Selon le Journal du dimanche, Sabri Essid, le « demi-frère » de Mohamed Merah, visé par une information judiciaire, aurait rejoint la Syrie accompagné de sa femme et de leurs quatre enfants. On dit prendre des mesures de protection, après la tragédie de Toulouse, puis de Bruxelles, mais, curieusement, aucun quorum juridique ne traite de ce vide abyssal, dans l’écrèmage de la crème des crèmes toulousaines…
Contacté vendredi par le JDD Article original, Olivier Corel affirme « ne plus avoir aucun contact avec ce groupe ».
« Je sais qu’Essid s’est marié et qu’il a eu des enfants, raconte-t-il, mais je ne l’ai pas revu depuis des années. » À son retour à Toulouse, Essid a tout d’abord repris une vie apparemment normale. Il a décroché un emploi dans une entreprise du bâtiment en qualité de grutier, le métier de son père. Il s’est ensuite marié religieusement. C’est Souad Merah qui aurait présenté les deux familles. Au cours de la dernière année, il aurait quitté son emploi et le couple aurait vécu des allocations de mère isolée de son « épouse ».
Pour l’état civil, le mariage n’existe pas… Depuis des mois, Sabri Essid préparait en fait son départ. Une
Á tel point que le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une information judiciaire en septembre 2013 confiée aux juges Trevidic, Poux et Le Vert, dont l’objet est d’enquêter sur les agissements d’un groupe « Artigat 2 », « susceptible de commettre des attentats sur le sol national » et d’assouvir sa soif de djihad syrien… Mais pour l’instant, comme il l’a déclaré pour Souad Merah,
Marie Christine Tabet Et Stéphane Johany – Le Journal du Dimanche Article original
dimanche 25 mai 2014.

Après la soeur, Souad Merah, le demi-frère. Selon le Journal du dimanche, Sabri Essid, serait parti en Syrie. Il a quitté le territoire mi-avril accompagné par toute sa famille. Le demi-frère du tueur au scooter vivait ans un appartement de la cité du Mirail, à Toulouse.
La famille aurait passé la frontière espagnole en bus, en direction de Barcelone. Elle aurait ensuite embarqué dans un avion en partance pour la Turquie puis aurait pris la direction de la frontière syrienne. C’est le même itinéraire que Souad Merah.
Agé de 30 ans, Sabri Essid est l’un des rares à avoir assisté aux funérailles de Mohamed Merah.
Son père s’était marié religieusement avec la mère de Mohamed.
L’homme est connu des services comme un musulman radical au casier chargé. Il a été arrêté à la frontière irako-syrienne en 2006 par les Américains. En 2009, il a purgé une peine de prison dans une affaire de mariage forcé.
Il était visé par une information judiciaire depuis septembre 2013, poursuit le JDD. Les juges Trévidic, Poux et Le Vert sont depuis cette date chargés d’enquêter sur une groupe d’une dizaine de personnes, dont il faisait partie, « susceptible de
Publié le 25 Mai 2014
Source : atlantico.fr Article original
Sabri E, ou Sabri ESSID, homme-clé de l’enquête, de la construction de Merah en tant que jhadiste, ami d’Abdlekader Merah aussi, d’abord. Sabri Essid arrêté en 2008, en Syrie, alors qu’il partait faire le Jihad en Irak. Un exemple, un modèle à suivre, à dépasser pour M.Merah. Sabri Essid, qui jusqu’à présent n’a pas été placé curieusement sous les feux de l’enquête à moins que la discrétion ait été choisie… Parce que
ESSID lui pourtant ne fait pas dans la discrétion. Il apparait au grand-jour, à l’heure des obsèques de Mohammed Merah. C’est lui qui est « à la manœuvre », qui dirige tout dans le petit cimetière du village de Cornebarrieu. Au reporter de « Paris-Match » qui l’interroge, il lâche brièvement: « je suis le demi-frère de Mohammed Merah. En fait, il est bien plus…
Si Sabri Essid, est si proche, de son ami, son « frère », Mohamed Merah, c’est qu’une longue histoire les lie. Une histoire qui n’a en rien échappé à l’époque aux services de renseignements français, ni à la Justice, pas plus qu’à l’administration pénitentiaire… Mais pourtant, aucun des éléments connus n’amèneront à l’heure du début de la série sanglante de Merah à faire appel aux hommes maitrisant le dossier sur le bout des doigts. Encore un mystère dans l’affaire.
FLASH-BACK
Au départ, c’est Abelkader Merah, le grand-frère, salafiste pur et dur, mis en examen pour complicité d’assassinats, mais qui nie tout, qui semble très lié à Sabri Essid. On est en alors en 2005. Mohammed Merah n’est qu’un ado, mais qui traine déjà dans les pattes des « grands »… Fin 2006, Sabri Essid est interpellé en Syrie, avec un albigeois , converti à l’Islam, alors qu’il s’apprêtait à passer clandestinement en Irak pour aller y faire le Jihad contre les américains. Au lendemain de leur retour, la Justice anti-terroriste dirige un
La SDAT (sous-direction nationale anti-terroriste, la même unité que l’on retrouvera en tête de gondole sur l’enquête des tueries de Toulouse, frappe à Paris, mais surtout dans la banlieue de Toulouse (quartier des Izards, de la Reynerie), et dans le paisible village d’ARTIGAT en Ariège. Ou réside celui que l’on appelle l’émir Blanc, Olivier Corel, un franco-syrien, considéré non comme un opérationnel mais un
En 2008, dans le cadre de l’enquête, le nom d’Abdelkader Merah apparait. Mais l’homme est habile. « Un vrai salafiste, champion de la dissimulation » se souvient un enquêteur de la DST. Il est inquiété, placé en garde à vue, avec Mohammed, mais aucun des deux frères ne feront pas partie des 6 personnes condamnées à Paris, pour avoir été membre de cette filière baptisée filière Artigat.
Sabri Essid lui se retrouve en prison. Et qui va demander des permis de visite pour venir le voir régulièrement? Qui va lui amener de l’argent pour cantiner? Mohammed Merah! Dès 2008 donc, le lien « quasi-officiel » entre Mohammed Merah et une filière sérieuse de « fondus du Jihad » est établi…
Le mariage religieux du père de Sabri Essid et de la mère de Mohammed Merah
Pour corser le tout, c’est Mohammed Merah qui va présenter à sa mère, alors seule, le père de Sabri Essid en 2011, à quelques mois des tueries.
S’en suivra un mariage religieux, qui ne durera pas. Mais Zoulikha Merah continuera après le mariage a se faire appeler Zoulikha Essid. C’est l’argument – un peu court- utilisé par les policiers pour dire qu’ils n’ont pas percuté immédiatement lorsque a été établi une short-list des suspects possibles des tueries dont une certaine Zoullikha Essid dont l’ordinateur avait été utilisé pour contacter le premier militaire abattu par Merah.
Ignoraient-ils ces policiers que le père de Sabri Essid a épousé religieusement également une autre mère d’un combattant du Jihad également arrêté?
De décembre 2011 à février 2012, Mohammed Mérah est dans la phase finale de sa préparation opérationnelle: C’est alors qu’il va se mettre à appeler sans cesse Sabri Essid, l’ancien candidat au Jihad, devenu une « référence ».
Il appelle aussi alors Olivier Corel, « l’émir blanc », le chef spirituel, vivant reclus dans sa maison d’Artigat, jamais arrêté, ni condamné.
Un témoin sérieux, dira aux policiers, après la tuerie, qu’il a vu ensemble Abdelkader et Mohammed Merah venir voir « l’émir blanc » quelques jours avant le début des tueries…
Nombre d’éléments, nombre d’éléments confondants, nombre d’éléments qui auraient pu, dû permettre de donner l’alerte en amont. Certains membres ou ex-membres du staff contre-terroriste ont fait le lien très vite après la mort de Merah. Ils auraient pu le faire avant s’ils avaient été associés à l’enquête, et si, question qui se pose plus que sérieusement désormais aujourd’hui, Merah n’a pas été recruté comme source ouverte, par la DCRI, après « ses voyages », ce qui par rapport au service, croyant avoir la maîtrise aurait offert au jihadiste terrifiant, à la double, triple vie, une parfaite couverture et tranquillité pour opérer sans être inquiété, et ce qui expliquerait la panique s’emparant au sein de certains services et les ratés de l’enquête, de la négociation, et de l’opération.
Frédéric Helbert
frederichelbert.com Article original
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Le départ en procession et sans encombre de la tribu Merah vers la croisade djihadiste n’étonnera qu’à moitié ceux qui se souviennent de l’exfiltration des assassins de la rue des Rosiers en 1981 ou d’Abou Daoud, organisateur du massacre de Munich en 1977. Certains hauts fonctionnaires de police entretiennent de longue date des liens glauques avec les extrémistes arabes, soit par conviction pétainiste, soit dans l’illusion de préserver le sanctuaire hexagonal.
La sœur merah va pouvoir se donner a cœur joie a la prostitution guerriere , et nous revenir enceinte pour toucher les alloc familliales .