Les mesures annoncées samedi par le président syrien Bachar al-Assad, notamment la levée de la loi d’urgence en vigueur en Syrie depuis 1963, sont insuffisantes, a déclaré dimanche à l’AFP l’avocat syrien et défenseur des droits de l’Homme Haytham Maleh.
« C’est un pas qui n’est pas suffisant, il faut l’accompagner d’une réforme de la justice qui est corrompue », a affirmé M. Maleh, une personnalité de la société civile arrêtée en octobre 2009 et libérée le mois dernier.

« L’intervention des services de sécurité dans la vie des gens doit cesser, et il faut laisser les protestataires manifester », a-t-il souligné.

L’article 8 de la Constitution stipulant que le parti Baas est le dirigeant de la société et de l’Etat « doit être annulé », a en outre estimé M. Maleh, qui appelle également à la libération de tous les détenus politiques et de conscience.

Bachar al-Assad, confronté depuis un mois à un mouvement de contestation sans précédent de son régime, a annoncé samedi que la loi d’urgence, en vigueur depuis près de 50 ans, et dont l’abrogation est l’une des principales revendications des contestataires, serait abolie dans « une semaine maximum ».

Le journal du parti au pouvoir, al-Baas, a salué le discours du président, jugeant qu’il ouvrait la voie à un « dialogue approfondi » dans le pays.

« Le discours est une nouvelle approche générale des préoccupations des Syriens qui cherchent à améliorer leur niveau de vie et souhaitent des réformes généralisées », souligne le quotidien.

DAMAS, 17 avr 2011 (AFP) –

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