Mon premier appel sera pour Bennett, pour qu’il forme un gouvernement national avec moi, un bloc du camp national », a dit le chef du Likoud, au bureau de votye où il est allé voter avec son épouse.
Il n’y aura pas de gouvernement d’unité avec le parti travaillsite (Union dite « Sioniste »)… C’est un parti bourré de contradictions », a t-il ajouté…
Israël : 5, 8 millions d’électeur à l’isoloir…
Elections: les Israéliens appelés aux urnes pour un vote clé
Les 5,8 millions d’électeurs risquent de ne pas connaître le nom de leur prochain PM avant plusieurs jours

Les Israéliens sont appelés aux urnes ce mardi pour des législatives très incertaines qui décideront si Benyamin Netanyahou reste ou non aux commandes du pays, confronté à des menaces sécuritaires et à de lourds défis sociaux.
Les bureaux de vote à travers ont ouvert dès 7h locales (5h00GMT) et la majorité d’entre eux fermeront leurs portes à 22h ce soir (20hGMT).
Ce scrutin est, dans une large mesure, un référendum pour ou contre M. Netanyahou, 65 ans, Premier ministre de droite depuis mars 2009.
Continuer ou non avec Netanyahou, « c’est la grande question » parce qu’il est « au pouvoir depuis si longtemps », explique Tamir Sheafer, professeur de sciences politiques. Il s’agit de « la deuxième plus longue période » d’exercice du pouvoir après David Ben Gourion, le fondateur de l’Etat d’Israël.
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Les 5,8 millions d’électeurs israéliens appelés à voter risquent de ne pas connaître le nom de leur prochain chef de gouvernement avant plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines.
Parmi les leaders des partis, Yair Lapid (Yesh Atid) doit voter à Ramat Aviv (banlieue de Tel Aviv), Netanyahou à Jérusalem et Yitzhak Herzog et Tzipi Livni dans le nord de Tel Aviv.
Contrairement à d’autres pays, les citoyens israéliens vivant à l’étranger ne peuvent voter ailleurs qu’en Israël.

Si les résultats sont aussi serrés qu’annoncé, les élections ne seront que le prélude à d’intenses tractations pour savoir si M. Netanyahou, son principal adversaire travailliste Yitzhak Herzog, ou même éventuellement un autre des 120 députés élus mardi est le mieux à même de former une coalition de gouvernement.
M. Netanyahou a admis jeudi que le risque de perdre était « réel », alors que les derniers sondages accordaient une avance de quelques sièges à la liste de centre-gauche.
Le futur Premier ministre aura une tâche hors de proportions avec les dimensions d’un Etat de huit millions d’habitants: protéger le pays contre les menaces de guerre au nord et au sud, parer les progrès du djihadisme et de l’influence iranienne, affronter l’offensive diplomatique palestinienne, faire pièce aux pressions internationales de toutes sortes, restaurer les liens avec le grand allié américain; et en même temps préserver une vitalité économique enviée, tout en combattant les disparités sociales parmi les plus grandes des pays développés.
Un faible pour les hommes forts
M. Netanyahou s’est érigé en bouclier dans un environnement régional hostile. « Ne jouons pas avec notre avenir ni avec l’avenir de nos enfants », a appelé M. Netanyahou, dont la campagne a culminé non pas à Jérusalem ou Tel Aviv, mais à Washington, où il a défié la Maison Blanche pour dire tout le mal qu’il pensait d’un éventuel accord sur le nucléaire iranien.
« Les Israéliens recherchent un homme fort (…) le prochain leader charismatique qui résoudra tous les problèmes », souligne Tamir Sheafer. « Il est certain que Herzog n’est pas encore ce leader charismatique », selon l’expert.

Jusqu’à récemment, les sondages voyaient le Likoud de M. Netanyahou, au coude à coude avec l’Union sioniste de M. Herzog et de Tzipi Livni, son alliée. Les experts accordaient à M. Netanyahou les meilleures chances de coaliser autour de son parti (le Likoud) les partis de droite et ultra-orthodoxes.
La querelle publique avec Washington, ses discours alarmistes sur la sécurité et même les polémiques sur le train de vie dans ses résidences et les agissements privés de sa femme ont longtemps permis à M. Netanyahou de couvrir les critiques de M. Herzog et Mme Livni sur le coût du logement ou la cherté de la vie, préoccupations majeures de ses compatriotes.
Mais les derniers jours ont vu l’Union sioniste augmenter son avantage. Cette avance de quelques sièges est cependant tout sauf la garantie qu’un travailliste gouvernera à nouveau Israël pour la première fois depuis Ehud Barak en 2001.
Tzipi Livni est bien placée pour savoir que, dans un système électoral qui fait la part belle aux alliances avec les petits partis, il ne suffit pas d’arriver en tête. Son parti Kadima avait remporté le plus de sièges en 2009, mais elle avait dû céder le pas à M. Netanyahu pour le siège de Premier ministre.
Moshé Kahlon, ancien du Likoud et aujourd’hui patron d’un nouveau parti de centre-droit (Koulanou), est annoncé comme le possible faiseur de roi après les élections.
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