La Banque Européenne d’Investissements (BEI) a investi 7 millions de dollars dans Sadara Ventures, le premier fonds de capital risques palestinien spécialisé en haute-technologie lancé mardi, a indiqué le vice-président de cet établissement.
« Notre établissement est le plus important contributeur à ce fonds de 28,7 millions de dollars. Nous avons joué un rôle d’entrainement pour convaincre d’autres partenaires tels que Google ou Cisco d’investir », a affirmé à l’AFP Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, en visite en Israël et dans les territoires palestiniens.
« Notre implication constitue une garantie que les normes et pratiques internationales les plus exigeantes avaient été respectées pour la fondation de Sadara », a-t-il ajouté.
Selon lui, le lancement de fonds de capital risque va « favoriser l’entrée des Palestiniens dans la mondialisation ».
Interrogé pour savoir si ce projet s’incrit dans les préparatifs en vue de la création d’un Etat palestinien lancés par le Premier ministre Salam Fayyad, le vice-président de la BEI s’est contenté de répondre qu’il s’agissait « d’une reconnaissance des talents palestiniens ».
« Notre banque s’inscrit dans les paramètres établis par l’Union Européenne », a-t-il ajouté.
Il a également précisé que la banque, jusqu’à présent impliquée dans le financement d’équipements, d’infrastructures, ou dans l’octroi de lignes de crédits, a l’intention de participer à l’avenir à d’autres fonds de capital risques favorisant l’émergence de start-up dans les Territoires palestiniens.
L’an dernier, le groupe privé d’investissement arabe Abraaj Capital avait annoncé à Davos (Suisse) le lancement d’un fonds d’investissement d’un montant pouvant atteindre 50 millions USD destiné à favoriser les activités des petites et moyennes entreprises (PME) dans les Territoires palestiniens.
JERUSALEM, 5 avr 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































