L’Autorité palestinienne mène une politique économique qui est adaptée à l’Etat indépendant qu’elle aspire à devenir, a affirmé le Fonds monétaire international dans un rapport publié mercredi.
« Les équipes du FMI considèrent que l’Autorité palestinienne est maintenant à même de mener les politiques économiques attendues d’un futur Etat palestinien fonctionnant correctement, étant donné ses solides antécédents dans les réformes et l’édification d’institutions dans le domaine des finances publiques et de la finance », a affirmé l’institution.
Le rapport est l’évaluation économique semestrielle du représentant permanent du Fonds pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, qui a son bureau à Jérusalem.
Pour lui, l’économie palestinienne souffre de l’étau imposé par Israël.
« La reprise économique s’est poursuivie » en 2010, avec une croissance estimée à 9%, mais celle-ci « représente principalement un rattrapage par rapport à un point de départ très bas à la suite du renforcement des restrictions en 2006 ».
Israël interdit à de rares exceptions toute exportation à partir de la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste palestinien Hamas en a pris le contrôle en juin 2007. Les restrictions sur les importations sont peu à peu relâchées depuis 2010.
Dans ce territoire, le niveau d’activité économique est aujourd’hui d’environ 20% inférieur à celui de 2005, et le taux de chômage de 38%, selon les estimations du FMI.
La reprise en Palestine « ne peut pas durer sans nouvel allégement du blocus de Gaza et des restrictions aux mouvements et aux accès à la Cisjordanie », a considéré le FMI.
WASHINGTON, (AFP) –
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