La poursuite des constructions israéliennes en Cisjordanie n’a pas d’impact sur les garanties de prêts que les Etats-Unis accordent à l’Etat juif, dont le Trésor américain a annoncé jeudi l’augmentation.
A l’issue d’une rencontre du Groupe de développement économique mixte américano-israélien à Jérusalem, le ministère a indiqué que le total des garanties de prêts accordées par Washington à Tel-Aviv s’élevait à 3,481 milliards de dollars au 1er octobre. Cela signifie que la tranche de 333 millions de dollars de garanties supplémentaires au titre de l’exercice budgétaire américain 2010, clos le 30 septembre, a été allouée.
Washington attend « de recevoir un rapport du gouvernement d’Israël début 2011 indiquant si celui-ci a rempli en 2010 les conditions permettant le déblocage de la tranche de garanties de prêt de 333 millions de dollars au titre de l’exercice 2011 », ajoute le ministère dans un communiqué.
Ces garanties permettent à Israël d’emprunter sur les marchés à taux préférentiels en bénéficiant de la garantie de remboursement de l’Etat américain.
Les conditions mentionnées par le Trésor sont d’ordre économique. De par la loi américaine, ces garanties, dont l’Etat juif ne s’est pas servi depuis 2004, ne peuvent être utilisées pour soutenir des activités dans les territoires occupés depuis la guerre des Six Jours (1967). Les Etats-Unis peuvent les réduire « d’un montant égal au montant alloué ou estimé avoir été alloué par l’Etat d’Israël » à des activités que le président américain jugerait « incompatibles avec les objectifs » définis dans l’accord conclu avec l’Etat juif: la colonisation des Territoires palestiniens.
Le gouvernement américain a imposé des réductions à ces garanties pour la dernière fois en 2005, sous le président George W. Bush. Le gouvernement du président américain Barack Obama, qui ne cesse d’appeler Israël à la retenue en matière de colonisation, a jusqu’à présent refusé d’en faire autant.
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