Le 13 février 2006, Ilan Halimi, 23 ans, après avoir été séquestré, torturé et brûlé à 60%, est retrouvé agonisant près d’une voie ferrée dans l’Essonne. Il décédera pendant son transport à l’hôpital. Quinze ans après la tragédie, retour sur l’affaire du « gang des barbares » et sur les circonstances de l’assassinat de ce jeune Français de confession juive. Jacques Sebag scrute les trois erreurs policières majeures qui, selon lui, furent commises par la brigade criminelle de Paris et livre un éclairage neuf sur ce drame qui endeuille à jamais notre histoire commune.
Il y a quinze ans
Il y a quinze ans précisément. Au terme d’un pogrom à huis clos de 24 jours, de plusieurs coups de couteau à la gorge, et l’immolation qui lui enlevèrent son enfant, Ruth Halimi, la mère d’Ilan, lançait avec une dignité grave cet appel à un micro : « Je veux que sa mort serve à donner l’alerte ». J’entends encore la voix blanche et éreintée de cette mère frappée par le sort, tout juste désenfantée, et je me souviens l’état de mon esprit. J’avais beau me convaincre de prendre ses mots seulement pour une exhortation, un avertissement. Je n’y parvenais pas. Je percevais de la bouche de cette femme tout en retenue une lucidité sèche qui annonçait l’imminence d’un temps inexorable et terrifiant. Nous étions au printemps 2006. La suite, nous la connaissons. Le « canari dans la mine » n’aura pas été « un signal d’alarme », et l’assassinat d’Ilan fut le prodrome des crimes antisémites de l’École Ozar Hatorah de Toulouse, de l’Hyper Cacher de Vincennes, des meurtres de Sarah Halimi et de Mireille Knoll. Comme il l’a été également, d’une certaine façon, des attentats islamistes qui ont fait, depuis 2012, près de 300 victimes en France, dont Samuel Paty, l’instituteur décapité, et les trois suppliciés de la basilique de Nice en octobre dernier.
« On aurait pu sauver Ilan Halimi presque chaque jour… »
Quinze ans se sont donc écoulés depuis l’affaire du « gang des barbares ». Ce temps éteint n’érode pas le souvenir d’Ilan Halimi, pas plus qu’il ne nuance les erreurs affligeantes dans cette affaire de la brigade criminelle de Paris. Une affaire qui s’inscrira dans les annales policières comme une cinglante faillite. Un désastre sans précédent dans toute l’histoire du 36 quai des Orfèvres. Pour autant, rien ne pourrait affecter le poncif qu’il est toujours de bon ton de marteler : la sécurité publique reste et demeure inséparable de notre démocratie et la « police » en est l’un des garants immuables. Hommage à la crim’ qui, en 1998, alors que la peur tétanise la capitale, appréhende Guy Georges, « le tueur de l’Est parisien ». Hommage encore à cette police qui, en novembre 2013, avec une détermination acharnée et en moins d’une semaine parvient – grâce à une logistique implacable et après une traque éreintante – à interpeller Abdelhakim Dekhar, le tireur qui aurait pu faire un carnage au siège du quotidien Libération. Honneur enfin à cette police dont le travail d’enquête et la qualité remarquable du renseignement participent de façon décisive à empêcher sur notre sol les attentats terroristes. Faut-il rappeler comme autant de vies sauves et de drames humains épargnés, le chiffre si discret d’au moins 60 attentats déjoués depuis 2015 ?
Dans l’affaire Halimi personne n’ignore que les policiers ont fait preuve d’un dévouement exemplaire et d’un affairement sans répit. Il est notoire que les effectifs humains et matériels déployés furent considérables. Un dispositif qui a mobilisé jusqu’à 400 policiers. Pourtant il est certain que pas un flic de France impliqué dans cette enquête n’a rendu – ou ne rendra – carte et insigne sans être entaché par cet échec obsédant. Un échec lourd qui s’est soldé par la mort de la victime kidnappée, mais qui, dans toute l’histoire criminelle du 36, au titre des affaires d’enlèvements avec demande de rançon, reste la seule et unique personne qu’on n’a pas pu sauver. Rappelons ici haut et clair pour éviter tout malentendu que les seuls responsables de la mort d’Ilan sont ceux, et seulement ceux, qui ont commis l’irréparable.Mais, après les neuf années de terreur qui viennent d’ensanglanter la France, si nous voulons sauver ce qui peut encore être sauvé du principe séculaire du « plus jamais ça » et lui préserver quelque sens, et à tout le moins le premier « tirer leçon de l’Histoire »… Et s’il est encore, ce « principe », une exigence morale et non seulement un slogan creux en haut d’une pancarte… S’il est plus qu’une parole vaine ou galvaudée qui n’en finit pas de se complaire dans une indignation béate et stérile… Alors « plus jamais ça »
nous presse de penser l’antisémitisme-mutant et mortel qui essaime en banlieue, se banalise, et la gangrène, comme il nous somme de nous interroger sur l’aveuglement policier qui n’a pas su soustraire Ilan à ses geôliers. Si bien qu’aujourd’hui des questions ne cessent de nous hanter. Des questions sur des erreurs accablantes et qui nous ramènent invariablement à ce terrible et amer constat, énoncé par Emilie Frèche, co-auteure du livre 24 jours : « On aurait pu sauver Ilan Halimi presque chaque jour… » ! Des erreurs policières si insoutenables, tant la logique la plus élémentaire aurait permis de les éviter, qu’elles en deviennent un mystère pour l’entendement. Une « énigme policière » qui défie d’autant plus la raison que pendant ces 24 jours d’errements et d’impuissance, la très légendaire brigade criminelle de Paris est à la manœuvre. Une énigme que le procès du « gang des barbares », dont le premier volet s’est tenu en avril 2009 à Paris, n’aura pas élucidée.
Bien sûr, dans cette affaire, la police judiciaire n’aura eu d’autre choix que reconnaître ses erreurs. Aux prises avec la critique des médias, il ne lui restait, pour sauver la face, qu’une bien pitoyable formule : « Il est toujours plus aisé de refaire le film une fois qu’on en connaît le scénario et la fin ». Il est vrai que cet argument, un classique, aurait pu refréner l’ardeur des détracteurs de la PJ à condition que la cause de son échec n’ait été le fait que d’« aiguilles » dans une botte de foin et dont on aurait fini par concéder qu’elles puissent échapper même à la sagacité de l’élite de la police française. Police au demeurant la mieux disposée pour savoir qu’en matière criminelle tout se joue presque toujours sur des détails… Un cheveu, une trace de salive, un portable qui borne… Des vétilles qui confondent bien souvent l’assassin. Seulement l’échec de l’affaire Halimi n’a jamais été une question de manque de « baraka » ni de détails… Des faits lourds offraient suffisamment d’informations et de certitude pour agir avant que l’inéluctable n’advienne, à l’arrestation de Youssouf Fofana, le « cerveau » du gang. L’affaire Ilan Halimi, ce n’est autre que quarante enquêteurs zélés qui resteront les yeux rivés à trois centimètres d’un tableau, et qui seront incapables d’en déceler les clés. Pendant ces jours funestes, la police judiciaire de Paris, en même temps qu’elle cédait à une illusion collective, sombrait dans une cécité irrémissible. Comme un voile tombé sur l’immeuble du 36 quai des Orfèvres et qui, pendant 24 jours, ne sera décroché.
Si bien que du 20 janvier au 13 février 2006, ce n’est pas une vie qui a été arrachée à Ilan Halimi, mais quatre… Car trois vies, pendant trois semaines, se sont greffées à la sienne et, dans le même intervalle, se dérobaient. Vies égrenées, une à une, envolées au rythme des ratés et des manquements policiers. Comme ces personnages pixelisés des jeux vidéo – qui auront fini par pourrir la cervelle des ravisseurs –, dont chaque vie virtuelle en moins rapproche du game over, de la mort définitive. Trois vies qui sont autant de fautes lourdes policières. Trois vies qui furent trois chances béantes et autant d’occasions de mettre la main sur le « cerveau » du gang et ses recrues et de sauver la vie d’Ilan. Trois chances gâchées ou les trois vies perdues d’Ilan Halimi…
I Il y eut donc d’abord « cette » erreur commise par la brigade criminelle de Paris. Le mot « erreur » est presque une litote tant elle a eu, cette erreur, une incidence dévastatrice qui, si elle n’avait pas été commise, aurait assurément changé toute la physionomie de l’enquête. Et pourtant quand y songe, cela ne concernait finalement « qu’un nom ». Un adjectif, un qualificatif… Jamais la phrase de Camus, « mal nommé ajoute au malheur du monde », n’aura trouvé ici plus brûlante illustration. Un nom qui, pendant un mois, fut « non grata ». Un nom toisé, refoulé, muselé, contesté, escamoté, ergoté et, une fois seulement que les faits eurent parlé et que les langues se sont déliées, a pu s’affranchir de toute réserve et de toute approximation. Cette erreur, ce mot que la police française n’a pas voulu entendre, c’est : « antisémitisme ». Erreur policière si indissolublement rattachée à l’affaire du « gang des barbares » et dont le spectre omnipotent ne cesse de l’entourer. Une erreur qui a un avenir. D’autant que la judéité d’Ilan, qui fut son funeste fardeau et le désignât comme proie, aurait dû être, dans le même temps et pendant trois semaines, sa planche de salut providentielle. Ainsi, en dédaignant au crime son caractère antisémite, la police judiciaire n’enlevait pas seulement une chance précaire et momentanée à Ilan d’en réchapper, elle le privait pendant 24 jours d’une opportunité « omniprésente » de s’en sortir. En jugeant mal, la police judiciaire compromettait la réussite de l’enquête et jouait contre son propre camp. Pour peu que lors de l’instruction cette dimension criminogène eût été un instant retenue par ceux qui en avaient la charge, pour peu que le cri de la mère d’Ilan eût été entendue, on aurait soustrait Ilan Halimi de l’enfer. La maman d’Ilan ne courait pas derrière un « label » ni que l’on consente à mettre un nom sur son malheur, elle s’époumonait à nommer le mal et, d’une certaine façon, avant même qu’il soit révélé, criait le nom des assassins de son fils à l’oreille des enquêteurs. Ce mal, et pour la mémoire d’Ilan, ce n’est qu’une fois seulement son corps mis en terre qu’elle a pu ouvertement le nommer et le désigner.
Dédain du caractère antisémite du crime
Les faits ici sont têtus et imprescriptibles. Si bien qu’il n’avait pas échappé aux enquêteurs qu’au début de l’année 2005, juste un an avant l’affaire Halimi, des médecins avaient déposé une main courante pour tentative de racket et d’extorsion de fonds. Parmi eux, plusieurs portaient un nom à consonance « juive ». Fin décembre 2004, ces médecins recevaient en consultation des faux patients qui tous prétendront se prénommer : « Christophe Aubry ». Ce patient multi-têtes a fait la tournée des cabinets simulant ici une grosse fatigue, là une douleur d’articulation et en ressortait invariablement avec un arrêt de travail de complaisance en poche. Quelques jours plus tard, ces mêmes médecins étaient recontactés et, pour acheter le silence de Monsieur Aubry et ne pas être dénoncés au conseil de l’ordre, ils devaient verser des rançons allant jusqu’à 100.000€. C’est bien Youssouf Fofana dont l’identité est encore inconnue qui est déjà aux manettes avec des complicités qu’on retrouvera dans l’équipe du gang. Et si les enquêteurs ne pouvaient encore dans ce mode opératoire bien distinguer la patte de la bande de Bagneux, il était en revanche impossible qu’ils ignorent deux éléments patents qui démontraient qu’il s’agissait bel et bien du même groupe. Lors des échanges par mail entre les ravisseurs et la famille d’Ilan, comme dans l’affaire des médecins rackettés, Youssouf Fofana ne s’embarrassera ni de précaution particulière ni d’originalité. Les deux adresses mail qu’il utilisera seront à un chiffre près quasi identique : mer852@hotmail.fr et, un an après, mer855@hotmail.fr. Pas davantage de prudence pour la cabine téléphonique à partir de laquelle Fofana menacera la famille Halimi et qui sera clairement identifiée pour avoir également servi à faire chanter, un an plus tôt, les hommes en blouse blanche. Il faut ajouter à cela qu’en examinant de près le dossier de l’affaire des médecins rackettés, la brigade criminelle aurait pu y déceler un élément troublant qui, avec un peu d’audace, d’entrain, et de flair censés commander leurs investigations, il leur aurait certainement permis de faire un bond en avant dans l’enquête et s’avérer décisif. Car les « Monsieur Aubry », ces faux patients qui rendaient visite aux médecins pour se faire délivrer des arrêts de travail sous un seul et même nom, habitaient tous pratiquement à la même adresse ! Aux médecins qui la leur réclamaient pour compléter le certificat, les faux patients indiquaient le même nom de rue pour domicile. Cette adresse nous pétrifie autant qu’elle nous sidère : « Rue Serge Prokofiev… ». Le nom de la rue à Bagneux où Ilan, d’abord au n°1 puis au n°4, sera séquestré et torturé pendant 24 jours. Certes, à la décharge des enquêteurs – mais les escrocs ne seraient pas allés jusqu’à leur mâcher le travail –, ce n’est pas la ville de Bagneux qui sera associée et mentionnée sur les avis d’arrêt, mais Paris XVe et XVIe. L’une existe et l’autre pas. Seulement, c’est bien dans la captation du détail, si anodin et si imparfait soit-il, que se fait la différence entre un observateur lambda et un professionnel de l’enquête criminelle. Ainsi pourquoi cette adresse revenait-elle sur les certificats d’arrêt de travail et de façon systématique ? Pourquoi cette adresse et pas une autre ? D’autant plus que, même si le renseignement semble partiel et pauvre, livré ainsi au tout-venant, il ne demeurait pas sans risque pour les membres de cette pseudo-organisation. Pour qui connaît un tant soit peu la banlieue et l’a pratiquée, il ne s’agit pas là d’une manœuvre ni d’une bévue. Il s’agit d’un réflexe. Un automatisme béat, une habitude de quartier. Je connais ce réflexe. Il a été le mien et celui des jeunes des cités avec lesquels j’ai partagé mon adolescence. Pris en flagrant délit par des policiers ou en état d’infraction face à des agents de la RATP qui nous réclamaient nos papiers d’identité qu’on se gardait bien d’avoir sur nous, je dois bien avouer que nous donnions tous systématiquement et invariablement l’adresse de la cité, mais en s’arrangeant toujours pour à la fois ne pas livrer le bon numéro de rue et emprunter l’identité d’un voisin ou celle d’un camarade de ballon rond. C’était une pratique tellement courue dans le quartier qu’on s’en amusait jusqu’à ce que nos propres parents reçoivent l’amende ou la convocation dont ils n’auraient jamais dû être les destinataires… Pourtant, jamais ô grand jamais, il ne nous serait venu à l’esprit de donner une autre adresse que celle rattachée à la cité où nous vivions et où nous avions nos habitudes. Ces faux patients qui constitueront un an après et en partie le gang des barbares, en indiquant la rue Serge Prokofiev aux médecins, ne dérogeaient pas à cette pratique. Cette rue faisait partie de leur environnement, de leur terrain de jeu, de leur « fief », alors « nativement » ils la déclinaient.
Dans l’affaire Halimi, plus l’enquête avancera et plus le sud de Paris, les Hauts-de-Seine, et notamment Bagneux retiendront l’attention de la brigade criminelle. La ville devient même une piste géographique et commence à se démarquer dans le dossier. Pour peu qu’un des policiers en charge de l’enquête sur l’enlèvement d’Ilan Halimi l’appréhende et l’instruise en parallèle étroit avec celle des médecins rackettés. Pour peu que la rue Serge Prokofiev indiquée à répétition sur les certificats éveille quelque peu l’attention et la curiosité de la PJ… Il n’aurait pas eu de mal à dresser la liste des seulement « 3 » rues Serge Prokofiev qui existent en France : une à Paris XVIe, qui, semble-t-il, aurait été vérifiée par la police…, une dans le 91, sans importance… et la dernière… à Bagneux. L’affaire aurait été bouclée ! Il faut ajouter à cela qu’au titre de cet « antisémitisme » qui aurait dû conduire la brigade criminelle à cibler Bagneux, il y eut encore un épisode marquant avant l’affaire Halimi. Un épisode qui ne s’est produit que deux semaines avant le rapt d’Ilan et qui aurait dû constituer pour les enquêteurs un référent constant, presque un fil conducteur de l’enquête dont on n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les éléments du dossier n’ont pas été épluchés et pourquoi ils furent si mal exploités ? Le 6 janvier 2006, à Arcueil, Michaël D, de confession juive, sera lui aussi approché par une jeune femme, un appât. Et il échappera de très peu à un enlèvement perpétré par Youssouf Fofana et ses complices. Au terme d’un guet-apens, les ravisseurs le lyncheront à coups de crosse et de coups de poing américains sous les yeux de son appât en l’abreuvant d’insultes : « Sale juif », « Crève », « Youpin ». Il n’aura la vie sauve, lui, que grâce à l’alerte donnée par le voisinage. Personne n’ignore dans ce dossier que Michaël D, la veille, a déposé l’appât en voiture en bas d’un immeuble, prétendu domicile d’une amie. Il s’agissait du 175 avenue Henri Ravera, à « Bagneux » ! À moins de 500 mètres précisément de la rue Serge Prokofiev…
Ilan n’était donc pas le premier juif sur la liste macabre de celui qui se fait appeler « Oussama ». Les similitudes flagrantes dans le modus operandi, la promiscuité en date des deux affaires, et l’enlèvement d’Ilan ne pouvaient traduire qu’une montée en puissance et une escalade dans la criminalité du même groupe, et révéler par conséquent un antisémitisme stigmatisant. Quand on ajoute à cela qu’entre ces médecins rackettés, Michaël D, Marc K, un autre vendeur de portables approché par un autre appât, et enfin Ilan, le gang a progressivement et délibérément resserré sa cible autour de victimes exclusivement juives… Les enquêteurs avaient déjà là suffisamment d’éléments qui leur permettaient d’affiner et réduire leur champ d’investigation, et gagner un temps éminemment précieux.
L’instinct maternel de Ruth Halimi, que les enquêteurs n’ont pas su ou pas voulu apprécier, leur livrait pourtant bien l’une des clés de l’affaire. Si l’investigation policière s’était étoffée à partir de cet évident constat et avait retenu l’« antisémitisme » comme « piste sérieuse », elle aurait tissé des ramifications puis fait le lien direct avec des affaires récentes et concordantes qui l’auraient conduite directement dans les Hauts-de-Seine, à Bagneux, et lui aurait permis de concentrer tous ses moyens et toute son énergie autour d’une même zone géographique, d’un même territoire, d’un même quartier. Cet instinct, s’il avait été suivi, les aurait menés sans aucun doute jusque dans le local-chaufferie du sous-sol d’un immeuble où Ilan croupissait et les aurait gardés de commettre une faute aux conséquences désastreuses. Lire la suite dans laregledujeu.org
par Jacques Sebag
Ilan Halimi, en vacances en Sicile, en septembre 2005.DR
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On ne comprend pas encore à ce jour comment les enquêteurs ont pu passer à côté avec tous ces éléments, quel gâchis ! Pauvre Ilan ! qu’il repose en Paix au Gan Éden !