Deux Arabes israéliens qui étaient à bord de la flottille d’aide humanitaire pour Gaza le 31 mai ont indiqué dimanche qu’ils avaient décidé de témoigner devant une commission d’enquête israélienne chargée d’examiner les aspects juridiques de l’assaut sur le Mavi Marmara.
Ils seront les premiers militants qui étaient à bord à témoigner devant la commission dite « Tirkel », établie pour enquêter sur la légalité de l’assaut dans lequel neuf militants turcs avaient été tués.
Les deux hommes, Mohammed Zedan et Cheikh Hamad Abou Daabis, qui se trouvaient sur le pont du ferry Mavi Marmara lors de l’assaut par la marine israélienne, avaient dans un premier temps refusé de témoigner.
Le ferry faisait partie d’un des six navires du convoi pro-palestinien qui se dirigeait vers Gaza dans l’intention de briser le blocus imposé par Israël.
« La commission Tirkel m’a invité au début des auditions mais j’ai refusé et j’ai envoyé une lettre pour clarifier les raisons de mon refus », a indiqué M. Zedan à l’AFP.
« J’ai expliqué que je ne voulais pas coopérer avec cette commission car elle avait été mise en place par le gouvernement, qui est partie (prenante de l’affaire). Je considère cette commission comme vide de sens et ses recommandations comme inacceptables ». Mais les deux témoins ont finalement changé d’avis après que les autorités israéliennes leur ont fait savoir qu’ils avaient l’obligation légale de se présenter, ont-ils indiqué à l’AFP.
La commission Tirkel doit soumettre ses conclusions, ainsi que celles d’une commission militaire israélienne, à un groupe d’experts des Nations unies.
La commission a entendu le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak mais n’est pas autorisée à interroger les soldats impliqués dans l’attaque. Dimanche, le chef d’état major sortant de l’armée israélienne, le général Gaby Ashkenazi, a témoigné pour la deuxième fois devant cette commission qui l’avait déjà été entendu le 11 août. Il a répété que les soldats avaient ouvert le feu sur le Mavi Marmara après avoir été attaqués par de nombreux militants armés de couteaux et brandissant des gourdins estimant que leur vie était en péril. Il a ajouté qu’ils avaient tenté sans succès de dégager le pont avec des grenades assourdissantes, selon les médias israéliens.
« Je pense que quelqu’un qui brandit une hache en direction de votre tête représente un danger clair et immédiat, et certains soldats ont reçu des coups de hache à la tête, a-t-il ajouté, selon le rapport de l’audition.
Les militants affirment que les soldats ont ouvert le feu aussitôt après leur hélitreuillage sur le pont. A l’issue d’une enquête interne, l’armée israélienne a reconnu le 12 juillet des « erreurs » lors de la planification et l’exécution du raid meurtrier, mais elle a justifié le recours à la force.
NDLR – Il semblerait que ces deux arabes ne se soient pas présentés à l’audience de la Commission d’enquête, et que cette dépêche reste à confirmer.
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