La famille et les proches du pacifiste italien Vittorio Arragoni, tué à Gaza par un groupe salafiste qui l’avait pris en otage, sont « bouleversés », a indiqué à l’AFP l’une de ses amies, qui a annoncé l’organisation de rassemblements à sa mémoire vendredi en Italie.
« Les personnes qui étaient proches de lui, comme moi, sont bouleversées et écrasées par la douleur », a déclaré par téléphone Maria Elena Delia.
« Aujourd’hui (vendredi) il y aura dans quelques villes italiennes (Milan, Turin, Rome, Gênes) des manifestations et des rassemblements », a-t-elle annoncé. « A Turin ce soir est organisée une lecture d’extraits de son livre », a-t-elle précisé
Vittorio Arrigoni, 36 ans, originaire de Besana Brianza (près de Milan), vivait à Gaza depuis trois ans, et avait écrit un livre, « Gaza. Restons humains » sur l’offensive israélienne « Plomb durci » contre la bande de Gaza (décembre 2008 – janvier 2009).
« Nous voulons continuer à mener des actions qui puissent maintenir l’attention sur les problèmes défendus par Vittorio, comme les droits de l’Homme des Palestiniens. Nous continuerons à transmettre son message », a encore déclaré Maria Elena Delia.
Interrogé sur l’éventuelle venue à Gaza de membres de sa famille, elle a répondu: « Sa famille a l’intention de rester ici en Italie, ils sont très éprouvés, très fatigués ».
« Nous cherchons encore à voir quelles sont les démarches à entreprendre », a-t-elle indiqué.
Le corps de Vittorio Arrigoni a été retrouvé quelques heures après l’annonce de son enlèvement jeudi, le premier d’un étranger à Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.
L’otage italien, journaliste, écrivain et militant d’ISM, a été étranglé et deux de ses ravisseurs présumés ont été arrêtés, selon un porte-parole des services de sécurité du Hamas.
ROME, 15 avr 2011 (AFP) –
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