Israël a-t-il attaqué l’Iran hier à Ispahan ?

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Ispahan, lundi 28 novembre, 14h 40, une mystérieuse explosion ébranle la ville 4 heures plus tard, aux alentours de 18h 30, l’agence de presse iranienne Fars annonce qu’un centre d’enrichissement d’uranium a explosé dans cette ville située à 340 kms de Téhéran. 
Quand la nouvelle a été mise en ligne par le site internet du journal israélien Haaretz, tout le monde a pensé que Aman, le service de renseignements miltaires israéliens était responsable de cette opération spectaculaire. Mais l’Iran vit sous une dictature qui n’a rien à envier à la Syrie et depuis cette annonce tonitruante, on assiste à un cafouillage complet au niveau des sources d’information. Selon l’agence iranienne Mehr, rien ne permet d’affirmer que l’explosion s’est produite à proximité du centre nucléaire d’Ispahan. Et, à en croire, le site internet du journal iranien Farhang e-Ashti citant  »des sources bien informées », elle a eu lieu près d’une académie militaire de la ville. Cette nouvelle est reprise par plusieurs sites d’opposants iraniens en exil mais ce n’est pas forcément une garantie de crédibilité. Auparavant, une autre agence de presse iranienne, l’agence Isna, affirmait que c’était une station essence qui avait explosé.  Bref, les Iraniens cherchent la parade et on en saura plus seulement dans les jours qui viennent. Lorsque l’aviation israélienne avait bombardé une centrale nucléaire syrienne en construction, le même flou avait entouré l’opération pendant plusieurs mois. D’autant que les Israéliens n’ont pas intérêt, non plus à trop en dire. Le ministre des Renseignements, Dan Meridor, a estimé sur la radio militaire, Gaalei Tsahal,  qu’il ne fallait pas «relier chaque explosion à James Bond et à des activités des services secrets».  »Ils rencontrent des difficultés dans leur programme nucléaire, et ne sont pas arrivés jusqu’à présent là où ils voulaient en arriver », a-t-il ajouté.

Le président israélien Shimon Peres a toutefois déclaré la semaine dernière qu’ « une attaque contre l’Iran de la part d’Israël et d’autres pays est de plus en plus vraisemblable du fait du travail des services de renseignements des divers pays qui surveillent l’Iran, qui s’inquiètent et pressent leurs dirigeants  à agir car l’Iran est prêt à obtenir l’arme atomique ».

Des fuites, (probablement volontaires) sur l’imminence d’une attaque israélienne contre l’Iran ont d’ailleurs été publiées dans la presse israélienne au début du mois.  Une enquête des renseignements intérieurs (le Shin Bet) a été ouverte. L’ancien patron du Mossad, Meir Dagan (farouchement opposé à cette intervention militaire) est suspecté d’avoir volontairement transmis des informations à la presse. Mais les journalistes nagent en pleine intox’… Il est impossible, pour l’instant de savoir qui dit la vérité.

D’autant qu’Israël est déjà soupçonné d’avoir éliminé un général iranien, il y a 3 semaines.


17 personnes ont trouvé la mort dans l’explosion d’une base militaire à 40 km de Téhéran.

Parmi elles, le Général Hasan Moghaddam, qui dirigeait tout le programme de développement de missiles en Iran. Lorsqu’un journaliste de Gaalei Tsahal a demandé au ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, si Israël était responsable de l’attaque, celui-ci s’est contenté de répondre calmement : «il y a eu une explosion, et nous espérons qu’il y en aura encore beaucoup d’autres». On n’en saura pas plus du côté de Jérusalem. Mais pour le magazine Times (qui n’est pas habitué aux informations infondées et aux titres tapageurs), il n’y a aucun doute : le Mossad a réussi un coup de maître dont quasiment aucun service secret au monde n’est capable.  »Ne vous fiez pas aux Iraniens qui évoquent un accident, et ne vous étonnez pas si nous assistons à d’autres sabotages de ce type dans les prochains jours », a confié au journal un responsable haut placé d’un service de renseignement occidental. Et l’opération est très douloureuse pour les Iraniens car le brigadier général Hassan Tehrani Moghaddam était l’expert balistique numéro un des Pasdaran, les gardiens de la révolution.


Il n’aura échappé à personne que cette explosion (préparée de longue date si elle est effectivement le fait des Israéliens) a eu lieu quelques jours seulement après la publication par l’Agence Internationale Atomique (AIEA) d’un rapport accablant sur le caractère militaire du programme nucléaire iranien. A en croire le bloggeur américain Richard Silverstein, les Israéliens se sont appuyés sur le groupe  d’opposition iranien Mojahedin-e-Khalq, Et lundi 14 novembre, c’est le Washington Post qui renchérissait en affirmant qu’un plan de sabotage des installations nucléaires iraniennes était sur les rails.


Par ailleurs, l’armée Israélienne a procédé mercredi dernier au tir réussi d’un missile balistique doté d’un nouveau système de propulsion permettant d’atteindre l’Iran. Cet engin peut aisément être doté d’une charge nucléaire (qu’Israël possède depuis les années 1950).

La société israélienne est divisée sur la question de l’option militaire : 41 % des Israéliens y sont favorables. Nicolas Sarkozy, qui a réaffirmé publiquement son soutien à Israël, dans son intervention à l’issue du G20,  s’oppose, comme la totalité des membres permanants du Conseil de Sécurité, à l’option militaire. L’Iran de son côté a menacé de « punir » Israël en cas d’attaque et qu’il était « préparé au pire ». Un haut responsable des Gardiens de la Révolution affirme même que « des combats auront lieu dans les rues de Tel Aviv ».

Nathan Cahn

Street Generation.fr

2 COMMENTS

  1. chouette des combats de rue dans tel aviv,si c’est le cas j’arrive,enfin on pourra éliminer cette racaille anti israelienne,qui sortira au grand jour,au lieu comme il fut un temps ou ils foncaient en bus sur les soldats israeliens ou attaquant des civils au tracto pelle

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