Les Etats-Unis condamnent « dans les termes les plus forts l’attaque » menée par des femmes mercredi à Beyrouth contre des enquêteurs du tribunal de l’ONU chargé de l’affaire de l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri, a dit un porte-parole du département d’Etat.
Des enquêteurs du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) se sont vu empêcher l’accès à des dossiers dans une clinique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après une altercation avec des femmes.
« Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts l’attaque menée (…) à Beyrouth contre trois membres de l’équipe du Tribunal spécial sur le Liban », a indiqué mercredi soir dans un communiqué Philip Crowley.
« Cette attaque est une nouvelle tentative destinée à créer un faux choix entre justice et stabilité et à empêcher le tribunal indépendant de remplir le mandat du Conseil de sécurité », a indiqué le porte-parole. « Les efforts pour discréditer, entraver et influencer le travail du tribunal conduisent uniquement à une augmentation de l’instabilité et des tensions dans le pays et ne doivent pas être tolérés », a-t-il ajouté.
Le TSL a été mis en place par l’ONU pour enquêter sur l’assassinat en février 2005 à Beyrouth de Rafic Hariri. Un bras de fer oppose le camp du Premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre assassiné, à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d’être « politisé » et d’avoir basé son enquête sur de faux témoignages. Le mouvement chiite s’attend à ce que le TSL accuse des membres du parti d’implication dans le meurtre. Plusieurs membres du Hezbollah ont été interrogés cette année par les enquêteurs de cette instance.
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