Un drone américain en Iran localisait les sites du programme nucléaire

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La télévision d’Etat iranienne a diffusé, jeudi 8 décembre, des images décrites comme celles d’un drone furtif américain abattu dans l’est de l’Iran la semaine dernière.

Lundi, des officiels américains avaient annoncé au Washington Post qu’un drone de type RQ-170, dit « Sentinelle », avait été perdu en Iran, et qu’il appartenait à la CIA, qui l’utilise pour des missions de surveillance. Selon le New York Times, l’engin était employé dans le cadre d’une mission renforcée de repérage et de surveillance des sites du programme nucléaire de la République islamique.

L’existence de ce type de drone est connue depuis décembre 2009, lorsqu’un modèle avait été photographié sur une base aérienne américaine en Afghanistan. Ces images avaient vallu au RQ-170 d’être surnommé « la bête de Kandahar », animal invisible hantant cette ville du Sud afghan.

« PEU ENDOMMAGÉ »

L’Iran a affirmé dimanche avoir abattu un drone américain de type RQ-170 « qui avait violé légèrement les zones frontalières de l’est du pays » et pu « s’en emparer alors qu’il a été peu endommagé ». Le Pentagone a dit n’avoir « aucune indication » que le drone avait été abattu.

La force de l’OTAN en Afghanistan (ISAF) s’était contentée d’affirmer que la trace du drone avait été perdue au-dessus de l’Ouest afghan, à proximité de la frontière iranienne. Les talibans ne disposant pas de systèmes de détection radar, le déploiement d’un tel luxe de technologie furtive paraissait disproportionné dans la région. Interrogée mercredi, l’agence de renseignement américaine s’est refusée à tout commentaire.

Le drone, une aile volante pilotée à distance, est doté de capacités furtives. Volant à haute altitude, il est dédié à la reconnaissance et à la surveillance. Le RQ-170, dont la voilure est recouverte d’un enduit permettant de réduire sa signature radar, est équipé de systèmes de communication cryptés pour pouvoir être piloté à distance. Il a déjà été utilisé dans plusieurs pays, selon le Washington Post, notamment au Pakistan, pour repérer le site dans lequel se cachait Ossama Ben Laden.

Le Monde.fr avec AFP

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