Un désinvestissement anti-Israël à 37 milliards de dollars
Un rapport récent de l’Anti-Defamation League (ADL), réalisé en collaboration avec JLens, met en lumière les conséquences économiques d’une éventuelle adoption par les fonds de pension de New York d’une stratégie de désinvestissement ciblant les entreprises ayant des liens commerciaux avec Israël. Selon cette analyse, cette politique pourrait entraîner une perte de plus de 37 milliards de dollars pour les contribuables new-yorkais sur la prochaine décennie.
L’étude compare la performance sur dix ans de deux portefeuilles hypothétiques d’actions américaines à grande capitalisation : un portefeuille diversifié et un autre excluant 47 grandes entreprises américaines ciblées par le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) en raison de leurs activités en Israël, parmi lesquelles figurent Alphabet, Amazon et Microsoft. Les résultats montrent que le portefeuille excluant ces sociétés a sous-performé d’environ deux points de pourcentage par an. Cette différence, cumulée sur dix ans, se traduirait par une perte potentielle de valeur estimée à 37,55 milliards de dollars appliquée aux allocations des fonds de pension new-yorkais dans les actions américaines.
Les pertes projetées varient selon les cinq fonds de pension de la ville, qui gèrent collectivement plus de 300 milliards de dollars d’actifs. Le Teachers’ Retirement System pourrait perdre jusqu’à 15,09 milliards, le New York City Employees’ Retirement System 10,91 milliards, et le Board of Education Retirement System environ 1,41 milliard. Cette analyse intervient alors que certains responsables locaux, dont le maire de New York, ont exprimé un soutien public au mouvement BDS, soulevant des questions sur la viabilité financière d’une telle orientation.
Le rapport souligne que ces pertes financières auraient un impact direct sur les bénéficiaires des fonds, notamment les enseignants, policiers et pompiers de la ville. Il s’inscrit dans la continuité d’une étude précédente de JLens qui avait évalué à 33 milliards de dollars les pertes potentielles liées à une stratégie similaire appliquée aux fonds universitaires américains. L’ADL met en garde contre les risques d’une politique de désinvestissement motivée par des considérations politiques, qui pourrait non seulement nuire aux finances publiques, mais aussi alimenter un climat de marginalisation envers la communauté juive new-yorkaise.
La méthodologie de l’étude, validée par des experts en droit et finance, repose sur l’hypothèse que les écarts de performance observés sur la dernière décennie se maintiendront dans les dix prochaines années. Cette approche souligne l’importance pour les gestionnaires de fonds de pension d’évaluer rigoureusement les implications financières des critères d’exclusion liés à des mouvements politiques. En conclusion, ce rapport met en garde contre les conséquences économiques significatives d’un désinvestissement aligné avec le BDS, appelant à une réflexion approfondie avant toute décision d’exclusion d’entreprises en raison de leur engagement commercial avec Israël.
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