Le Dr. Michael Bensaadon est directeur d’une association qui assiste activement les Juifs français à immigrer en Israël (Olim), son nom est simple et sans appel : « Klita ». Bensaadon explique : « Les Juifs français qui veulent venir en Israël n’ont pas besoin d’appels publics à l’immigration, il leur faut une absorption de qualité. »
Une des plus actives des ONG israéliennes demande au gouvernement d’Israël de se préparer à une vague massive d’Alya de France à la suite des attentats de Paris samedi dernier. Bensaadon a déclaré, au sujet d’un récent rapport, que son groupe se prépare à faire face aux besoins uniques et légitimes des immigrants français qui viennent en Israël, car il prévoit une nette augmentation des chiffres.
« La prochaine escalade de l’Alya peut être prédit à la hausse à cause de la détérioration de la situation en France, comme nous le montrent les derniers sondages d’opinion réalisés parmi la communauté juive française. Pas moins de 7 000 immigrants français sont arrivés en 2014, et cette vague va encore se renforcer, » assure-t-il, en précisant que le nombre de demandes s’est soudainement accru.
Un sondage tout à fait nouveau de la communauté juive française révèle qu’environ 80% des Juifs envisagent de faire leur Alya en Israël. Tous ne franchiront probablement pas l’étape supérieure, mais le nombre signifie un changement significatif des consciences et laisse présager une énorme augmentation de l’immigration.
« Il y a environ un demi-million de Juifs en France maintenant, et un autre million qui ne sont pas juifs selon la Loi. Leur droit à l’Alya doit s’accompagner de démarches supplémentaires compte tenu de la présence d’un grand-parent ou d’un conjoint juif, mais ce groupe n’est pas compris dans le sondage et pour l’instant n’a pas l’intention de quitter la France. »
Bensaadon fait valoir que la France vit dans une atmosphère négative qui voit la fuite des jeunes à l’étranger, et pas seulement les Juifs. Cette atmosphère est créée par une situation financière instable et une crise d’identité, et pour les Juifs l’antisémitisme grandissant fait qu’ils sont confrontés à des actes quotidiens de harcèlement qui augmentent leur désir de partir.
« Israël est l’option de choix pour un grand nombre, mais sans une infrastructure adéquate pour aider leur absorption, ils peuvent se tourner vers d’autres options comme le Canada et les États-Unis. » L’organisation de Bensaadon travaille en collaboration avec l’Agence Juive et Nefesh B’Nefesh sur un rapport détaillant les besoins des immigrants français, l’éducation est le premier d’entre eux, comprenant évidemment l’emploi et la reconnaissance des diplômes.
« Nous avons reçu beaucoup de promesses et nous entendons l’appel du gouvernement israélien aux Juifs de France de rentrer à la maison, en Israël, mais nous ne voyons pas de mesures précises. »
Il a noté le modèle d’éducation testé à Netanya, où de nombreux immigrants français vivent, citant la possibilité de mettre en œuvre des programmes éducatifs qui peuvent aider l’intégration des immigrants. De même il a appelé à améliorer le processus du ministère de la Santé d’intégrer des médecins français plus facilement et plus rapidement.
Bensaadon a expliqué que maintenant, après l’attaque de l’État islamique (ISIS) à Paris, ce n’est pas le bon moment pour faire un appel à l’Alya, étant donné que cela pourrait être considéré comme insensible et pourrait nuire aux relations avec la France. Cependant, il pense qu’améliorer le processus d’absorption est un moyen plus efficace qu’encourager l’Alya, et que sans elle on peut s’attendre à un retour en France de ceux qui auront choisi de venir.
« La communauté juive de France est très sioniste, mais elle veut une intégration réussie en termes d’éducation et d’emploi, et ceux qui veulent plus d’olim doivent leur assurer une absorption de qualité. Sinon, leurs appels ne servent à rien. »
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C’est vrai qu’en Israel , le cout de la vie est anormalement elevé et contribue à un pourcentage elevé de travailleurs à la limite du seuil de pauvreté :
-Les logements sont hors de prix ( plus chers qu’en France),
-l’electromenager est hors de prix ( 60% plus cher qu’en France),
– les voitures neuves sont hors de prix ( 60% plus cher qu’en France), et les voitures d’occasions sont vendues au prix de voitures neuves vendues en France
-la nourriture est chere sur les produits de base. Par exemple , les produits laitiers comme les yaourts natures, les fromages blancs, les fromages en générale, les legumes surgelés, tout est deux à trois plus chers qu’en France .
-les loisirs : elevé . Quelques exemples: Un abonnement dans un club de sport est 20% plus cher qu’en France et une entrée dans une piscine est d’environ 50 NIS soit 12 euros si on n’a pas d’abonnement . (En France, c’est 3 fois moins cher)
Et ce qui est terrible , c’est que cette situation empire et que rien ne change alors c’est dissuasif pour tout immigrant. A moins d’etre un riche américain ou un français riche avec un bon job qui lui permettre de gagner correctement sa vie ( c’est à dire minimum 9000 NIS net soit 2000 Euros net ), un immigrant issu de la classe moyenne europeenne devra faire face à des difficultés.
Je suis un juif pratiquant français et fier d’être français ! Bien entendu, j’aime Israël !!!
Comme disait Josephine Baker, j’ai deux amours…
Faire ma Alya en Israël, oui, mais uniquement par idéal religieux !
Nous avons en France 40 mille juifs français sous le seuil de pauvreté et ils/elles sont mieux lotis en France état providence, qu’en Israël état libéral !
La vie est chère, l’immobilier est cher et les aides bien timides, en Israël.
Aucun des grands rabbins d’Israël n’a appelés les juifs de France à monter massivement en Erets Israël…
La France a aidé beaucoup d’entre nous à être avocat, professeur, médecin…
La France a aidé au financement de synagogues et autres écoles juives…
Il ne faut pas cracher dans la soupe !!!
En conclusion, si je devais partir en Israël pour répondre à un commandement religieux, cela serait non sans mal et sans douleur et sans culpabilité !
Juste un petit commentaire.
Personnellement je suis un peu âgée pour faire mon Alyah et mon Mari qui a 15 ans de plus que moi est maintenant à la retraite, avec une toute petite retraite.
La seule chose qui m’empêche pour le moment de faire mon Alyah (j’ai pourtant étudié 3 ans l’Hébreu à l’Oulpan ici, et la langue ne me fait pas peur), c’est le prix de l’immobilier !
Nous n’avons pas fini de rembourser notre crédit pour notre appartement ici, et les prix des appartements en ISRAËL ont presque triplé depuis 10 ans, alors qu’ici ils ne cessent de baisser avec la crise (30 % en moins en 10 ans).
Si l’Etat d’ISRAEL veut que tout le monde rentre à la maison, ce pour quoi je suis tout à fait pour, il faudrait peut-être réviser à la baisse les prix des appartements car tout le monde n’a pas les moyens de vivre en ISRAEL où la vie est devenue beaucoup trop chère pour nombre de FRANCAIS.
Je connais au moins 5 familles qui sont parties faire leur Alyah, et qui sont revenues car elles n’arrivaient pas à joindre les 2 bouts en ISRAEL, et ne sont donc pas arrivées à s’adapter.
C’est un problème qu’il faudrait songer à résoudre !