Livourne: quand la ville italienne a ouvert ses bras aux juifs
En 1492, l’Espagne expulsa ses juifs. La plupart du monde a claqué ses portes. Mais une ville portuaire italienne a ouvert ses bras.
Livourne, sur la côte toscane, est devenu l’un des refuges juifs les plus remarquables de toute l’Europe.
Dans le cadre de la charte « Livornina » accordée par les Grand-Ducs Médicis, les réfugiés juifs d’Espagne, du Portugal et d’Afrique du Nord ont été accueillis avec des libertés extraordinaires: le droit de commerce, de culte ouvertement, de posséder des biens et de vivre sans le badge j
Le résultat a été extraordinaire. En une génération, la communauté juive de Livourne est devenue l’une des plus riches et des plus vibrantes culturellement du monde méditerranéen.
Les marchands séfarades ont construit des réseaux commerciaux allant de Londres à Istanbul. Les imprimeurs juifs ont produit des livres en hébreu, ladino et arabe. Des savants, des poètes et des rabbins ont rempli les synagogues de la ville d’apprentissage.
Livourne est devenu un carrefour de la civilisation juive à une époque où la plupart de l’Europe brûlait encore des Juifs sur le bûcher.
C’est une histoire que presque personne ne connaît. Et c’est la preuve que quand une société choisit d’accueillir les persécutés, tout le monde s’épanouit.

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Livourne 1742: le miracle de Pourim (2)
Dans aucune cité italienne, les juifs ne jouèrent un tel rôle, et jamais ils n’y furent contraints à vivre dans un ghetto.
Ils furent les vrais fondateurs de la ville et les maîtres d’œuvre de sa splendeur, appelés par le grand duc de Toscane qui, avec l’édit de la Livornina du 10 juin 1593, leur garantissait, pour vingt-cinq ans renouvelables, la liberté du commerce, le droit de s’installer où ils voulaient sans porter les signes de l’opprobre comme les autres juifs du duché. Ils pouvaient avoir des serviteurs chrétiens, rouler en carrosse, etc. la suite https://www.jforum.fr/livourne-1742-le-miracle-de-pourim-2-2.html