Amnesty International a appelé mardi à la libération d’une journaliste syrienne et de son frère détenus en Libye depuis plus d’une semaine et accusés de donner de fausses informations à des médias étrangers, dans un communiqué publié sur son site internet.
La télévision libyenne a montré la semaine dernière des images d’un interrogatoire de Rana Al-Akbani présentée comme journaliste du groupe de médias Al-Ghad, proche de Seif Al-Islam, un fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Selon la télévision, Rana Al-Akbani aurait fourni de « fausses informations » à des médias arabes sur les troubles qui ont secoué le pays depuis le début de l’insurrection le 15 février. La chaîne n’avait pas précisé que la journaliste était en détention.
« Amnesty International lance un appel aujourd’hui pour la libération immédiate et inconditionnelle d’une journaliste syrienne et de son frère détenus en Libye depuis plus d’une semaine », a indiqué l’organisation de défense des droits de l’homme basée à Londres.
« Rana Al-Akbani, journaliste, est une prisonnière d’opinion et risque la torture », selon Amnesty.
« Des hommes armés sont entrés dans sa maison le 28 mars à 03H00, l’ont arrêté avec son frère, Hani al-Akbani, sans avancer de motif, et ont confisqué leurs téléphones portables, ordinateurs et documents », a-t-elle ajouté.
Selon Amnesty, la journaliste « détenue au secret » avec son frère, est accusée de « communiquer avec des organes de l’ennemi en temps de guerre ».
TRIPOLI, (AFP) –
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