ce rendez-vous pour assister à une réunion importante avec les sapeurs pompiers. Pendant la réunion, mon portable a sonné, c’était Jean-Luc le graphiste, il m’a dit viens on a besoin de toi, ils ont tiré. J’ai cru que c’était une blague, j’ai cru qu’ils avaient fini plus tôt et qu’ils voulaient qu’on boive un coup plus tôt. J’y suis allé avec le médecin chef des pompiers de Paris, on était à 500 mètres de Charlie. Je suis arrivé en premier, je ne vous décris pas ce que j’ai vu. Je vous décris plutôt ce que Charb aurait voulu que je vous dise. C’est qu’on va pas s’arrêter quoi. Comme aurait dit Cabu, il faut qu’on sorte un journal encore meilleur. Donc on va le faire, je sais pas comment, on va l’écrire avec nos larmes mais on va l’écrire parce que comme a dit le Président, le premier ministre et Bernard Guetta, on n’a pas le droit de céder et on n’en a pas la volonté. Vous savez je voulais vous dire que c’était des hommes qui n’étaient pas racistes et avant qu’ils se fassent abattre le débat c’était comment lutter contre le racisme en France. Ils ont abattu des gens qui étaient en train de parler de la lutte contre le racisme.”

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