Obama : Quand l’échec ne coûte rien.

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Par Caroline Glick.

Terrorisme intérieur, Iran, Egypte, Libye, Syrie… Un déni de réalité propre aux Américains, sujets à la distorsion cognitive?

La chroniqueuse Caroline Glik s’indigne du manque de réactivité, face au Fiasco de la politique antiterroriste de la Maison Blanche, pire, en pleine connaissance de ses compromissions.

Mais, on pourrait, tout autant s’inquiéter de voir que, lorsque les critiques républicaines s’élèvent, c’est, pour Rand Paul ou John Mc Caïn, dans le sens où il faudrait, d’abord, punir les armées alliées (comme l’Egypte, actuellement) qui répriment des mouvements totalitaires, comme les Frères Musulmans. Et non pour promouvoir une politique alternative “d’assèchement du Marigot” qui fait le lit de l’Islamisme… Les Américains sont-ils devenus fous ou ne perçoivent-ils plus les dangers du monde que comme virtuels?

L’acceptation américaine passive des atteintes à la démocratie devient, alors, une loi générale du comportement occidental, orchestrant des opinions publiques apathiques ou moutonnières, qui n’auraient plus que les diplomaties qu’elles méritent (?)… Cette semaine après trois ans et demi de retard, le médecin-commandant de l’armée US Nidal Malik Hassan a enfin été mis en jugement pour avoir massacré 13 personnes et en en avoir blessé 32 à Fort Hood au Texas le 5 novembre 2009.


Nidal Malik Hassan

Hassan était un jihadiste autoproclamé. Ses documents et son courrier électronique en ont apporté une montagne de preuves : il a commis ce massacre pour l’avancement de la suprématie islamique.

Des suprématistes islamiques comme Hassan, et son premier mentor, le chef des opérations d’al Qaïda Anwar al-Awlaki, considèrent comme des ennemis tous ceux qui s’opposent à la quête de la domination mondiale par l’islam totalitaire.

Auparavant pendant et après son attaque, Hassan démontra ses motivations jihadistes jusqu’à la caricature dans ses déclarations sur les USA, l’armée américaine et les devoirs des pieux musulmans.

Mais plutôt que de croire Hassan, et donc faire justice à ses victimes, le gouvernement Obama, avec la collusion active des commandants en chef de l’armée US, ont traîné en longueur pour masques les motivations idéologiques de Hassan et donc la nature de son crime. Le jour de son attaque, le lieutenant Général Robert Cone, alors commandant en chef du IIIème corps d’armée à Fort Hood, déclara que la preuve préliminaire ne suggérait pas que le mitraillage était du terrorisme. Cone déclara cela bien que l’on sût immédiatement qu’avant qu’il ne commençât de tirer, Hassan hurla « Allahou Akbar ». Il se qualifiait lui-même de « Soldat de l’islam » (SOI) sur ses cartes de visite.

Dans un entretien sur CNN trois jours après l’attaque, le chef d’Etat Major Général de l’armée des USA le général George Casey déclara : « Notre diversité, non seulement dans notre armée, mais aussi dans notre pays, est une force. Et aussi horrible que fût cette tragédie, si notre diversité en devient une victime, je pense que là serait le pire ».

L’intensité de la participation du gouvernement Obama dans cette dissimulation devint claire en mai 2012. A cette époque, le Congrès avait introduit une clause dans la ‘Loi d’Attribution de Défense’ exigeant du Pentagone qu’il attribue la médaille ‘Purple Hearts’ (équivalent de la Médaille du Mérite Militaire) aux victimes de Fort Hood. Plutôt que d’accepter cette exigence éminemment raisonnable, qui demandait seulement au gouvernement de reconnaître la réalité, les émissaires d’Obama annoncèrent qu’il mettrait son veto à ces attributions et laisserait ainsi le Pentagone sans budget à moins que la clause ne soit retirée.

Plutôt que de qualifier l’attaque de Hassan d’attaque ennemie ou d’acte terroriste, l’administration le qualifia de cas de « violence sur le lieu de travail ». D’après cette qualification, aussi bien ceux qui furent blessés lors de l’attaque que les familles des tués se voient refuser le soutien conféré aux soldats tués ou blessés sous le feu de l’ennemi.

Dès le premier jour du procès de Hassan cette semaine, il admit qu’il a perpétré son attaque meurtrière parce qu’il est un jihadiste qui a « changé de côté » pendant la guerre. C’est-à-dire qu’il déclara à la Cour qu’il a conduit son attaque comme un acte de guerre contre les USA pour faire avancer la cause du jihad mondial.

La déclaration de Hassan montra clairement une fois encore, que dans ses efforts pour décrire ses actes comme une « violence sur le lieu de travail », le gouvernement s’engage dans une dissimulation. Son objectif est de refuser au Peuple américain la vérité sur la nature de la menace jihadiste dans leur pays.

En dehors des media conservateurs et de certains cercles du Parti Républicain, il n’y a eu aucune protestation publique contre la décision du gouvernement de masquer la nature des actes de Hassan. La passivité du public face au comportement mensonger et injuste du gouvernement est due au fait que les principaux media n’ont pas fustigé la décision du gouvernement de cacher que Hassan n’était pas un simple employé mécontent dans sa diversité botanique mais un traitre qui a agi au service d’ennemis déclarés des Etats Unis.

En l’absence de protestation publique soulevée par les media, l’administration n’avait aucune raison de modifier son comportement. Il n’a aucun élan pour reconnaître la vérité et agir en conséquence.

Il en est de même pour ce qui est de l’attaque du 11 septembre 2012 contre le Consulat des USA à Benghazi Article original. Déjà, le jour de l’attaque, il était apparent que la mission US et l’annexe de la CIA avaient été visées dans une attaque préméditée et planifiée. Un reportage diffusé de l’attaque en temps réel a montré des hommes armés attaquant le consulat avec des grenades tirées par des lance-roquettes. Ce n’était pas un acte de violence sauvage d’une foule. Les foules ne portent pas des RPG ni n’agissent de manière coordonnée. C’est-à-dire que déjà à la date de l’attaque il était apparent que ce n’était pas un acte de protestation spontanée en réponse à une vidéo anti islamique sur ‘YouTube’.

Pourtant, dès le départ, le gouvernement a couvert ce qui est arrivé. Avec la collusion des media. ‘Fox News’ a été le seul réseau important qui a approfondi l’enquête. Un ambassadeur des USA a été violé et assassiné le jour anniversaire des attaques du 11 septembre 2001. Du personnel US a été attaqué de toutes parts pendant des heures. Leurs appels au secours désespérés furent niés par le gouvernement. Et les media marchèrent dans la fiction que l’attaque était un éclat de rage spontané dû à une vidéo de You Tube que personne n’avait jamais vue.

La collusion des media était si importante que la présentatrice de CNN Candy Crowley lança un débat présidentiel quand elle prit la défense du traitement de l’attaque par Barack Obama en insérant une fausse information au milieu du débat qu’elle modérait.

L’affaire de Benghazi se prolonge de façon de plus en plus scandaleuse. Nous avons appris la semaine dernière que quelques deux dizaines de membres de la CIA étaient sur le terrain lors de l’attaque. Le gouvernement aurait dispersé ces agents opérationnels à travers les USA en les obligeant à prendre de nouvelles identités. On leur aurait interdit de parler aux media ou à des investigateurs du Congrès, et ils seraient soumis à des tests polygraphiques mensuels.

Le personnel US blessé pendant l’attaque a été caché aux investigateurs depuis l’attaque.

Ce comportement est scandaleux et sans précédent.

Pourtant, en dehors des « habituels suspects » dans les media conservateurs et au Parti Républicain, il n’y a pas de scandale. La couverture des media de cette révélation choquante est presque inexistante, et quand elle existe, le reportage est laconique, indifférent.

Là encore, l’administration se sent à l’aise pour perpétuer sa dissimulation. Comme dans le cas de Fort Hood, pourquoi être au clair s’il n’y a aucun prix à payer pour le mensonge et la dissimulation ?

Parlant des échecs fréquents des USA dans la compréhension des évènements dans les terres lointaines, Winston Churchill eut ce trait d’esprit fameux : « Nous pouvons toujours compter sur les USA pour choisir la bonne solution, après avoir épuisé toutes les autres possibilités ». Mais qu’en est-il si les autres possibilités ne sont jamais épuisées ? La collusion des media avec la fausse description par l’administration Obama des attaques jihadistes sur des cibles américaines ne donne aucun motif de confiance aux dirigeants étrangers soucieux de l’attitude nonchalante des USA envers les menaces jihadistes. En l’absence de pression publique, l’administration Obama n’à aucune raison de changer de démarche quand sa stratégie politique échoue.

Dans le cas d’Israël, le premier lieu où cet état de choses doit être internalisé concerne le programme d’armes nucléaires de l’Iran. Depuis qu’il est aux responsabilités, Obama a clamé de façon répétée qu’il ne permettra pas à l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Mais en pratique, ses actes ont mis l’Iran en capacité d’étendre largement son programme d’armes nucléaires. Du fait de sa malfaisance aujourd’hui l’Iran est arrivée au seuil d’un arsenal nucléaire. Plus que ses mots, les actes d’Obama ont montré clairement qu’il n’a aucune intention quoiqu’il arrive de conduire des frappes militaires contre les installations nucléaires de l’Iran pour empêcher son régime de développer des armes nucléaires.

Le tout dernier stratagème d’Obama pour gagner du temps est son adhésion à la fiction que le nouveau président de l’Iran Hassan Rouhani est un modéré, intéressé (et disposant nécessairement du pouvoir) pour parvenir à un accord nucléaire avec les USA qui verrait l’Iran mettre fin volontairement et de façon crédible à ses activités d’enrichissement nucléaire.

Parlant de Rouhani cette semaine, le Premier ministre Benyamin Netanyahou l’a qualifié de « loup sous un habit de mouton », et a prévenu les officiels américains et européens de ne pas se laisser prendre à son jeu. Netanyahou a aussi noté que l’Iran a augmenté ses activités nucléaires depuis que Rouhani a été élu il y a deux mois.

Mais il pourrait aussi bien garder son souffle.

L’affirmation de Rouhani – comme celle de son prédécesseur supposé modéré Mohammad Khatami et Ahkbar Hasemi Rafsanjani – est si mince qu’elle ne peut fonctionner qu’avec des gens convaincus par n’importe qui. Et de fait, l’administration Obama a été convaincue par Mahmoud Ahmadinejad. Pendant cinq années, Obama a insisté pour conduire des négociations futiles à l’évidence avec l’Iran pendant qu’Ahmadinejad – l’anti modéré – était président.

Les USA et l’Europe ne sont pas convaincus par l’Iran parce que l’Iran excelle à cacher ses vraies intentions. Ils sont convaincus par l’Iran parce qu’ils veulent se laisser convaincre. Ils veulent croire qu’ils n’ont pas à attaquer l’Iran et à renverser le régime pour l’empêcher de devenir une puissance nucléaire. Ils veulent se convaincre qu’ils peuvent apaiser l’Iran en prétendant qu’elle n’est pas un danger, exactement comme ils croient qu’ils peuvent mettre fin à la menace de terrorisme par des jihadistes dans l’armée des USA et à Benghazi en prétendant qu’elle n’existe pas.

Ils veulent croire que ces menaces peuvent être ignorées, ou apaisées. Et exactement comme Obama et ses partisans veulent écarter les actes de Hassan pour protéger la « diversité », et mettre de côté l’attaque du 11 septembre 2012 à Benghazi pour couvrir le mythe du « Printemps arabe », de même ils veulent permettre à l’Iran de parvenir au nucléaire pour protéger la sanctification de l’apaisement.

La seule chose qu’ils veulent écraser du pied est la perspective d’une frappe israélienne. Et ils ont mis le pied sur cette question depuis la décennie passée. Ce n’est pas que les USA mettent délibérément l’Iran en capacité d’acquérir un arsenal nucléaire. C’est juste que l’élite du gouvernement et des media des USA se soucient plus de protéger leur croyance dans la diversité et l’apaisement qu’ils ne se soucient d’empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

Ils se sont convaincus que la perspective d’apaiser l’Iran s’évaporera si Israël attaque les installations nucléaires de l’Iran. Ainsi nous avons vu une série d’officiels de haut rang de la défense des USA fondre sur Israël chaque fois qu’il apparaît qu’Israël planifie d’attaquer l’Iran. Nous avons une série d’anciens chefs militaires et de la sécurité israéliens ayant des liens étroits avec l’Establishment de la défense des USA déclarer devant chaque micro à leur disposition qu’Israël ne doit pas frapper l’Iran et que nous pouvons compter sur Obama pour nous protéger.

Mais nous ne devons pas croire leurs assurances ni succomber à leur pression. Obama ne choisira pas de changer son parcours. Il n’en n’a pas besoin. Aussi longtemps qu’il garde foi dans le dieu de l’apaisement, les media US le protègeront. Et aussi longtemps qu’ils le protègeront, il n’aura aucun prix à payer pour ses échecs. Aussi il les répétera.

Israël ne peut pas admettre un Iran nucléaire. Aussi Israël doit attaquer les installations nucléaires de l’Iran.

Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 08/08/2013

jpost.com Article original

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

caroline@carolineglick.com Article original

1 COMMENT

  1. Vous avez effectivement cité des dirigeants , pas un peuple ! et la liste aurait été aussi copieuse et édifiante partout ailleurs ! « Mieux vaut s’abriter en l’Eternel que de mettre sa confiance dans les grands.. » (ps 118) . Mais je sais une chose : sans le peuple américain en 45 , on n’en mènerait pas large aujourd’hui !

  2. Excellente réaction ! En effet les phénomènes de “généralisation” sont toujours condamnables et abusifs. Cependant, la fréquence au cours des siècles mêmes, des dénis américains qui procèdent le plus souvent de deux phénomènes: la naïveté ignare et la magouille hypocrite puritaine, combinées ou séparément, restent assez sidérants et trop partagés pour ne pas susciter cet énervement de Mme Glick….
    Le comportement Républicaniste et démocratiquement puritain consistant à “baiser” (fuck: si riche d’expressions) les Indiens tout au long de deux siècle de “négociations bidons”, la politique anti impérialiste contre l’Espagne pour simplement lui piquer des territoires constituant aujourd’hui un tiers des USA et la moitié de ses revenus, pétrole inclus (?) n’encline pas tellement à une tolérance démesurée à l’égard DES américains toujours complices actifs….
    Pense-t-on sérieusement que de T. Roosevelt à FDR Roosevelt, les USA ont été irréprochables?????
    Depuis ce dernier, “faux-cul le magnifique”….qui a été un bon Président?
    Pour les naïfs européens, cette fois: plusieurs…les imbéciles lâchant le lest et évitant l’affrontement courageux (sauf celui sans risque mais justifié par le désir de cesser la guerre sans aucun délai,de la Bombe A Hiroshima Nagasaki) comme Carter Clinton Ford .Pour les connaisseurs de l’Histoire AUCUN vraiment, pas même Kennedy pourtant courageux mais avec une Russie qu’il savait au fond faible….et surtout pas le dernier, vrai fiasco narcissique avant même qu’il ait agi…mais piège à cons parfait pour US obtus souvent malgré leurs IQ élevés…et Socialistes rêveurs éveillés européens….

  3. «..Un déni de réalité propre aux Américains » NON ! Caroline Glick pourrait faire un petit effort intellectuel en ne généralisant pas à toute la nation américaine les forfaitures du salopard en chef “hussein” et de la clique qu’il a réuni autour de lui . On ne jette pas l’opprobre sur tous les israéliens parce qu’on a lu les saloperies du haarets , mais hélas on le laisse pourtant continuer dans ses “dénis de réalité” …!

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