© 2009 AFP (Ahmad Gharabli)
De nouveaux affrontements ont opposé dimanche de jeunes Palestiniens à la police dans le quartier musulman de la Vieille ville de Jérusalem, à proximité de l’esplanade des Mosquées, une semaine après des heurts similaires au même endroit.De nouveaux affrontements ont opposé dimanche de jeunes Palestiniens à la police dans le quartier musulman de la Vieille ville de Jérusalem, à proximité de l’esplanade des Mosquées, une semaine après des heurts similaires au même endroit.

Les incidents ont fait sept blessés parmi les manifestants, selon des sources médicales palestiniennes. Trois personnes ont été arrêtées, a précisé la police israélienne.

La police a d’abord bouclé l’esplanade des Mosquées –lieu sacré pour l’islam et le judaïsme, devenu une poudrière politico-religieuse– et dispersé une foule de fidèles musulmans.

Entre 150 à 200 croyants musulmans ont ensuite protesté contre cette mesure après s’être rassemblés près de la Porte Saint-Etienne (ndlr: aussi baptisée Porte des Lions), une des entrées de la Vieille ville.

« Les manifestants ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l’ordre et celles-ci les ont refoulés jusqu’à la hauteur du quartier (arabe) de Wadi al-Jozz », a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Selon un photographe de l’AFP, la police a fait usage de canon à eau et de grenades assourdissantes pour disperser les manifestants.

Un calme tendu est revenu dans la Vieille ville mais l’esplanade des Mosquées, où se trouve la grande mosquée al-Aqsa, sera fermée lundi aux touristes.

Une centaine de manifestants, pour la plupart des jeunes, ont scandé: « Par notre sang et notre âme, nous nous sacrifierons tous pour toi al-Aqsa ».

« Nous voulons prier à al-Aqsa et les autorités d’occupation nous empêchent d’entrer et d’exercer notre droit naturel », a affirmé à l’AFP un des organisateurs de la manifestation, Youssef Mukheimar.

L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a appelé la communauté internationale à « intervenir immédiatement et à porter la question de la mosquée Al-Aqsa devant le conseil de sécurité des Nations unies ».

De son côté, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a averti qu’Israël « aurait à supporter les dangereuses conséquences de toute escalade » qui « pourraient embraser la région entière ».

A Amman, l’ambassadeur d’Israël s’est vu « remettre une lettre de protestation réclamant l’arrêt immédiat des violations répétées d’Israël dans Jérusalem-est occupé et sur le site de la mosquée Al-Aqsa », selon un communiqué.

Il y a une semaine, des heurts avaient éclaté entre Palestiniens et policiers sur l’esplanade des Mosquées et dans les ruelles du quartier musulman de la Vieille ville, faisant une trentaine de blessés. Les manifestants protestaient contre l’intrusion de fidèles juifs –un groupe de touristes, selon la police– venus prier sur l’esplanade.

L’esplanade, qui abrite les mosquées Al-Aqsa et du dôme du Rocher, est considérée comme le troisième lieu saint de l’islam. Elle est aussi l’endroit le plus sacré pour les juifs qui l’appellent le Mont du Temple.

Bâtie sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne, dont l’ultime vestige est le « Mur occidental » (le Mur des Lamentations), elle se trouve dans l’enceinte de la Vieille ville historique, à l’intérieur du secteur oriental conquis et annexé par Israël en juin 1967. La communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion.

C’est une visite –perçue comme provocatrice– du chef de la droite israélienne, Ariel Sharon, sur la même esplanade qui avait déclenché la seconde Intifada, en septembre 2000, et embrasé les territoires palestiniens.

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